«Je ne pensais pas cela possible.. Mais telle est la réalité.. Je t'aime !»
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Posté le 23/03/16, 07:15 pm

«Je ne pensais pas cela possible.. Mais telle est la réalité.. Je t'aime !» ♥ Feat Lyra R. Morgenstern



Les affaires, le sang, le plaisir de la chair, et tout simplement sa famille, voilà les seuls choses ayant toujours compté pour Kol Mikaelson, du moins c'était le cas. Depuis maintenant quelques temps, le jeune homme ne cessait de s'attacher de plus en plus à une femme, Lyra Morgenstern, la chasseuse avec qui il avait d'abord passé une alliance. Une alliance qui avait dérapé et avait abouti sur le début d'une relation charnelle à la suite d'une planque contre Silas. Malheureusement l'histoire ne s'arrêtait pas là, il ne comprenait pas pourquoi il était fasciné par elle, mais il savait au moins une chose, cette affection ne cessait de grandir, pour prendre des proportions inconnues pour le jeune homme. Il ne savait pas comment arrêter cela, car oui il aurait voulu arrêter, arrêter de penser à elle constamment, de sentir cet état de manque quand il ne l'avait pas vu depuis plusieurs heures, et surtout d'avoir constamment envie d'embrasser ses lèvres, non pas coucher avec elle, juste embrasser ses lèvres comme les amoureux transits.

Kol avait même failli sabordé un contrat d'un demi-million de dollars hier soir juste parce qu'il était plus concentré sur l'image de cette chère Lyra que sur la transaction elle-même, heureusement il avait rattrapé le coup au dernier moment, non pas qu'il avait besoin de cet argent, mais il préférait garder sa réputation de leader des transactions. Vu qu'il se rendait compte qu'il n'était pas au maximum de ses capacités, il avait chargé son bras droit de s'occuper des affaires à sa place, il lui faisait une entière confiance, sans doute parce que son bras droit, Gregory, était un vampire qu'il avait créé récemment et pour s'assurer de son obéissance, il l'avait hypnotisé pour qu'il suive ses ordres à la lettre et qu'il fasse tout ce qu'il lui dit. Avec Gregory s'occupant de ses affaires, il pouvait se consacrer sur retrouver un semblant de paix dans son esprit, régler le problème avec la jeune femme. Voilà pourquoi il lui avait demandé de le rejoindre le lendemain au parc de Jackson Square en lui envoyant un message disant qu'il fallait qu'ils parlent, il espérait qu'elle viendrait sans faute et qu'elle comprendrait que c'était important.

Le jeune homme s'était levé tôt le matin en question, il avait décidé qu'il fallait qu'il se vide la tête avant la confrontation avec la jeune femme. Il s'était donc mis en tenue de sport, débardeur et short, la ténue idéale pour être bien à l'aise pour courir. Il avait couru pendant trois heures sans ressentir la fatigue, l'un des bienfaits d'être l'une des créatures surnaturelles les plus puissantes, tout ce temps lui avait permis de faire le point sur ce qu'il ressentait pour la jeune femme, il avait beau ne pas y croire et ne pas vouloir l'admettre, il était clair qu'il ressentait pour elle beaucoup plus qu'une simple amitié ou un désir, mais il ne savait pas exactement de quoi il pouvait s'agir, il n'avait jamais ressenti cela pour personne. Était-il tombé amoureux de la jeune femme ? Non, cela était impossible, il n'était jamais tombé amoureux en un millénaire, alors pourquoi tomberait-il amoureux d'elle ? En plus, pourquoi tomberait-il amoureux d'une chasseuse ? La réponse ne devait pas se trouver dans l'amour, elle devait se trouver ailleurs, il ne savait juste pas où pour l'instant.

Il était rentré ensuite à la Plantation dans le but de prendre une douche et de se préparer convenablement avant de retrouver la jeune femme. Il avait choisi de se vêtir simplement mais avec classe tout de même, un jean, un t-shirt en col tunisien et bien sur une veste en cuir pour surmonter le tout et ainsi donner la touche finale à la tenue. Il avait ensuite pris soin de boire une poche de sang avant de partir, et de glisser son portable, ainsi que la fiole de sang de Lyra, qui lui servirait en cas de besoin urgent, dans les poches de sa veste. Il s'était assuré avant de partir d'être sur qu'une personne de sa fratrie était encore à la maison pour surveiller Hayley, Rebekah était encore là, donc il pouvait partir sans crainte à son rendez-vous. Il décida qu'il ne servirait à rien de prendre sa moto juste pour aller en ville, sa vitesse d'originel suffirait amplement et il y serait bien plus vite. Il prit donc la direction du grand parc dans l'appréhension et la crainte des réponses apportées lors de cette fameuse discussion.

Comme il l'avait prédit, il ne mit pas longtemps à atteindre la destination souhaitée, le fameux parc de Jackson Square. Il se rendit rapidement compte qu'il avait un peu d'avance sur l'heure de rendez-vous qu'il avait proposé à la jeune femme, cela tombait parfaitement, il pourrait ainsi réfléchir un peu plus longtemps à ce que cette chère Lyra Morgenstern représentait vraiment pour lui. Il s'assit sur un banc et commença à observer les comportements ainsi que les actions des gens autour de lui. Il vit un couple en train de promener leur chien, se tenant la main et s'embrassant quasiment toutes les minutes, mais bizarrement au lieu de le dégoûter, cela était en train de l'émouvoir. Que se passait-il dans sa tête ? Autrefois il se serait mis à rire en voyant cette situation, tandis que maintenant cela arrivait à le toucher et même à créer de l'envie chez lui. Elle l'avait changée, il ne savait pas comment elle s'y était pris, mais elle avait chamboulé quelque chose en lui, quelque chose qui l'avait changé profondément, qui avait changé sa vision de la vie. Il ne se reconnaissait même plus, lui qui avait toujours été le solitaire sans attache et sans émotions, voilà que maintenant il ressentait le manque d'une personne, qu'il ne connaissait que depuis quelques mois d'ailleurs, c'était comme si elle s'était insinué en lui et que maintenant elle changeait tout ce qu'il était. Est ce qu'il le voulait ? Il ne le savait pas, une partie de lui aurait répondu que oui et qu'il avait besoin d'elle, tandis que l'autre partie s'inquiétait juste de ce qu'il était en train de devenir et voulait arrêter tout cela. Il quitta ses pensées pour reporter son attention de nouveau sur le parc, il attendait maintenant  l'arrivée de la jeune femme, avec impatience mais avec une peur de la suite des événements toutefois.






