Pleine lune sur NOLA
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Posté le 22/03/16, 02:16 am


Pleine lune sur NOLA
Charlie & Jefferson

J'en ai marre de me promener en veston-cravate. Pas que je sois le seul mec à être sapé comme un prince à New Orleans. J'ai spotté un gars l'autre jour avec un costume trois pièces, coupe de snob, trou au menton... Il y a un homme qui l'a interpellé en l'appelant Elijah.  Enfin, je ne l'ai pas 'spotté' dans le sens: oh le beau garçon... Je devrais lui offrir des fleurs... Ewwwwww...

Anyway, j'en ai ma claque, j'ai chaud, ça pue, est-ce que j'ai demandé à venir au monde? Comment ça je suis trop dramatique? Okay, okay, j'en viens au fait! J'ai envie d'être confortable et de faire des affaires sans avoir l'air de toujours sortir d'un magazine GQ. Les maudits pantalons de costume, il faut toujours remonter les jambes quand on s'assoit sinon on a le paquet tout compressé. C'est vrai! Je parle par expérience!

Que fait-on quand on a besoin de vêtements? Bravoooo! Je te donne un cookie! On va dans les boutiques et on achète des fringues toutes neuves. C'est ce que je fais là. Je déteste ça, mais j'ai pas envie d'engager une femme qui me dira ce que je dois porter ou non. Magasiner avec une femme, c'est pire que magasiner tout court. Sauf si elle déconne autant que nous une fois sur place. Généralement, je leur fais honte alors elles évitent de m'emmener avec elles.

Voilà, la boutique de vêtements homme qui se trouve devant mes yeux fera l'affaire. Ce que je vois dans la vitrine fait mon bonheur. Je me demande à quoi pouvait penser la personne qui a inventé l'expression 'faire du lèche-vitrine'. C'est un peu dégueu l'image que ça me donne. En plus, entre vous et moi, avec le nombre de gens qui s'écrasent le visage sur la vitre pour bien voir à l'intérieur... Sans compter toutes les traces de doigts. Non, mais les germes qu'il y a là-dessus et l'image du gars qui lèche la vitre, ça me tue.

J'entre dans la place avant de créer une obsession. Ah, des jeans! Mieux! Des jeans mous! J'en prend tout un tas et les refile à la vendeuse qui me les met dans une cabine d'essayage pendant que je cherche des pulls et des t-shirts dans un rack. Zut. J'en ai fait tomber deux. Ce n'est qu'à moi que ça arrive les foutus cintres avec les pulls avec le collet trop large qui reste jamais dessus. Je me penche pour les ramasser et les foutus pulls sont pris en plein milieu du rack par terre. J'ai la tête cachée dans le tas de vêtements avec les fesses ressorties comme une autruche. Je dois donner toute une image sympathique au reste de la clientèle... Je m'en fous. Ce n'est pas comme si j'offrais une image désagréable.

Non, mais il n'y a qu'à moi que ça arrive. J'ai une mèche de cheveux de prit dans je sais pas quoi et je n'arrive pas à me dépêtrer du rack! Un bouton ou une fermeture-éclair je paris. Ça va faire mal si je tire? Pas le choix, faut demander de l'aide je suppose.

" Hummmmmpfffff! " que je marmonne avant de saisir une paire de jambes inconnues derrière moi. J'y suis allé à tâton. Pas que je sois pervers, mais je vois rien. Bin pas pervers... Ça dépend de l'opinion de chacun. Anyway, j'ai trouvé quelqu'un pour me sauver. Yeahhhhhhhhh! Elle a les jambes douces, c'est un plus!

" Un peu d'aide, s'il-vous-plaît? C'est mes cheveux... Je boude Pedro, le coiffeur du salon au coin de la rue et là c'est eux qui me boudent en se prenant je sais pas où. "
acidbrain


