‘Si tu veux la lune, ne te cache pas la nuit. Si tu veux une rose, n'aie pas peur des épines. Si tu veux l'amour, ne cache pas ta vraie personne.’ → Annick

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My heart is your's : Eden
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Ancienneté : 06/08/2016
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Posté le 06/08/16, 07:27 pm


RYAN Yannick Louisiane, dites Annick
feat Dakota Fanning

« Le personnage »
Sexe:
Âge et lieu de naissance: 22 ans, Bâton-Rouge (Louisiane)
Nationalité: Américaine
Statut social: Fiancée avec Eden White depuis une année, en couple avec lui depuis mes dix-huit ans.
Métier/Occupation: Couturière
But: Essayer de retrouver mon père
Cause de la transformation: J'ai activité mon gêne de loup-garou après avoir tué mon beau-père en le poussant involontairement dans l'escalier: il voulait absolument faire un câlin à ma belle-sœur, mais cette dernière ne voulait pas de câlin. J'ai alors pris la défense de cette dernière en demandant à mon beau-père de la laisser tranquille. Il ne m'a pas écouté. J'ai insisté. Ça l'a énervé et a voulu que je me rende dans ma chambre. J'ai refusé. On c'est disputé et il m'a finalement empoigné le bras pour me tirer jusque dans ma chambre. Je me suis débattue tout du long, pour qu'il me lâche. Arrivés en haut de l'escalier, je l'ai poussé. Il m'a lâché, a perdu l'équilibre, n'a pas réussi à se rattraper, c'est tapé la tête contre une marche et est mort. J'ai muté pour la première fois quinze jours après.
Groupe: Loup-garou
« Vous »
Un pseudo: Faramir
Âge: Bientôt 20 ans
Une musique, un film, une série: Musique: Un singe en hiver - Indochine; Film: Le dernier empereur; Série: Downton Abbey
Un passe-temps: La lecture et faire du cirque
Depuis combien de temps faites vous du rp ?: Bientôt 8 ans
Où avez-vous trouvé le forum ?: Vous êtes partenaires d'un fow sur TVD sur lequel je suis aussi inscrite
Que pensez vous du forum ?: Il a l'air bien

« Description Physique & Morale »

Les yeux sont le reflet de l'âme


Avec mes yeux bleus et mes cheveux blonds, j'ai la tête d'une "parfaite petite arienne", d'après mon beau-père qui a toujours eu un problème avec les blondes.
J'ai donc des yeux bleus clairs et des cheveux blonds qui tombent en cascade jusqu'à un peu en-dessous de mes épaules que j'adore tresser. J'ai un nez que je trouve tout petit - je me demande même comment l'air arrive à entrer dans mes poumons, tellement il est petit - et que je n'aime pas trop. J'essaye de toujours garder le sourire, même si mes émotions se lisent facilement sur mon visage.
Je mesure un mètre soixante-trois - oui, je suis petite, je sais - et on ne peut pas dire que je sois très grosse non plus. Je suis une fille, j'ai donc le physique qui va avec et, si vous voulez mon avis, c'est chiant - je dirais même plus: c'est bien chiant -, par moment, d'avoir les formes d'une fille.


Ne jamais se fier aux apparences. Jamais!


Il me semble que je suis une personne qui suis généralement joyeuse, qui garde le sourire. Du moins, j'essaye.

Je m'attache trop facilement aux gens et leur fait trop facilement confiance. Sûrement pour combler le manque d'affection que j'ai eu étant enfant. Par contre, lorsque je me sens trahie, j'ai tendance à ne pas pardonner, ou alors très très difficilement. Parce que oui, malgré ma naïveté, j'ai la rancune tenace, même si je déteste en vouloir aux gens, ne plus leur parler ou les détester alors que je les ai aimé!
Je suis une personne jalouse et possessive, surtout lorsqu'il s'agit de mon fiancé.
Je ne suis pas la personne la plus sociable qui croisera votre route - j'aime avoir des moments de solitude -, mais je viens volontiers donner un coup de main, si l'on a besoin de moi.
Je suis curieuse. J'aime apprendre des choses sur les gens, le passé, le monde... au point que je peux frôler l'indiscrétion, avec mes questions pour connaître les gens qui m'entourent.

Je ne suis pas ponctuelle. Je suis désordonnée et n'ai aucune organisation, mais j'arrive toujours à m'y retrouver, dans mes affaires.