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Posté le 25/03/16, 02:40 pm




«Je ne pensais pas cela possible.. Mais telle est la réalité.. Je t'aime !»
feat. Kol Mikaelson



En arrivant il y a quelques mois à la Nouvelle Orléans, Lyra n’imaginait pas que sa vie changerait à ce point. En premier lieu, elle avait retrouvé sa meilleure amie ici-même dans une fâcheuse posture, enceinte de l’hybride Niklaus Mikaelson. Elle ne l’avait pas jugé pour cela, au contraire, elle n’avait cessé de la soutenir du mieux qu’elle pouvait, la protégeant envers et contre tous. C’est sa seule et unique famille, celle qui lui reste de son ancienne vie, elle a besoin d’elle, sans quoi, elle serait une coquille vide. Du moins, c’est ce qu’elle pensait. La ville ne l’avait pas seulement ramenée sur les traces de sa meilleure amie, elle l’avait aussi placée sur le chemin de Kol Mikaelson. Un originel qui ne devait qu’être qu’une alliance de plus dans son projet d’éradiquer Silas, mais qui au final avait pris une place bien plus importante dans sa vie. En prise à des pulsions charnelles à son égard, elle avait tout fait pour résister à celles-ci, tout comme lui d’ailleurs. Mais au final, plus ils luttaient contre cette envie viscérale, plus le désir devenait brûlant. Un désir auquel ils avaient fini par céder lors d’une planque contre Silas. Dès lors, la chasseuse avait su que c’était mal, que céder à ses pulsions vis-à-vis de l’originel lui brûlerait sûrement les ailes tôt ou tard. Seulement il avait pris une place bien trop importante dans sa vie, elle était une addict et lui était sa drogue. Une drogue de laquelle on ne se passe pas. Si elle ne ressentait qu’un désir physique pour lui, tout irait tellement bien ; malheureusement il n’y a pas que cela, et ça, Lyra ne le savait que trop bien. Elle éprouvait des sentiments pour Kol, des sentiments qu’elle avait encore du mal à définir, mais ils étaient bien réels. Toutefois, elle ne voulait pas lui avouer qu’elle tenait à lui plus qu’elle ne le lui disait. Leur relation était purement sexuelle, en avouant de telles choses, elle briserait leur relation et ils devraient mettre fin à celle-ci, et ça, elle ne le voulait pas.

La jeune femme sortait de ses pensées quand son portable se mit à vibrer sur sa table de chevet. Se redressant sur le lit, elle s’en empara et regarda le numéro qui lui était inconnu, toutefois, elle savait déjà de qui il s’agissait. Il lui arrivait de menacer des vampires, en échange d’informations sur d’éventuelles planques de vampires, elle leur épargnait la vie. Justement, c’était l’un d’eux. Elle ne prit pas la peine de lui répondre, ni voyant pas d’intérêt, après tout, il faisait uniquement ce qu’il fallait pour ne pas se faire tuer. Elle attendait ce sms depuis tout à l’heure. C’est donc pour cela qu’elle était déjà vêtue de sa combinaison en cuir noir et de ses cuissardes. Il ne lui restait qu’à attacher ses armes à sa ceinture et dans son dos puis de glisser couteaux et pieux dans ses cuissardes. Elle avait glissé son portable dans sa poche arrière de sa combinaison puis avait enfilé son casque de motarde. Les clefs en main, elle quitta l’appartement que Kol lui prêtait pour prendre la direction du vieux carré français. Son portable toujours en mode bluetooth, elle pouvait ainsi savoir quand quelqu’un essayait de la contacter quand elle conduisait. D’ailleurs, elle fut assez surprise de voir le prénom de Kol s’afficher sur l’écran de sa moto. D’un simple contact sur le côté de son casque, elle lança la lecture vocale du sms de l’originel. Il lui disait qu’ils devaient parler tous les deux et lui donnait rendez-vous demain matin à Jackson Square. Aussitôt, le cœur de la chasseuse fit un bond dans sa poitrine. De quoi voulait-il parler ? Voulait-il mettre fin à leur relation charnelle ? En avait-il déjà marre d’elle ? Son esprit fut assailli de questions à son sujet. Elle essaya cependant de les ignorer tant bien que mal pour le combat qui approchait.

La planque était très sombre, lugubre, une odeur de viande pourri régnait dans l’air. L’informateur ne s’était pas trompé. Elle venait déjà de tuer plusieurs vampires à l’aide de son fusil à pompe et ne comptait pas s’arrêter en si bon chemin. Alors qu’elle venait de franchir une des portes la menant dans la dernière pièce, elle fut attaquée par un vampire qui se jeta sur elle, la faisant lâcher son arme au sol. Elle ne peinait pas à reprendre le contrôle de la situation, seulement ce fut cet instant que son esprit choisit pour la trahir. Une vision de l’originel lui disant qu’entre eux s’était terminé, qu’il ne voulait plus faire affaire avec elle. Son cœur se fendit à nouveau à cette image, en voyant le sourire radieux de Kol lui annoncer cela comme s’il s’en fichait. Mais elle, elle ne s’en fichait pas, elle ne pouvait pas se passer de lui, elle tenait beaucoup trop au jeune homme pour cela. Durant ce qui lui parut être une éternité dans son esprit, le vampire avait à son tour, pris les choses en main. Les crocs apparents, les yeux rouges cernés de noir, il venait de planter ses canines dans la chair de son cou. C’est la vive douleur provoquée par la blessure qui la fit sortir de ses idées sombres. Tournant le regard sur le côté, elle réalisa que son fusil n’était pas à porter de main, elle sentait déjà les forces de son être partir. Elle attrapa non sans mal le pieu dans sa cuissarde gauche, qu’elle enfonça dans le dos du vampire qui la lâcha avant de prendre la fuite. Elle aurait voulu lui courir après, seulement, elle savait que c’était trop risqué. Elle récupérait alors son fusil et fit le chemin inverse que celui effectué jusque-là. Arrivée à sa moto, elle avait sorti du coffre une petite fiole de sang de Kol, qu’elle s’empressa d’avaler. A peine les quelques gouttes avaient touchées sa langue, qu’elle sentait déjà les effets du sang sur son organisme et la plaie à son cou se refermer. Reposant son regard sur la petite fiole teintée de sang, elle s’était mise à sourire légèrement à l’idée de se dire que c’était peut être l’une des dernières choses qui allait lui rester du vampire après la discussion de demain.