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Posté le 22/03/16, 04:41 pm


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Charlie & Jefferson


Pffff. Pourquoi y'a autant de gens dans une ville, hein? Je grimace. Je suis sortie de chez moi aujourd'hui... c'est un genre d'exploit. Bon, j'exagère un peu... Un appareil en bandoulière, une appareil dans ma sacoche, je suis prête pour l'aventure. Enfin, c'est ce que je croyais jusqu'à ce que je débarque au centre-ville. Trop de monde. Des bousculades. Bruyante. Voilà mes premières impressions de la journée. Me faudrait une bulle pour me balader en ville. J'suis là en mission. J'ai une séance photo avec des abrutis demain. T'sais le genre pète-sec qui a un balai enfoncé tellement profond qu'il se rappelle même plus comment faire pour se détendre. Famille blindée de frics. Trois marmots braillards à ce que j'ai compris. Pis ils veulent une maudite série de photo toute plus coincées les unes que les autres et avec des "déguisements d'époque" pour pouvoir traverser les siècles comme leur famille l'a fait. Niaiseux au possible. Mais bon, j'viens de m'acheter une belle baraque et de toute la rénover à crédit... faut bien je paie les factures. Ma mission est donc... de trouver des accessoires. Parce que je connais les connards du genre. Peut-être que je pourrais acheter quelques foulards sympas et s'ils sont trop cons, je pourrais toujours les étrangler avec. Je ricane en ayant cette image absolument charmante en tête. Ouais, je devrais peut-être faire ça direct quand ils arrivent...  

Ah ben voilà. Un coin avec plein de boutiques. Je rentre dans la première qui passe, boutique de gars. Tiens je pourrais voir s'ils ont des chapeaux, style haut de forme. Je me retourne et là. Pleine lune. Je m'arrête. Je mate. Je penche légèrement la tête sur le côté, tiens ce petit cul me dit quelque chose. J'avance les mains, pas pour lui prendre le fessier mais pour voir comment il irait dans mes mains. POUF. Voilà c'est bon. J'ai remis ce petit cul à sa place dans ma tête. Ça peut être que lui. Bon, je peux me tromper, je suis pas experte en popotin. Même si... faut avouer que le sien je l'ai vu sous tous les angles. Ils aiment se balader à poil. Paraît que c'est pour traumatiser les voisins, moi j'pense surtout qu'il aime juste montrer son corps. Mais bon.. j'dis ça, j'dis rien. Je sors mon appareil photo et je le photographie une ou deux fois, il faut au moins faire passer ce moment à la postérité. Je devrais faire un blog de style "WTF" avec une section fesses... ça serait marrant. Je souris à cette idée pis je reste là, je me demande s'il va finir par sortir de là et ce qu'il peut bien faire avec la tête enfoncée dans les fringues, il ressemble à une autruche.

Et puis une main vient choper mon mollet dans un grognement digne d'un homme des cavernes. J'hausse un sourcil tandis qu'il me demande de l'aide et qu'il me raconte des conneries sur le soit-disant coiffeur du coin qui s'appelle Pedro. Je lève les yeux au ciel et je pose une main par fesses. Je tâte un peu. "Ça t'aide un peu ça? Je sais bien que non. Je suis pas complètement débile. Mais il va peut-être sursauter, ça serait marrant. "Je peux te filer un ciseau... La fameuse mèche qui a décidé de se venger sera éliminée comme ça." Je sais qu'il voudra pas. Il est un peu comme Johnny Bravo, il aime se regarder dans un miroir et puis ses cheveux sont aussi important que Jesse dans Full House, sauf qu'il est blond le Jefferson. Je rigole et puis pose mes genoux à terre pour glisser ma tête dans les fringues. "Salut toi. Fais plaisir de te revoir. Pis je dois dire que le premier coup d'oeil valait le coup. C'pas tous les jours qu'on rencontre quelqu'un par ses fesses." Je lui mords l'oreille, bon pas trop fort hein. Et puis je vais jouer où ses cheveux sont coincés pour le détacher de là. "Je vais te sauver, bouge pas. Bouuuuge pas, jte dis!"

acidbrain




Dernière édition par Charlie Monroe le 22/03/16, 07:02 pm, édité 1 fois
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Posté le 22/03/16, 06:59 pm


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Deux petites mains sur mes fesses, un visage qui se fraie un passage sous le rack à vêtements et un visage très connu à part ça. Il me semblait bien aussi que je reconnaissais sa voix. Elle me délivre en me chialant dessus. Je la reconnais bien là, mon p'tit bâton de dynamite. Toujours grognonne ou presque et principalement s'il y a du monde. Je souris comme un con en la regardant me déprendre les cheveux.

" Et bien! Si je m'attendais à te voir ici! " que je murmure alors qu'elle vient de me mordre l'oreille. Pas fort, hein, mais juste assez pour que j'aie un problème au niveau du pantalon de mon costume. Vivement mes jeans mous! Je finis par m'extraire de sous le rack à vêtements après quelques minutes à bouger des épaules sans vouloir faire tomber plus de pulls par terre et je tombe face à face avec la vendeuse qui me regarde avec les sourcils froncés. Elle a une pancarte en carton et un crayon feutre indélébile dans les mains. Elle retourne la pancarte une fois que Charlie et moi sommes face à elle. Je lis le message et ouvre de grands yeux.