« Biographie »

Le cri de ma naissance valait le tien


Je suis née un 14 février, il y a vingt-deux ans de cela, à Bâton-Rouge, la capitale de l'Etat de Louisiane.
Ma mère, Brooklynn Ryan, avait dix-huit ans, à ma naissance. De mon père, je ne sais rien. Ma mère m'a dit qu'il l'avait quitté, lorsqu'elle lui a annoncé qu'elle était enceinte et qu'elle n'a plus eu de nouvelles de lui, depuis.

Ma mère m'a toujours dit que je ressemblais à mon père - il est vrai que, à part ses yeux bleus, je n'ai rien hérité du physique de ma mère, à se demander si je suis vraiment sa progéniture - et je n'ai pas souvenir qu'elle m'est beaucoup fait savoir qu'elle m'aimait. Aujourd'hui encore, je me demande pourquoi est-ce qu'elle ne m'a pas faite adopter, vu qu'elle n'a jamais semblé vouloir de moi... Malgré tout, ça ne l'a jamais empêché de se lever, la nuit, pour changer mes couches ou me donner le biberon, ou encore, de se lever le matin, lorsque j'étais petite, pour me préparer mon petit-déjeuner et m'emmener à l'école, ça, il faut le lui laisser.


Mais on était bien, toutes les deux!


Avec les années, les relations avec ma mère ne se sont pas améliorées. J'avais besoin d'amour et qu'on me mette des limites et ma mère n'a jamais été douée, que ce soit pour donner de la tendresse, comme pour m'imposer des choses. Pour ce qui est des limites, ça n'a jamais été faute d'essayer pourtant. Je n'avais pas beaucoup d'amies et ma mère ne les aimait pas trop, trouvant qu'elles avaient une mauvaise influence sur moi.

Lorsque j'ai eu treize ans, ma mère a épousé Tobias qu'elle fréquentait déjà depuis une année. Je ne me suis jamais entendue avec Tobias, bien que je me sois très vite entendue avec Skyla et Santos, qui ont six et huit ans de moins que vous, les enfants qu'il a eu de son précédent mariage et dont il avait la garde partagée.


Si les travaux d’intérêts généraux ou la prison pour mineurs peuvent m'éviter les douleurs de la mutation et de la culpabilité, je prend volontiers...


C'est un soir d'été, lors de ma seizième année, que ma vie a pris à tout autre changement.

Avec Tobias, un petit rien était source de dispute.
Skyla et Santos étaient avec nous pour la moitié des vacances et mon beau-père voulait absolument que sa fille, qui boudait, vienne lui faire un câlin. Comme il insistait et que la petite ne voulait vraiment pas de câlin, j'ai fini par intervenir pour prendre sa défense. Tobias m'a dit de me mêler de mes affaires. J'ai refusé. Il a donc voulu m'envoyer dans ma chambre. Ce que j'ai également refusé. Ça l'a énervé de plus belle, il m'a donc pris par le bras pour m'emmener dans ma chambre. Lorsque nous sommes arrivés en-haut de l'escalier, j'ai fait un mouvement brusque avec mon bras et Tobias, surpris, l'a lâché, a perdu l'équilibre et est tombé dans l'escalier.
Pour ce qui c'est passé après, je ne serais pas raconter avec certitude ce qui est arrivé. Je m'entends appeler ma mère en hurlant, cette dernière sortir précipitamment de la salle de bains, une ambulance qui vient chercher le corps de mon beau-père, sa première épouse qui vient chercher ses enfants, ma mère et moi dans le bureau du juge pour définir ce qu'il c'est passé, ce soir-là, pour finalement être déclarée innocente et les cauchemars qui ont ont duré, pendant des semaines, où je me revoyais tuer Tobias. Même si c'était involontaire, j'avais sa mort sur la conscience et j'en ai mal dormi pendant un long moment qui m'a semblé une éternité.

Une quinzaine de soir après l'événement, comme j'appelle ce que j'ai fait, alors que j'étais à la cave, avec ma mère, pour l'aider à faire le tri de ce que nous avions, cette dernière souhaitant changer de lieu d'habitation, tourner la page, j'ai muté en loup-garou pour la première fois.


Mais maman, c'est moi, Yannick, ch'uis toujours la même, ch'uis toujours ta fille...!