Le réveil fut difficile pour Lyra qui n’avait réussi qu’à dormir que deux heures tout au plus. Elle avait passé la nuit à essayer de trouver ce qu’elle lui dirait le lendemain, à essayer de le convaincre de ne pas mettre fin à tout ceci. Qu’elle en avait besoin, que sûrement lui aussi au fond. Appuyant sa paume sur le réveil afin de l’éteindre, elle se leva de son lit sans joie aucune. D’un pas lent, elle rejoignit la douche et se glissa sous l’eau chaude qui s’écoulait du plafonnier. L’avantage quand tu couches avec un originel et que tu vis dans son appartement, c’est que celui-ci est à la pointe de la technologie. Savourant l’eau détendre ses muscles, elle préparait une dernière fois ce qu’elle lui dirait au parc tout à l’heure. Une fois sortie de la douche, elle s’empressa de se sécher, de se préparer puis de s’habiller afin de ne pas perdre de temps et surtout ne pas le faire attendre. Elle avait alors enfilé une tenue assez décontractée du moins pour elle, quand on compare avec sa tenue de cuir de chasseuse. C’est donc vêtue d’un pantalon en cuir noir, d’une petite blouse blanche et de sa veste en cuir qu’elle fila jusqu’à la cuisine pour avaler un bon café afin de finir de se réveiller. Une fois cela fait, elle jeta un œil à l’heure affichée sur son téléphone, 10h00. Elle ne devait plus perdre de temps à présent. Attrapant ses clefs et son casque, elle alla jusqu’à sa moto et partit en direction du parc.

Le parc de Jackson Square était vraiment un espace magnifique, grand, verdoyant. C’était sûrement l’un des espaces verts les plus beaux de la Nouvelle Orléans. Mais c’était surtout un endroit neutre, qui était certainement propice à des échanges sans que cela dérape, d’ailleurs, c’était certainement la raison pour laquelle Kol avait voulu qu’elle le rejoigne ici. Après s’être garée à l’entrée du parc, il ne lui avait pas fallu longtemps pour repérer le banc sur lequel l’originel était assis. Elle avait remarqué qu’il observait avec attention les passants, sûrement dans le but de s’occuper car il devait certainement l’attendre depuis plusieurs minutes à présent. Avalant une grande goulée d’air dans ses poumons, elle prit sa direction d’un pas décidé. Elle ne comptait pas mettre fin à cette relation charnelle, même si au fond, elle voudrait plus. Elle ne comptait pas tout gâcher. Elle voulait seulement lui faire comprendre que pour elle, cela comptait, ou plus précisément, il comptait.

A peine était-elle devant lui, qu’elle pouvait sentir ce parfum oriental qu’elle aimait tant, elle se mit à le regarder longuement, du moins des secondes qui lui parurent être une éternité. Il était si beau, dans toutes les circonstances. Son corps était loin de surpasser toutes les représentations qu’on pouvait faire de celui d’Apollon. Et son visage. Bon sang, elle était amoureuse de ce visage si parfait, si angélique. Certes il pouvait bien cacher derrière celui-ci son côté plus sombre, mais il n’en demeurait pas moins parfait. Perdue dans ses pensées, elle secoua la tête pour mieux se concentrer sur ce qu’elle avait à dire. Elle était face à lui, debout, les bras croisés sur sa poitrine, sûrement une posture défensive, au cas où ce qu’elle craignait était la vérité. Comme si cette barrière de ses bras pourrait suffire à ce que la jeune femme ne soit pas atteinte. Elle plongea son regard émeraude dans les pupilles sombres de l’originel et ne lui laissa même pas le temps de commencer à parler.

« Bonjour Kol… J’espère que tu vas bien. Mais avant toute chose, je voudrais que tu me laisses terminer, et après tu pourras dire ce que tu veux Kol.. ». Elle prit une seconde goulée d’air frais et reprit son discours sans pour autant quitter ses yeux. « Si tu m’as fait venir, c’est parce que comme tu l’as dit, il faut qu’on parle. Et généralement, quand on dit à quelqu’un qu’il faut qu’on parle, ce n’est jamais très bon. Or dans notre situation, je ne vois qu’une seule possibilité pour que tu veuilles qu’on parle.. Tu veux qu’on arrête notre relation parce que tu en as marre c’est ça ? Parce que tu t’es lassé de moi, de notre amitié améliorée, et que tu veux quelqu’un d’autre, d’ailleurs, tu l’as peut-être même trouvé, je ne sais pas… ». Cette idée la peina beaucoup, mais elle devait passer au-dessus, ne pas lui montrer l’affectation que cette idée avait sûr elle. Elle reprit avec quelques difficultés cependant. « Je n’ai pas envie que cela s’arrête quant à moi. Je reconnais que je tiens à toi Kol, plus que de raison. Mais c’est trop tard, je ne peux plus me passer de toi, tu es une partie de ma vie, une partie qui a pris beaucoup trop de place pour en être effacée. Je… je ne veux qu’on arrête la relation qu’on a… Je ne le veux vraiment pas. » dit-elle, la voix légèrement tremblotante, elle n’osait à présent plus le regarder de peur de voir ce même sourire qu’elle avait eu en vision cette nuit. Elle avait trop peur de voir dans le regard du jeune homme que lui n’était pas d’accord et que c’était bien cela qu’il voulait. Elle avait peur de le perdre lui aussi, d’ailleurs cette idée la terrifiait même.