No sex in the racks

" Êtes-vous muettes? Est-ce que c'est monnaie courante que les gens viennent procréer dans vos racks? Est-ce que vous pensez que nous ferions de beaux enfants? Seriez-vous prête à être témoin à notre mariage à Vegas? " que je la harcèle en la suivant après lui avoir tendu une pile de pulls et de t-shirts. Je pose Charlie sur mon épaule comme un homme des cavernes et me dirige enfin vers la cabine d'essayage. La vendeuse nous regarde avec un drôle d'air et ne répond rien.

" Vous avez écrit racks, mais vous n'avez rien écrit à propos des cabines! See yaaaaa! "

Je nous engouffre dans la cabine et verrouille la porte puis je vois la vendeuse entrer la tête sous la porte et hurler de ne pas faire de cochonneries.

" Elle m'aide juste à défaire ma cravate... Franchement. Ces vendeuses prudes. Maintenant sortez avant que je me déshabille et que je vous montre ma personne sous son meilleur jour. "

Je soupire, sors mon porte-feuille et lui tend cent dollars pour éviter qu'elle parte en hurlant en appelant les flics. Son sourire lorsqu'elle part enfin me démontre à quel point le monde est à l'argent. Mon sourire revient pendant que je tâte le popotin de ma compagne de cabine.

" Je ne savais pas que tu étais à New Orleans. Content de te voir! "

acidbrain


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Posté le 23/03/16, 04:00 am


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Je souris tandis qu'il arrive à se dégager et puis on finit par sortir de là. Dans le fond, ça fait plaisir de voir une face que je connais. J'suis pas fanatique du monde, mais certaines personnes sont quand même agréable à côtoyer... la plupart du temps. Je lève les yeux et voilà que je me retrouve le nez quasiment collé à une pancarte qui vient d'être écrite si on n'en croit le marqueur que la vendeuse à dans les mains. Je lève un sourcil, non mais quelle conne. Moi, je dis rien parce que je vais vite devenir vulgaire et puis Jeff tient le fort, comme on dit. Il lui pose genre milles questions à la suite en commençait par voir si elle est muette en finissant par vouloir savoir si elle voudrait pas être notre témoin de mariage. J'éclate de rire, quelle idée saugrenue. Lié sa vie à un autre être pour le reste de sa vie? Wahou. Tout un engagement. Et puis voilà... l'homme des cavernes le retour. Après le grognement voilà qu'il me charge sur son épaule. Je pousse un cri de mécontentement tandis qu'il me fourre dans la cabine d'essayage... sans mauvais jeux de mots. Il la ferme à clé après lui avoir gueulé qu'elle avait rien dit sur les cabines.

Je dis rien, ça a l'air que le Jefferson est capable de faire la conversation pour moi et pour tout le reste des clients du magasin qu'il a sûrement fait fuir d'ailleurs. J'allais ouvrir la bouche quand je vois la tête de la vendeuse passer dans la cabine par... sous la porte. NON MAIS FRANCHEMENT. J'ai presque envie de lui donner un coup de pied. Il lui envoie encore quelques vannes tandis que je fais comme il dit, je lui défais sa cravatte. De toute façon, il est mieux sans l'uniforme de pingouins. "C'est vrai que nu, c'est son plus beau style. D'ailleurs vous devriez essayer le nu... vous m'avez l'air un peu tendue, mal baisée ma ptite dame?" Quoi? Je dois me taire? Le regarde incendiaire que me lance l'idiote de vendeuse fait ma journée. Être détestée m'a jamais vraiment dérangée. Au moins, les gens me foutent la paix après... ou me vire... Mais bon, on s'y fait. Je fais mine d'empêcher Jeff de lui refiler 100$ pour qu'elle la ferme et dégage mais il est trop rapide. La garce s'en va avec un sourire.