Le matin qui a suivi la nuit de ma première mutation, je me suis réveillée recroqueviller sur moi-même, dans un coin de la cave, totalement tétanisée, avec presque plus aucuns souvenirs de ce qui c'était passé dans les dernières heures.
Je suis restée prostrée, là, toute seule, dans le froid de la cave, toute la matinée. Ma mère n'est même pas descendue pour me voir. Lorsque je suis montée à la cuisine, en début d'après-midi, elle était là, assise sur une chaise, le regard vide, fixant quelque chose qu'elle seule semblait pouvoir voir. “Ton père aussi, était comme ça...” A-t-elle murmuré. “Je ne pensais pas que ma propre fille deviendrait un jour ce pourquoi j'ai quitté son père...” Elle m'aurait poignardé dans le dos que ça ne m'aurait pas fait plus mal!
Elle savait! Elle avait toujours su! Elle avait découvert, je ne sais pas comment, que mon père était un loup-garou. Elle avait flippé, en le découvrant, et elle l'avait largué. Et plutôt que de me dire la vérité, elle m'avait menti pendant seize ans en me faisant croire que c'était lui qui l'avait quitté parce qu'il avait eu peur de s'occuper de moi. “Je ne veux plus de toi ici!” “Mais, maman...” Je sentais les larmes monter. Elle tourna la tête vers moi, les larmes aux yeux. “Tu es un monstre, Annick, un monstre! La preuve cette nuit! La preuve la mort de Tobias! Et je ne veux pas d'un monstre chez moi!” En pleure, je suis montée dans ma chambre, ai mis quelques affaires de rechange, quelques babioles, mes papiers d'identité et les quelques dollars qu'il me restait de mon job d'été où je travaillais jusqu'alors dans un sac à dos et je suis partie. Pour aller où? Aucune idée! Mais très loin de cette mère, cette femme qui ne me voulait plus.

Mes pas m'ont conduit à la gare routière de Bâton-Rouge. Il y avait un bus qui partait en direction de la Nouvelle-Orléans. C'est là que je me suis dit que je pourrais quitter ma ville d'origine pour la Nouvelle-Orléans. Je ne connaissais rien à cette ville. Je n'y avait ni amis, ni famille. Je savais qu'il fallait que j’intègre le lycée de Bâton-Rouge, à la rentrée, mais je m'en fichais. Je n'avais plus personne dans ma vie. Ma mère, qui m'avait toujours faire comprendre qu'elle ne m'aimait pas mais qui me tolérait chez elle, jusque là, venait de me foutre dehors. J'avais la mort de mon beau-père sur la conscience. Je me transformais en loup-garou sans comprendre comment je faisais ça. Donc ne pas aller au lycée et ne pas continuer mes études, au point où j'en étais, n'allais pas changer grand chose à ma vie.
J'ai utilisé mes dollars pour m'acheter un billet et j'ai pris place au fond du bus.


Nouveau départ, nouvelle vie


Après 1h30 de trajet, je suis arrivée à la Nouvelle-Orléans. Jusqu'à la fin de l'après-midi, j'ai erré sans but dans la ville. En début de soirée, sans savoir pourquoi, je suis entrée dans une boutique de couture du quartier français. La vieille qui tenait la boutique avec l'aide de son fils, un garçon de mon âge qui l'aidait à la fin des cours et durant les vacances, allait bientôt fermé, mais elle a bien compris que je n'étais ni du quartier, ni de la ville et que j'étais totalement paumée. Elle m'a alors proposé de venir passer la nuit chez elle. On apprend toujours aux enfants de ne pas suivre les étrangers, mais j'étais tellement désespérée - et j'étais déjà également déjà naïve, à l'époque - que tout acte de compassion envers ma petite personne aurait été la bienvenue, à ce moment-là. J'ai donc sagement attendu qu'elle ferme boutique et je l'ai suivi jusque chez elle, quelques pâtés de maison plus loin. Sur le chemin, elle c'est présentée comme s'appelant Ruby et que son fils était un certain Yaël et elle m'a expliqué que son fils aîné, Eden, viendrait aussi mangé chez elle, ce soir-là.
Arrivées chez elle, elle m'a fait coulé un bain et m'a laissé me prélassé dedans, pendant qu'elle préparait le repas. En sortant de la salle de bains pour me rendre à la cuisine, je suis tombée nez à nez avec Ruby et ses deux fils.