by .ANGELUS



Dernière édition par Lyra R. Morgenstern le 31/03/16, 10:17 pm, édité 1 fois
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Posté le 29/03/16, 05:52 pm

«Je ne pensais pas cela possible.. Mais telle est la réalité.. Je t'aime !» ♥ Feat Lyra R. Morgenstern



Cela faisait déjà dix bonnes minutes que Kol attendait la jeune femme, assis sur un banc à observer chaque mouvement et action dans le parc. Il commençait à se demander si elle avait reçu son message, si c'était juste qu'elle avait eu un empêchement, ou si elle ne voulait carrément pas venir. Il espérait qu'il ne lui soit rien arrivé de grave, après tout le métier de la jeune femme était loin d'être sans danger et de tout repos, il ne devait pas penser à cela, elle avait démontré qu'elle était particulièrement doué dans son métier, elle devait donc se porter très bien à cet instant précis. Pour se déstresser et ne plus s'inquiéter, il se mit à imaginer la jeune femme se réveillant et se préparant pour ce rendez-vous, le visage illuminé par la lumière du jour, ses cheveux flamboyants en bataille, et son corps nu parfaitement dessiné. Il ne put s'empêcher de se mordre la lèvre à cette idée, cette image le mettait en émoi aussitôt, il trouvait la jeune femme tout simplement magnifique et plus le temps passait, plus elle comptait pour lui, même trop à vrai dire. Il pensait constamment à elle dorénavant, chaque image ou spectacle de la vie quotidienne lui faisait penser à elle, par exemple une tasse de café noir lui rappelait qu'elle ne buvait que des latte ou des cappuccino, le petit déjeuner lui rappelait à quel point la jeune femme raffolait des petits-déjeuner anglais, oeufs au bacon. Il était totalement accro à elle, même hypnotisé par elle à ce niveau-là, il avait peur de l'impact que pourrait avoir cette fascination sur lui, mais en même il ne se voyait pas stoppé cette relation, ce lien unique qui les unissait.

Comme pour le sortir de ses pensées, il reconnut le parfum de la jeune femme, ce parfum mélangeant fruits rouges et framboises, ce parfum envoûtant. Il releva la tête aussitôt et remarqua la jeune femme venant vers lui, il se mit évidemment à sourire en la voyant, elle avait cet effet réconfortant sur lui. Il ne manqua pas de l'observer comme à l'accoutumée, elle était belle en toute circonstance, ce corps si parfaitement dessiné, et moulé à l'exactitude précise dans les vêtements de la jeune femme, ses cheveux rayonnant de lumière et se balançant au fil du vent, et pour finir, son visage, ce visage pâle mais en même temps divinement hypnotique tant par sa beauté que sa fragilité. Il allait se lever et commencer à la discussion mais avant même qu'il ait pu prononcer un mot, la jeune femme ne lui laissa pas le temps et prit la parole aussitôt. Elle enchaîna les propos sans s'arrêter, sans laisser le temps au jeune homme de s'intercaler entre deux réponses. Mais de toute façon, il n'aurait pas su quoi dire car il ne comprenait déjà pas pourquoi la jeune femme pensait qu'il l'avait fait venir pour mettre fin à leur relation. Il se mit à repenser à ce qu'ils avaient fait ces derniers temps, et d'une quelconque raison qui aurait pu laissé supposer à la jeune femme qu'il voulait arrêter d'être avec elle. Il ne voyait aucun moment où il avait fait signe ou dit des propos laissant supposer cela. Et soudainement il comprit quel avait été l'élément déclencheur, c'était les propos qu'il avait dit dans le message, son choix de mots n'aurait pas pu être pire. Kol avait encore beaucoup de mal avec les expression du 21ème siècle ou même l'interprétation cachée des mots, mais il depuis sa sortie du cercueil, il avait comblé une grande partie de son retard dans toues les domaines. Et il se rappelait avoir entendu "Il faut qu'on parle !" dans plusieurs séries télévisées, et apparemment le sens caché était effectivement vouloir mettre fin à une relation. Le jeune homme se mit donc à rire en comprenant le quiproquo qui venait de se produire entre les deux jeunes gens, elle avait cru qu'il voulait arrêter leur relation, d'où cette déclaration d'entrée de jeu.

"Bonjour ma chère Lyra ! Je ne te demande pas comment tu vas car tu m'as l'air plutôt stressée mais je suis tout de même content de voir que tu vas bien ! On ne sait jamais avec ton travail !"dit-il en rigolant à moitié et en essayant de garder le plus de sérieux possible malgré la situation. Il n'en revenait pas du quiproquo qui venait de se produire, il n'avait même pas pensé une seconde à l'impact de ses mots, décidément le 21ème siècle était bien une plaie, on pouvait même plus être sur de l'interprétation de ses mots, il fallait s'y prendre à deux fois avant de sortir des expressions modifiées par le temps.

Il n'arrivait pas à s'arrêter de rigoler, à la base c'était lui qui était venu stressé à ce rendez-vous en se demandant comment il allait aborder le sujet de leur relation, et enfin de compte, par mégarde, il avait rendu la jeune femme encore plus stressée pour le rendez-vous que lui. Il aurait sans doute dû l'appeler pour convenir de cette rencontre, mais il avait eu peur que la jeune femme lui demande des renseignements au téléphone, or il ne savait même pas lui-même ce qui allait déboucher de la discussion d'aujourd'hui. Maintenant qu'il était en présence de la jeune femme, il était bien plus stressé que tout à l'heure, et toute sa réflexion qu'il avait l'intention de dévoiler aujourd'hui s'effaçait de sa tête rapidement. Qu'était-il censé lui dire ? Il espérait qu'elle ressente la même chose que lui, c'est à dire qu'elle ressente cette obsession pour lui, que chaque jour son affection pour lui grandisse et qu'elle ne cesse de penser à lui. C'était fou de se dire que pendant tout un millénaire, le jeune homme n'avait jamais eu aucun problème de ce genre, qu'il n'avait jamais été fasciné par quelqu'un et qu'il avait pu faire ce qu'il voulait. Et maintenant, en seulement quelques mois, depuis qu'il avait décidé de changer et de prendre les choses à plus coeur, il se retrouvait avec une soif de sang rebelle, il était dans des plans de toute sorte pour aider sa famille, et pour finir il était obsédé par une femme, une chasseuse qui plus est. Il était tiraillé partout dorénavant, et parfois il regrettait d'avoir voulu faire des efforts pour changer, autrefois il était libre comme l'air, tandis que maintenant il avait des obligations envers beaucoup trop de personnes, des personnes comptant beaucoup trop sur lui.