Je secoue la tête en regardant Jeff. Un abruti, mais un abruti avec le coeur sur la main. C'est pas souvent que je suis pote avec ce genre de gens. Bien qu'il ne soit pas que ça. C'est surtout un emmerdeur fini, ça c'est plus mon genre. Il me tâte les fesses en me disait qu'il est content de me voir et qu'il savait pas que j'étais par là. "Et ouais, je mets pas à jour mon facebook aussi vite que toi... Tu devrais un peu lâcher ton cell, love. Non mais sérieux, je t'ai dit que j'avais une expo dans le coin et que je viendrais bientôt poser mes valises un bout. Et bien me voilà." Je lui fais un clin d'oeil exagéré. "J'me suis dit que j'allais te faire une surprise. Je m'attendais pas à d'abord faire face à ton joli ptit cul... ça pour sûr." Je lui mets une claque sur les fesses avant de lui offrir un baiser fougueux pour lui dire bonjour. "Et bien... bonjour... Je vois que t'es content de me voir." Et je parle pas de son sourire. Si vous voyez pas de quoi je parle, c'est que vous êtes pas assez vieux pour être dans le coin. Je savais bien que le lobe de son oreille était érogène. Je ris. "Je peux aller te chercher un peu de glace... parce que si on s'occupe de ça ici, ça va pas te coûter que 100$ et on risque de finir en garde à vue." Je pose la main sur le loquet pour déverrouiller la porte. Je suis presque sûre de retrouver la vendeuse derrière la porte.

acidbrain


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Posté le 27/03/16, 03:47 am


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Comme quoi les choses n'ont pas changés avec Charlie ni avec l'attirance que nous avons l'un envers l'autre. Attention, hein? Je ne parle pas de mariage et de promesse de pour toujours, même si mes questions à la vendeuse ont pu porter à confusion. Il ne faut pas oublier que j'ai passé mes jeunes années d'universitaire dans les années 70, là où on se permettait pas mal tout! J'aime être célibataire et profiter des différentes saveurs, même si je ne suis pas non le gigolo de la place!

Dès qu'elle me parle de glace, je sens que tout revient à la normale. Juste le fait d'imaginer ça dans mon slip me remet les idées en place. Désolé mon ange, mais ça va pas là ça... Quoi qu'il arrive!

Je ne fais que lui offrir un sourire en coin et fait signe que non de mon index. Une chance tout de même qu'elle m'a parlé de glace parce qu'avec son bisou pas très chaste, j'étais sur le point de l'emmener chez-moi pour... Ahem! Lui faire visiter mì casa... Non mais, vous pensiez quoi? Ah oui... Ça. Vous aviez raison, mais je voulais rester poli.

J'entre-ouvre la porte de la cabine et jette un coup d'oeil dans le magasin puis je me rend compte que je ne vois pas la vendeuse de tout-à-l'heure nul part. Une autre vendeuse se dirige vers moi dès que je sors de la cabine en premier pour faire semblant de sauver la vertu de Charlie. J'ai dit faire semblant. Je ne suis pas con. Ils nous ont vu entrer ensemble. Bon okay, ils m'ont vu l'emmener dans la cabine comme un homme de cro magnon.

Elle est souriante celle-là. Elle n'a pas de pancarte dans les mains. Je lui demande où est passé l'autre vendeuse et elle me dit qu'elle ne se sentait pas bien et est partie chez-elle. J'ai cet effet sur les femmes des fois. Soit je les fais chier, soit je les rend très heureuse. Ça dépend du contexte et de sa personnalité. Logique quoi.

Je refile ma pile de vêtements pas essayés et lui dis que je prend tout. De toute façon, si jamais ça ne me fait pas, ça ne m'empêchera pas de manger à ma faim. Hahahahahaha! Oui, je sais que ce avec quoi je me nourris ne me coûte rien, mais vous avez comprit. Puis vous saurez que j'aime ça de temps en temps du Mc Do! Ce n'est pas parce que je suis un vampire que je ne peux pas continuer de bouffer des cochonneries.

Je vais payer au comptoir en tenant Charlie par la taille parce que j'en ai envie. Je suis content de la voir, mais encore plus de la toucher pour me rendre compte qu'elle est là pour vrai. Je suis un tactile moi, bon! Dès qu'on sort de la boutique, je regarde aux alentours et je m'aperçois que la vendeuse à qui j'ai refilé 100 dollars se trouve en face de la boutique juste à côté et fait du lèche-vitrine en jasant avec le pire des douchebag que je connaisse comme s'ils étaient les meilleurs amis du monde. Ah, je comprend pourquoi je la trouvais chiante. Elle a des amis de merde donc un goût qui laisse à désirer. Une chance que je ne l'ai pas laissé choisir mon linge sinon Dieu sait ce qu'elle m'aurait proposé! Du léopard peut-être ou du rose à voir son pote en polo fushia avec le col tellement en V qu'on voit presque son nombril. Moumoune. J'ai envie de rire. En fait je le fais ouvertement et je pointe le con en regardant Charlie. Le gars se retourne pour voir ce qui se passe et je tombe couché par terre à me tenir le ventre.