“Eden aussi est comme toi!” Avait lâché Ruby, sur un ton presque réjoui, comme si c'était la chose la plus normale du monde, après que je leur ai raconté mes mésaventure, autour d'une bonne assiette de pâtes à la sauve tomate. Ils se sont alors donnés pour mission de m'expliquer ce que j'avais besoin de savoir sur les loups-garous. C'est là que j'ai compris pourquoi j'avais eu ma première mutation la nuit dernière: c'est en tuant, même involontairement, Tobias que j'avais activé mon gêne loup-garou. Ruby m'a aussi expliqué que c'était elle qui avait le gêne loup-garou, qu'elle ne l'avait jamais activé et qu'elle avait transmis à ses fils, mais seul Eden l'avait déclenché.
Le lendemain matin, alors que je m'apprêtais à quitter l'appartement de Ruby pour essayer de me trouver un autre logement et un petit travail, pour ne pas être plus longtemps une charge pour elle, elle m'a proposé de rester chez elle. En échange, elle m'a proposé de venir travailler dans sa boutique de couture avec elle.
Aujourd'hui, tout ce que je sais de la couture, je le dois à Ruby.


Eden, tu m'aimes?


Dans les mois qui suivirent mon arrivée à la Nouvelle-Orléans, j'ai dû apprendre à m'acclimater à ma nouvelle vie. A prendre de nouveaux repaires. A apprendre à mieux maîtriser mes transformations en loup-garou, les nuits de pleine lune. A m'habituer, aussi, au fait que Ruby m'aimait bien et qu'elle s'inquiétait vraiment pour moi.
Ruby qui, patiemment, m'a appris à coudre et à servir les clients. Ruby qui, la première, c'est aperçue que j'avais des sentiments plus qu'amicaux pour son fils - avant même que je réalise moi-même que j'en avais pour lui - qui a tout de même treize ans de plus que moi et qui était un éternel célibataire.
Ruby a longtemps essayé de me faire dire que je ressentais quelque chose pour son fils, ce que à quoi je me refusais - même si être en sa présence ne me laissais pas indifférente et je m'en rendais bien compte, avec le temps. Parallèlement, la vieille femme essayait de convaincre son fils de m'inviter à sortir.
Ma patronne en ambassadrice de l'amour... Ce n'est pas ma mère ou Tobias qui auraient fait les entremetteurs pour aider un de leur môme à finir avec une personne avec qui il avait treize ans de différence...

Pour mes dix-huit ans, Ruby m'a organisé une petite fête, avec Eden et quelques amis et membres de sa famille. Aussi loin que je m'e souvienne, on n'avait jamais réellement fêter mon anniversaire de façon décente.
“Annick, je te jure que si tu pleures, on annule tout!” M'avait dit Ruby, en voyant mes larmes de joie monter. J'ai éclaté de rire et la soirée a pu commencer. Ça a été le plus beau soir de ma vie. Pour la première fois, j'avais l'impression d'appartenir à une vraie famille.
Je crois que j'aurais également de la peine à oublier les propos d'Eden, lorsque je l'ai raccompagner à la porte. “Qu'est-ce que tu dirais qu'on sorte, un de ces soirs, toi et moi, autrement qu'un soir de pleine lune, pour se manger un truc?” Je me suis sentie devenir rouge. “Je peux pas...!” A été la seule chose que j'ai été capable de bégayer. C'était stupide, certes, mais, sur le coup, ma bouche a fonctionné plus vite que ma pensé et n'a pu dire que ça. “Tu ne peux pas ou tu n'oses pas?” “...!” Je le sens encore coller son front au bien et murmurer: “J'ai trente-et-un ans, Annick, ne va donc pas t'imaginer que je n'ai pas remarqué qu'une petite andouille de dix-huit ans était intéressée par moi... et je ne peux pas nier plus longtemps que je suis intéressé également...”  Nos lèvres se sont effleurées et il est parti.
On peut dire que notre histoire a vraiment commencé ce soir-là. Eden a su comblé le manque affectif et le besoin d'amour dont j'ai toujours manqué. Il a aussi su mettre des hola!, dans mes besoins, lorsqu'il trouvait que je lui en demandais trop ou trop longtemps.


Y a pas moyen d'avoir une vie tranquille?