"Mea culpa.. Comme tu le sais, je suis sorti du cercueil il n'y a même pas deux ans encore donc il faut comprendre que les codes cachés dans les expressions du 21ème siècle me sont très flous pour l'instant ! Ce que je veux dire, c'est que mon message n'avait pas pour interprétation ce que tu as cru, je désirais seulement parler, de nous pour être précis ! Je suis donc désolé de t'avoir fait peur et de t'avoir fait stressée pour rien, je ferais plus attention à l'avenir ! Oui je dis avenir, car je n'ai nul intention de vouloir stopper notre relation, je n'y ai même jamais pensé à vrai dire !". Il espérait avoir réussi à la rassurer pour qu'elle puisse retrouver son calme et que la discussion puisse commencer dans les meilleures conditions possibles.

Maintenant qu'il avait réglé cela, il allait devoir attaquer la partie la plus difficile de cette fameuse discussion, il allait devoir entamer le sujet sans toutefois se montrer trop vulnérable aux yeux de la jeune femme, il ne voulait surtout pas se dévoiler devant elle alors qu'elle ne serait pas sur la même longueur d'onde que lui, car sinon elle pourrait lui piétiner le coeur facilement et le briser de l'intérieur. Kol avait ressenti la douleur du coeur une seule fois dans sa vie, et ce n'était pas pour une histoire d'amour, c'était lorsqu'il avait vu son frère Niklaus porter le corps inerte de leur petit frère Henrik, ce jour-là Kol s'était senti sombrer dans un gouffre, comme si plus rien ne le raccrochait à la réalité, il refusait de revivre cela. Surtout qu'il savait par le biais de sa famille, que les peines de coeur faisaient bien plus mal que toutes les autres, or dans sa situation actuelle, c'était comme si il se baladait sur un fil de rasoir avec le monstre sanguinaire qu'il était autrefois attendant qu'il tombe, donc une peine de coeur le ramènerait irrévocablement vers ses mauvais penchants et son côté meurtrier. Il allait devoir être subtil et amener la jeune femme à se dévoiler en première, de manière à ce qu'il sache si lui aussi il doit se dévoiler ou non. Il espérait qu'elle serait moins méfiante que lui et que si elle ressentait effectivement plus que de l'amitié pour lui, elle lui dirait sans hésiter. Du moins au vu de son caractère têtu, il savait bien que cela ne serait pas aussi simple et qu'elle résisterait un temps du moins pour ne pas être vulnérable devant lui. Il sortit de ses pensées, bien conscient qu'il ne servirait à rien de tourner le problème dans tous les sens plus longtemps dans sa tête, il prit donc son courage à deux mains et plongea son regard dans les beaux yeux verts de la jeune femme.

"Comme je l'ai dit, je voulais parler de nous.. Par où commencer ! Nous sommes passés par beaucoup de stades toi et moi, alliés, copains, amis, et enfin amis améliorés.. Mais je sens, je peux même dire que je sais, qu'il y a beaucoup plus que cela entre toi et moi ! Je sais que tu la ressens comme moi, cette connexion qui nous unit, comme si on pouvait chacun lire dans l'esprit de l'autre sans problème, comme si, si on était séparés chacun à l'autre bout de planète, on arriverait à se retrouver sans problème ! Je ne sais pas ce qu’elle est exactement, mais je sais que je pense constamment à toi, chaque minute de la journée, je vois ton image partout et je ne rêve que de toi, et pour finir tu en viens même à me manquer après seulement quelques heures ! Tu as pris une grande place dans mon coeur Lyra Morgenstern, une place qui était normalement réservée uniquement à ma famille !"dit-il en ne quittant pas du regard les yeux de la jeune femme, il voulait lui prouver par cette intensité du regard qu'il pensait chaque mot qu'il disait. Il se demandait comment la jeune femme allait réagir, et surtout ce qu'elle allait répondre, il était impatient d'entendre ses propos. Il voulait savoir si elle le voyait seulement comme un ami ou si elle était comme lui, pris dans une spirale qui l'empêchait de contrôler ses pensées et ses émotions.






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Posté le 31/03/16, 11:45 pm




«Je ne pensais pas cela possible.. Mais telle est la réalité.. Je t'aime !»
feat. Kol Mikaelson


Vous est-il déjà arrivé d’être stressé à un point inimaginable ? Au point où vous avez l’impression que votre monde va s’écrouler si vos prédictions sont vraies. Et bien c’est exactement ce que ressentait Lyra depuis qu’elle avait reçu le sms du jeune homme. Elle craignait la conversation qu’il voulait avoir avec elle, une conversation qui ne s’annonçait pas pour le mieux, loin de là même. Quand on vous dit qu’il faut qu’on discute, cela ne présage rien de bon. Autant dire que la peur que cela soit réel tiraillait la jeune femme. Elle avait peur que Kol veuille cesser leur relation d’amis améliorés, qu’il veuille passer à autre chose et la laisser. Si elle avait peur à ce point, c’était parce qu’elle tenait à lui presque autant qu’à Hayley, sa meilleure amie. C’est pour dire la place importante qu’il avait pris en peu de temps dans le cœur de la chasseuse. Il était devenu sa drogue, le centre de ses pensées. Elle tient à lui plus qu’elle ne le devrait, ça, elle le savait. Mais c’est plus fort qu’elle, elle le veut, elle le désire, ne pense qu’à lui jour et nuit. Il est devenu une drogue qu’elle veut s’injecter chaque jour que Dieu fait, dans les veines. Et aujourd’hui, elle craignait qu’on lui ôte la seule drogue à laquelle elle tient. Autant dire qu’elle ne pouvait qu’être que très stressée dans une telle situation.