" Du fucking auto-bronzant juste sur son visage! Hahahahahahahaha! Regarde Charliiiiiie! "


Non mais le gars! J'y crois pas. La vendeuse vient de me reconnaître et elle se pousse en courant en laissant son ami tout seul contre tous.

" Non mais check le cooooooooooon! "
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Posté le 28/03/16, 02:18 am


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Ce mec était incorrigible. L'avantage? Je connaissais les astuces pour le calmer. Preuve était fait avec la proposition de glaçon, je savais bien que j'aurais pas besoin d'aller en chercher bien que... ça doit être pas mal drôle de foutre des glaçon dans ce coin-là et de voir la réaction du gars. Peut-être une idée à creuser pour un qui me fera chier. Il ôte ma main de la poignée et ouvre lui-même la porte en un espèce de mode commando discret qui marche pas pentoute vu qu'une vendeuse, pas la même, s'approche de la cabine. Comme si y'avait quoi que ce soit à sauver dans les apparences après qu'il m'ait fichu encore une fois sur son épaule pour m'entraîner. J'me rappelle encore la première fois qu'il a fait ça, j'aurais pu le découper en rondelle, surtout que ça faisait pas une heure qu'on se connaissait. L'autre vendeuse s'est cassée, bon débarras.

Je suis Jefferson à la caisse, bon c'est pas comme si j'avais vraiment le choix vu qu'il m'emmène avec lui en gardant son bras autour de ma taille. Je lève les yeux, il est chanceux, c'est bien l'un des rares qui a le droit de me toucher autant. Dans le fond, les gens que j'apprécie, ça me dérange pas qu'ils soient tactiles. Mais ça arrive pas si souvent que ça. Lui, il est un cas à part quand même. Il achète tout, sans même avoir essayer. Aaah ces gens qui ont trop de frics.

On sort finalement de la boutique, j'allais ouvrir la bouche quand Jeff s'arrête et s'esclaffe de rire... enfin s'esclaffer n'est pas le mot. C'est un bon et solide fou rire. Il me pointe du doigt un gars et puis soudain il ne me tient plus. Il est par terre. À peu de chose près, il se roulerait par terre tellement il rit. Il se tient le ventre tandis qu'un mec ridicule en pull fuchsia et à la face orange nous regarde d'un air mauvais. Mais bon, contre un vamp et une louve, il a aucune chance le coco. Les gens s'arrêtent sur le trottoir, certains rient, certains haussent un sourcil agacé. Je prends mon appareil photo et j'immortalise plusieurs fois Jefferson avant de me retourner après qu'il l'ait exigé deux fois. Il faut avouer que c'est intense. Il a l'air d'un vrai idiot. Le orange ne sied pas à tous... surtout ceux qui savent pas mettre de l'autobronzant. J'éclate de rire à mon tour, mais il faut avouer que c'est plus Jeff qui me fait rire. Le mec en rose et orange nous fusille du regard encore et je vois la vendeuse qui se carapate aussi vite que possible.

Je lève encore une fois mon appareil pour prendre cet energumène en photo qui se met soudain à gueuler comme un putois (je sais pas d'où vient cette expression vu qu'un putois gueule pas... il envoie du gaz qui pue mais bon...)! Il nous menace d'appeler les flics et nous insulte en brandissant son poing. J'éclate franchement de rire à mon tour tellement il est ridicule. Les gens ont recommencé leurs affaires sans plus faire attention à nous, enfin surtout ne plus faire attention à l'adulte couché par terre comme un gamin de 5 ans qui rit à ne plus en pouvoir. Je lui tire la langue, prend encore une photo et range mon appareil. "Alleeeez debout gamin, c'est bientôt l'heure de ta sieste." Je souris largement ce qui atténue mon ton sarcastique. Le mec hésite entre partir et se rapprocher. Mais bon, le courage doit être avec lui, vu qu'il se décide soudainement et s'approche de nous à grand pas. "Regaaaarde... à chaque fois tu nous attires des emmerdes..." C'est pas vraiment une plainte, perso, je trouve ça drôle la plupart du temps. En fait, le seul cas où s'est pas drôle, c'est quand tu finis au poste. Ça m'est arrivé deux fois... une fois pour bagarre dans un bar et une fois pour outrage à un officier de police... Je donne un ptit coup de pied à la cuisse de Jeff et puis je pose mes mains sur les hanches prête à accueillir l'autre débile. Je le foudroie du regard. Il hésite un instant en voyant Jeff se relever, que va-t-il faire? Se frotter à une louve et un vampire ou tirer sa révérence avant de se ridiculiser encore plus?

acidbrain


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