C'est en m'installant avec Eden que j'ai commencé à voir sérieusement ses défauts. Parce que oui, jusqu'à alors, l'ado naïve que j'étais ne voyait que les bons côté d'Eden et qu'il était parfait. Je le mettais peut-être un peu trop sur un piédestal, à l'époque.
J'ai, entre autre, découvert qu'il était aussi bordélique que moi, dans le rangement de ses affaires. “Je pensais que quelqu'un travaillant à 50% dans une bibliothèque et à 50% avec des enfants handicapés était plus organisé que ça!” Lui avais-je fait remarquer. “C'est la couturière qui me parle d'organisation!” Avait-il alors ironisé.
Notre mauvaise organisation à tous les deux est souvent la source de conflits, entre nous, tout comme ma jalousie et le fait que j'adore m'habiller avec ses pulls ou ses chemises ou encore lui planquer ses paquets de clopes. Mais on arrive à chaque fois à se remettre de la tempête, vu qu'après quatre ans, on est toujours ensemble.

En quatre ans, un train train c'est installé entre nous. La bibliothèque et l'institution pour enfants handicapés, pour lui, la boutique de couture avec Yaël et Ruby, pour moi, les nuits de pleine lune que j'appréhendais de plus en plus, au fil du temps, les repas chez Ruby, avec Eden et Yaël, les sorties en tête à tête avec Eden ou entre amis... La vie à peu près normal d'une jeune femme et de son copain, quoi... Pour peu que la normalité puisse exister, dans la vie d'un loup-garou.
Et puis, il y a une année, durant un repas chez Ruby, avec Yaël, Eden m'a demandé si je voulais l'épouser. Le mariage avait jamais été une chose que j'avais envisagé, j'ai donc été prise de cours, lorsqu'il me l'a demandé. Mais j'ai accepté. J'ai cru que, dans sa joie, Ruby allait se mettre à pleurer. Son fils aîné avait toujours été un éternel célibataire, enchaînant les histoires sans lendemain, donc savoir qu'il allait enfin officiellement se poser avec quelqu'un a dû soulager sa vieille carcasse.
On a encore rien prévu, pour le mariage, et on est pas pressé.

Et puis les Mikaelson se sont installés en ville, avec une louve enceinte de l'un d'eux. Moi qui pensais que les vampires, même hybrides, ne pouvaient pas procréer... Et je ne sais pas pourquoi, mais j'ai un mauvais pressentiment. L'arrivée de ce bébé ne me dit rien qui vaille, surtout avec les mésententes qu'il peut y avoir entre loups, vampires et sorcières...
Mais pour le moment, je préfère continuer ma vie le plus normalement possible, entre la boutique de couture, Eden et mon train train quotidien...

« Scène RP »

Mon arrivée à la Nouvelle-Orléans? Je préférerais l'oublier, vois-tu?