Dès lors qu’elle eut fini son discours, Kol se mit à rire sans plus s’arrêter. Une moue s’afficha sur le visage de la jeune femme, se moquait-il d’elle ? Etait-elle si ridicule que cela ? Peut-être même il se moquait d’elle de s’être autant dévoilée car lui ne le pensait pas. Une vague d’inquiétude et de tristesse envahit alors la jeune chasseuse, se disant alors qu’elle n’était peut-être qu’une moins que rien. Mais quand il ouvrit enfin la bouche pour parler, elle comprit de par ses mots qu’elle faisait fausse route. Il trouvait seulement drôle le fait qu’elle soit si stressée et surtout qu’elle ait cru une telle chose. Son sourire vint aussitôt illuminer son visage, bien que le stress fût toujours là au fond d’elle, se demandant bien ce qu’il voulait alors dire par parler. « Désolée pour cela.. En effet j’étais stressée, j’avais peur, enfin tu connais la suite maintenant.. Et ne t’en fais pas pour moi, je vais toujours bien. ».

Les paroles qui avaient suivi avait fini de la rassurer pleinement. Elle oubliait parfois qu’il ne venait pas de ce siècle, et surtout n’avait pas eu la chance de le vivre malgré son statut d’originel. Elle s’était alors rapprochée du jeune homme, le sourire aux lèvres et vint déposer un délicat baiser sur sa joue droite, avant de plonger son regard dans le sien, un regard bienveillant. Sa main venait caresser la joue du jeune homme tandis que sa voix se fit plus douce. « Tu n’as pas à t’excuser de cela Kol. Ce n’est pas de ta faute si tu n’as pas eu la chance de vieillir en même temps que ce dernier siècle.. Ne t’excuses jamais pour des choses dont tu n’es pas responsable, d’accord ? Puis s’il n’y a que cela, je t’apprendrais à comprendre nos expressions étranges. » Elle avait légèrement rigolé avant de se mettre à parler plus sérieusement, ne quittant pas pour autant son regard ténébreux. « Puis maintenant que je sais que tu ne veux pas me laisser derrière toi, que je ne peux qu’aller mieux Darling. »

Elle avait écouté chacun des mots qui sortaient de la bouche de l’originel, tout en ne quittant à aucun instant ce regard pénétrant. Son regard avait toujours eu ce don, un don captivant. Pourtant, même s’il ne pouvait pas user de l’hypnose sur elle, c’était tout comme. Elle était captivée par ce regard profond, ses pupilles sombres. Elle n’était donc pas la seule à ressentir des choses plus forte qu’une simple amitié. Mais était-ce la même chose qu’elle ? Car au fil des semaines, Lyra avait dû se rendre à l’évidence, elle n’avait pas tenue sa part du marché. Elle n’avait pas réussi à exclure la part sentimentale de leur relation. Elle s’était attachée à lui un peu plus chaque jour que Dieu fait. Il s’ancrait un peu plus au fond de son cœur à chaque fois qu’elle le voyait. Il lui devenait de plus en plus indispensable, au point où à présent, elle ne s’imaginait pas loin de lui. Etait-ce de l’amour ? Peut-être, sûrement même. Mais ça, elle ne pouvait pas lui dire. Car même s’il était en train de lui dire qu’il tenait énormément à elle, il ne l’aimait pas. C’était sûr, il l’avait dit lui-même, il n’était jamais tombé amoureux, alors pourquoi le serait-il d’elle ? Autant dire que c’était impossible. Et pour cette raison, elle ne le lui dirait certainement pas, préférant garder ce secret pour elle afin de ne pas avoir le cœur piétiné. Elle ne voulait pas qu’il lui brise le cœur, elle ne le supporterait pas. Car elle n’avait pas ressenti quelque chose d’aussi fort depuis longtemps. C’était peut-être paradoxal, mais il parvenait à la faire vivre, à la faire vivre comme jamais elle n’avait vécu. Quand il exposa le problème comme une connexion, elle ne put s’empêcher de sourire en imaginant la chose comme des âmes-sœurs. Ce qui la faisait sourire, c’était le fait que d’une part, cela n’existait pas, et de l’autre, il ne serait jamais amoureux d’elle, autant dire que cela était ridicule à un point extrême. Même s’il était vrai qu’ils avaient cette connexion entre eux, une connexion qui les avait rapprochés et les faisait rester proches sans pouvoir se séparer, tels des inséparables. Il était en quelque sorte, une part d’elle-même qui ne quittait jamais ses pensées. A chacun des moments de la journée, elle pensait à lui, à son visage, son sourire, sa voix si délicieuse à entendre. Elle était complètement éprise de lui, il n’y avait aucun doute. Mais pour lui, c’était très certainement de la fascination, cela créait donc ces symptômes presque identiques aux siens.

« C’est peut être idiot, mais j’ai pensé la même chose que toi. J’ai cette impression au plus profond de mon être qui me dit où tu es, qui me permet de savoir quand tu vas bien ou non. Une sorte de petite voix qui me souffle que tu vas bien quand parfois je m’inquiète.. Car oui, il m’arrive de m’inquiéter pour toi… Bon d’accord je reconnais, c’est même souvent. » Elle se mit à rigoler légèrement, voulant un peu le détendre car la situation était des plus tendues bien malgré eux. A croire qu’une simple discussion les angoissait tous deux comme des adolescents. « Plus sérieusement, tu n’es pas le seul à ressentir de telles choses. Je me surprends souvent à penser à toi, à m’imaginer ce que tu peux bien être en train de faire. Je sens le manque de toi dès lors que je suis loin de toi trop longtemps, comme si tout mon être ne voulait qu’une seule chose, c’est être à tes côtés.. Cette place que tu cites, tu as la même dans mon cœur. Une place d’où tu ne peux plus être ôté, comme si tu avais noté ton nom à l’encre indélébile. ». Elle avait repris cependant son sérieux pour la suite de la conversation, sans jamais rompre leurs regards.