“Ton père aussi, était comme ça...” A murmuré ma mère, lorsque je suis remontée à la cuisine, après avoir passé ma nuit dans la cave, sans comprendre pourquoi je m'étais transformée et que je n'avais plus énormément de souvenirs de ce qui c'était passé. “Je ne pensais pas que ma propre fille deviendrait un jour ce pourquoi j'ai quitté son père...” A-t-elle ajouté, après un moment de silence. Elle m'aurait giflé, battu à mort, poignardé dans le dos, que ça n'aurait pas pu me faire plus mal.
Mon père était comme moi! Et là, je me suis dit que si je ne connaissais pas mon père, ce n'était pas parce qu'il avait flippé, lorsque ma mère lui a annoncé qu'elle attendait son enfant, mais plutôt parce qu'elle avait découvert que son amour de jeunesse était un loup-garou - comment, je ne le sais pas, mais elle l'avait découvert! -, elle avait flippé, l'avait largué et ne lui avait peut-être jamais dit qu'elle était enceinte de lui.
“Je ne veux plus de toi ici!” Continua ma mère. “Mais, maman...” Ai-je tenté de protester. Je sentais les larmes monter. Elle tourna lentement, très, trop lentement à mon goût, la tête vers moi, les larmes aux yeux. Ses larmes, étaient-elles dû  aux paroles qu'elle allait me dire ou au fait que sa fille était devenue un affreux monstre qui ne comprenait rien à ce qui lui arrivait et dot sa mère ne voulait rien lui dire - en savait-elle vraiment plus que moi, sur les loups-garous? “Tu es un monstre, Annick, un monstre! La preuve cette nuit! La preuve la mort de Tobias! Et je ne veux pas d'un monstre chez moi!”
Dans un sanglot, je me suis précipitée dans ma chambre. Dans un sac à dos, j'ai fourré quelques sous-vêtements de rechanges, un pull et un jean's, les quelques posters et magazines sur mes acteurs et chanteurs préférés et mon porte-monnaie avec mes papiers d'identité et les quelques dollars que j'avais économisé durant mon job d'été. Mon sac sur le dos, je suis redescendue. Je me suis arrêtée devant la porte de la cuisine. Ma mère était toujours prostrée sur une chaise. “Maman...” “Va-t'en!” M'a-t-elle seulement dit, sans tourner la tête vers moi. Comprenant que ma mère voulait vraiment que je m'en aille, je suis sortie de la maison pour ne jamais y revenir.
Les membres douloureux, j'ai laissé mes pas me guider je ne sais où dans Bâton-Rouge. Le Greenoaks Memorial Park, le parc commémoratif Greenorks, le collège communautaire de Bâton-Rouge, le club de country de Bâton-Rouge,..., J'ai traîné plusieurs heures à rôder dans les rues de Bâton-Rouge, à passer devant les divers bâtiments importants, allez savoir pourquoi, avant de fini ma matinée au bord du Mississippi. Je crois que je devais avoir une sale tête, car les gens me regardaient de façon bizarres.
Je crois que je me suis endormie quelques heures, car c'était le début de l'après-midi, lorsque je me suis réveillée. J'ai alors repris mon errance et mes pas m'ont conduit à la gare. Parmi les différents bus, il y en avait un qui partait en direction de la Nouvelle-Orléans. J'ai pesé les pour et les contre de ce qui me retenaient à la capitale de la Louisiane et, comme il y avait plus de contre que de pour, j'ai compté les dollars en ma possession et je suis allée m'acheter un billet. Billet en poche, je suis allée m'asseoir au fond du bus. Le bus ne partant que dans une heure, il n'y avait encore personne, lorsque je m'y suis installée. Au fil des minutes, le bus c'est rempli et il a démarré. Au fil des arrêts, le bus se vidait et moi, je m'approchais de ma nouvelle vie. C'est en approchant de la Nouvelle-Orléans que j'ai réalisé que je n'avais aucune idée de ce que je ferais, une fois que j'y serais.

“La Nouvelle-Orléans. Terminus. Tout le monde descend.” Après une heure trente assise sur mon siège, sans me lever, mon sac à dos dans mes bras, contre moi, serré comme un enfant serrerait son nounours brun en peluche, je traversais le bus d'un pas hésitant. J'offrais un sourire au chauffeur. “Merci, bonne soirée.” “Bonne soirée. C'est la première fois que tu viens à la Nouvelle-Orléans?” “Heu... oui.” “Tu as de la famille, ici?” Qu'est-ce que je pouvais répondre à ça? “Oui.” Fut la seule réponse que je pus donner. “Tu verras, c'est une belle ville.” Il m'offrit un dernier sourire et je quittais son bus.

Où aller, maintenant? Je n'en savais rien. Je ne connaissais rien à cette ville. Je n'y connaissais personne non plus.  Je me suis alors dirigée vers ce que j'ai assez vite compris être le quartier français. J'y ai rôdé une bonne partie de ma fin d'après-midi.

“Bonsoir, ma p'tite.” Je sursautais pour me retrouver nez à nez avec une femme devant avoir la soixantaine bien avancée. “Bonsoir.” Je reposais la bobine de fil là où je l'avais prise. “Je peux te renseigner?” “Non... Non, non. Je regardais juste, mais... j'allais m'en aller.” Ai-je essayer d'expliquer en faisant mine de prendre la direction de la porte de la boutique de couture dans laquelle je venais d'entrer, après ma longue errance. “Tu sembles perdu, ma p'tite...” “...” “Tu n'es pas d'ici, n'est-ce pas?” Je baissais misérablement la tête. “Tu as fugué?” “Oui.” Répondis-je, confuse que l'on puisse lire comme ça en moi. “Tu n'as nulle part où aller, je suppose?” J'hochais la tête pour confirmer. “Viens donc passer la nuit chez moi. Nous verrons demain ce que nous ferons de toi, d'accord?” Je levais vers elle des yeux pleins de reconnaissance. Elle me sourit. “Yaël, on va gentiment fermé.” “Oui, M'man!” Répondit une voix, à l'étage.