Devait-elle lui dire ses sentiments profonds ? Devait-elle lui avouer qu’elle était amoureuse de lui ? Elle en avait l’envie, elle voulait savoir ce qu’il en pensait. Mais au fond, il y avait cette petite voix qui la torturait, qui lui rappelait qu’il était immortel, qu’il avait une longue vie devant lui, connu pleins de femmes dans son passé et en connaîtrait plein d’autres, qu’elle, elle vieillirait. Puis, pourquoi serait-il amoureux d’elle ? Qu’est-ce qui l’empêchait de rire à une telle annonce, rien ? Elle serait bien crédule de penser que lui aussi pouvait être amoureux d’elle. Du moins, c’était ce que lui criait sa petite voix intérieure. Une voix qui lui brisait d’elle-même ce petit cœur frêle à l’intérieur de sa poitrine. Un cœur qui ne demandait pourtant qu’à battre pour l’originel. Ce que cette voix avait réussi à faire, c’était de faire sentir un profond élan de tristesse au fond de la jeune femme, l’empêchant de soutenir le regard du vampire plus longtemps, laissant ses yeux s’humidifier quelque peu.

Elle ne voulait pas faillir devant lui, lui montrer qu’elle est faible. Elle s’empressa de reprendre le contrôle de son corps, évacuant bien vite l’envie de pleurer qui l’avait prise plus tôt. Un léger sourire s’afficha sur son visage de porcelaine, tandis que son regard se faisait toujours fuyant. « Tu voulais dire autre chose à propos de nous ? » Sa voix se fit tremblante, elle avait peur qu’il ait remarqué son hésitation, cet élan de tristesse. Il l’avait à coup sûr remarqué, mais elle se confortait dans l’idée qu’il ne le lui dirait rien. Elle avait peur de devoir lui dire ses sentiments les plus profonds et qu’ils ne soient pas partagés.


by .ANGELUS

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Posté le 02/04/16, 06:01 pm

«Je ne pensais pas cela possible.. Mais telle est la réalité.. Je t'aime !» ♥ Feat Lyra R. Morgenstern



Dès lors que la jeune femme comprit la raison du fou rire du jeune homme, elle se mit à afficher un grand sourire sur son visage. Par mimétisme ou pour autre chose, Kol se mit à faire de même en souriant grandement lui aussi, il devait avoir l'air bêta actuellement mais il s'en fichait, il la trouvait tellement belle quand elle souriait, il aurait voulu que ce moment dure des heures, qu'il puisse rester à l'admirer comme ceci. Parfois il en venait à se demander comment les autres personnes voyaient la jeune femme, il avait bien compris qu'elle était spéciale pour lui et que de ce fait il ne la voyait pas comme les autres, c'était soit cette raison-là ou soit alors elle était aussi belle qu'un ange, car lui quand il la voyait, il avait l'impression de la voir rayonner. Une partie de lui aurait voulu le tuer à cet instant précis pour ne serait-ce qu'avoir cette vision d'elle, avoir la vision d'un amoureux transit. Amoureux transit ? Était-ce vraiment cela qu'il ressentait pour la jeune femme ? Non, il ne fallait pas laisser ces pensées s'insinuer dans sa tête, l'amour était une faiblesse, il l'avait toujours pensé, pourquoi est ce que cela changerait maintenant ? Et surtout pourquoi est ce que ce serait elle qui provoquerait ce changement ? Il fallait arrêter de se voiler la face, il ressentait bel et bien des sentiments pour la jeune femme, des sentiments amoureux. Il n'avait jamais ressenti, il ne savait même pas comment il fallait s'y prendre, et surtout comment elle réagirait à la déclaration du jeune homme.  

Il resta bouche bée devant les mots qu'elle venait de prononcer, elle était la première personne en un millénaire à enfin comprendre qu'il n'avait jamais rien fait pour mériter les dagues, qu'il avait juste voulu vivre sa vie et qu'on l'en avait empêché. Bizarrement il passait toujours pour le méchant dans son histoire, pourtant c'était bel et bien Nik et Elijah qui étaient les vrais méchants à le mettre dans le cercueil et à l'empêcher de vivre. Certes il reconnaissait qu'il avait agi en tueur sanguinaire mais ils auraient pu juste lui demander de partir loin d'eux, et non pas le mettre dans un cercueil, le privant ainsi de nombreuses années qu'il aurait pu vivre, il avait quand même loupé tout un siècle tout de même. Soit dit en passant, il avait loupé le siècle sans doute le plus intéressant de ce millénaire dernier, le siècle comptant pas une, mais deux guerres mondiales, autrement les terrains de jeu parfaits pour le jeune homme, ses frères l'avait privé d'un amusement qui aurait été épique. Il avait aussi loupé la découverte de nombreux genres de musiques tels que le Rap ou le Rock, et de nombreux groupes ou chanteurs mythiques tels que Les Beatles ou Jimmy Hendrix. Il y avait aussi la découverte de l'Internet, une technologie permettant d'avoir accès à tout partout dans le monde, sans doute la plus grosse invention à ce jour. Il faisait néanmoins tout son possible pour rattraper le retard qu'il avait contracté, par exemple pour la musique, sur son téléphone il écoutait des musiques qui dataient des années 1920 tout comme il en écoutait qui datait des années 2000, il écoutait plus d'un siècle de chansons en somme. Il regardait aussi le plus de films qu'il pouvait, et surveiller la jeune louve était la mission parfaite pour ça, il pouvait rester ainsi à la maison devant la télé, tout en écoutant les mouvements d'Hayley avec son ouïe vampirique.

"Comment as-tu pu seulement croire que je voudrais me débarrasser de toi, Lyra Morgenstern ? Il paraît pourtant évident aux yeux de tous que tu es devenue indispensable à ma vie ma chère ! Je t'ai même demandé d'habiter dans mon appartement, une chose que je n'avais jamais autorisé à personne.. Je pense que mes actes prouvent bien que jamais je ne te laisserais derrière moi, j'ai besoin de toi ma belle ! Malgré ton côté têtu et téméraire, tu es un peu comme une bouffée d'oxygène dans ma vie parfois très chaotique !"dit-il en soupirant. Ce qu'il aimait par dessus tout lorsqu'il était avec elle, c'était pas tant coucher avec elle, même si cela était très plaisant tout de même, c'était surtout la simplicité en sa présence, il n'avait plus besoin de se méfier, de comploter ou même de manipuler, il pouvait se laisser aller à la détente et au plaisir.

Le jeune homme venait d'apprendre déjà une partie de ce qu'il était venu pour savoir, elle venait de lui avouer qu'elle ressentait pour lui plus que de l'amitié, qu'elle ressentait elle aussi une connexion et donc un lien puissant entre eux, un lien qui les unissait encore plus lorsqu'ils étaient séparés l'un de l'autre. Il y avait donc un espoir pour qu'elle soit amoureuse de lui, il s'était douté en venant ici que si c'était le cas, elle ne le dirait pas si aisément, mais il avait espoir qu'il pouvait faire en sorte qu'elle se dévoile, il n'était pas loin de réussir à savoir si elle l'aimait ou pas. Il avait cette scène qui lui revenait sans cesse en tête, récemment il avait regardé avec Nik un match de baseball à la télé. Dans les dernières minutes, le batteur de l'équipe qui se faisait mener de seulement quelques points avait tapé la balle avec une puissance surprenante, et alors que tout le public s'attendait à un homerun et donc à une victoire de l'équipe mené, le receveur adverse avait réussi à attraper la balle et à la renvoyer à son coéquipier avant que le batteur ait fait le tour complet. Tout cela pour dire que Kol avait cette peur qu'au moment où il penserait que c'est gagné, la jeune femme lui annoncerait qu'en fait elle ne l'aime pas et qu'elle n'est donc pas amoureuse de lui, brisant ainsi tout ses espoirs et sa victoire qui paraissait pourtant évidente. Si c'était le cas, il avait vraiment peur des répercussions qu'aurait cette nouvelle sur lui, il avait fait tellement d'efforts pour se stabiliser et devenir quelqu'un d'à peu près convenable, mais il savait qu'il était comme ses drogués en rémission, l'abstinence n'étant pas une destination, mais plutôt un combat de tous les jours, or cette nouvelle pourrait le faire sombrer à nouveau sans aucun doute. Peut-être était-ce pour cela qu'il n'était jamais tombé amoureux par peur de devenir faible et brisé en laissant une femme entrer, qui pourrait possiblement lui briser le coeur.

"Tu m'as chamboulé Lyra.. À tel point qu'il m'arrive de penser à toi alors que je suis en plein business avec des clients importants ! Voilà, pourquoi depuis quelques temps, je viens te regarder dormir, bizarrement te voir apaise mon esprit et m'aide à réfléchir posément ! Rassures toi, je ne rentrais pas dans la pièce, je restais à la fenêtre, je ne voulais surtout pas te déranger, juste te voir me suffisait amplement ! Mais malgré la fenêtre fermée, mon audition m'a permis d'entendre que tu disais plusieurs fois mon nom la nuit, comme s'il t'arrivait de rêver de moi souvent ! Est-ce le cas ma belle ?". Il cherchait à continuer de glaner des informations, les rêves de sa personne auraient pu indiquer qu'elle le désirait constamment et que par conséquent cela laissait supposer des sentiments amoureux puissants. Il usait sans aucun doute de lâcheté en ne lui dévoilant pas ses sentiments et en tournant autour de sujet, mais il ne voyait pas comment faire autrement sans y laisser des plumes.

Elle n'était donc pas crédule sur sa démarche cachée, elle faisait de même avec lui en essayant de le pousser à dévoiler ses sentiments cachés. Devait il le faire en premier ? Devait il abaisser la forteresse qu'il avait porté toute sa vie et laisser son coeur parler ? Tant de questions se bousculaient dans sa tête, tant de doutes se posaient sur la suite de cette conversation et aucun ne paraissait dénué de sens. Il n'était pas comme ses frères et et sa soeur, il n'était pas aussi résistant émotionnellement, il avait failli ne jamais se remettre de la mort de son petit frère, voilà pourquoi en guise de fuite il avait éteint ses émotions et avait sombré dans la folie meurtrière de son côté vampirique. Et quand il avait allumé de nouveau son humanité, il était trop tard, le mal était déjà fait, le monstre au fond de lui existait bel et bien, et cette soif insatiable ne le lâchait plus, il avait choisi la solution de facilité pour échapper à la mort de son petit frère et cette solution l'avait brisé de l'intérieur, créant un passager sombre à la surface. Il avait l'impression que la situation se répétait, si la jeune femme lui disait l'inverse de ce qu'il voulait entendre, pourrait-t-il résister ce coup-ci à la douleur et à la souffrance, ou alors devrait-il encore une fois éteindre ses émotions pour ne pas sombrer. Non, il ne pouvait pas choisir la lâcheté à nouveau, trop de gens comptaient sur lui à présent, sa famille, son futur neveu ou sa future nièce, sa meilleure amie et sa filleule, son vampire nouveau-née qu'il avait pris sous son aile et pour finir, peu importe la suite de cette conversation, Lyra, elle resterait toujours importante pour lui. Il allait devoir se montrer courageux cette fois, ce ne serait pas son corps qu'il mettrait en danger mais son coeur.

"Je ne sais pas trop.. Je ne vois pas trop ce que je pourrais dire d'autre ! Comme je te l'ai dit, tu es bien plus qu'une amie proche pour moi, tu es indispensable à ma vie, et peu importe comment, un lien très puissant m'unit à toi ! Je ne veux surtout pas te perdre que ce soit par éloignement ou dans la durée, je veux t'avoir à mes côtés pour l'éternité, j'ai besoin de toi !"dit-il en parlant lentement tout en ne lâchant pas une seule seconde le regard de la jeune femme. Il espérait qu'avec ce qu'il venait de dire, elle se déciderait à lui annoncer ses sentiments, il avait été à la limite de lui dire, il ne pourrait pas aller plus loin sans lui dire mais il ne pouvait pas le faire tant qu'il ne saurait pas ce qu'il en était de son côté.






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