“Moi, c'est Ruby, lui, c'est mon fils, Yaël, et toi, tu es...?” La boutique de couture avait fermée, une dizaine de minutes plus tôt, et la vieille soixantenaire c'étais mis en tête de faire les présentations. “Yannick, mais tout le monde m'appelle Annick.” “Donc Annick a fugué de chez elle. Elle nous vient de...?” Continua Ruby, tout en marchant, sur le ton le plus normal du monde. “Bâton-Rouge.” “Donc elle nous vient de Bâton-Rouge, ne sait pas où aller et passera donc la nuit chez nous.” A entendre Ruby, j'avais l'impression que c'était parfaitement normale, la situation dans laquelle nous nous trouvions. C'est vrai que tout le monde faisait une heure et demie de trajet pour se faire accueillir à bras ouvert pour une couturière du quartier français et son fils. “T'inquiète, ma mère est toujours comme ça.” Murmura Yaël. Ne semblant pas prêter attention au fait que les deux jeunes qui la suivaient ne suivaient plus ce qu'elles disait. “Mon fils aîné, Eden, vient manger avec nous, ce soir.” “T'en a combien, des enfants?” Yaël éclata de rire. “Juste Eden et moi.”
Ruby et Yaël habitant à quelques rues de la boutique de couture, nous sommes arrivés chez eux assez rapidement. La vieille me conduisit à la salle de bain et me fit couler un bain, dans la baignoire pléonasme de la mort What a Face . “Prends ton temps! Prélasse-toi! Je t'apporte un pyjama et tu me pourras me trouver dans la cuisine.” Et elle me laissa. C'était la première fois que quelqu'un était aussi gentil avec moi. Je me suis donc permise de prendre du temps, dans mon bain.

En sortant de la salle de bains, je me suis rendue dans la cuisine, où Ruby et Yaël étaient avec un deuxième homme qui semblait avoir une dizaine d'année de plus que moi. “Ah! Te voilà! Je te présente Eden, mon aîné. Eden, c'est Annick, notre invitée surprise.” “Salut!” “Très sexy!” Fit remarqué Eden, un sourire ironique sur les lèvres, en désignant le pyjama que sa mère avait réussit à me faire mettre, en guise de salutation. “Heu...” Je sentis le rouge me monter aux joues, pendant que les deux frères éclataient de rire. Ruby poussa un soupire, en levant les yeux au ciel. “On passe à table. Asseye-toi seulement!” Bien que gênée, je ne me fis pas prié. Ruby posa une casserole de pâte à la sauce tomate et servit tout le monde. “Alors, Annick... qu'est-ce qui t'as poussé à vouloir quitter le cocon familial?” Pouvais-je vraiment tout leur raconter? Allaient-ils me croire? Me rire au nez? Me prendre pour une folle? Me foutre dehors? Me faire interner? Me renvoyer chez ma mère? Me faire interner? Je me suis tout de même jetée à l'eau et je leur ai tout raconté. Mes relations conflictuelles avec ma mère, le soir où j'ai tué mon beau-père et les événements de la nuit dernière, jusqu'à ce que ma mère me foute dehors. A la fin de mon récit, je sanglotais. “Je sais que vous devez me prendre pour une folle. Mais je vous en pris, n'appelez pas ma mère, je veux pas rentrer chez moi. Je veux pas non plus finir interner dans un asile. Je sais que mon histoire est sans queue ni tête, mais je suis pas folle. Je vous jure.” “Eden aussi est comme toi!” A finalement lâché Ruby, comme si c'était normal. Elle a passé son bras pardessus la table pour me prendre la main et m'offrir un sourire rassurant. “Tu est un loup-garou et si tu l'es, c'est que ton père - si j'ai bien compris ce que nous a raconté - en était également un et qu'il t'as transmis son gêne.” “Alors, si c'est un gêne... comment ça se fait que je ne me sois transformé que cette nuit?” “On enclenche le gêne en tuant quelqu'un, de manière volontaire ou pas...” Je sanglotais de plus belle. “Tobias...!” “Ne t'en fais pas... Tu culpabiliseras sans doute toute ta vie de la mort de ton beau-père et la mutation te causera sans doute des douleurs toute ta vie, mais elle sera sans doute moins longue avec le temps et Eden pourra t'aider. N'est-ce pas, Eden?” “Bien sûr!” Répondit l’intéressé avec un sourire encourageant. “Viens, je vais te montrer ta chambre. Tu dormiras et l'on verra demain pour la suite!”

©️ Yannick Ryan  

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