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Fiche terminée « So open your eyes and see. The way our horizons meet » - Alexis
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Posté le 07/03/16, 07:58 pm


Alexis Cameron
feat Taylor Marie Hill

« Le personnage »
Sexe: Féminin
Âge et lieu de naissance: 18 ans, née à Bristol en Angleterre
Nationalité: Française
Statut social: Modeste
Métier/Occupation: Serveuse
But: Pouvoir subvenir aux besoin de son enfant, et devenir une sorcière potable.
Groupe: Sorcière
« Vous »
Un pseudo: Phoenix
Âge: 24 ans
Une musique, un film, une série: Les yeux de la mama (Une remarque, et je vous tue.  :cache: ), La couleur pourpre, The Orginal
Un passe-temps: L'écriture
Depuis combien de temps faites vous du rp ?: Une dizaine d'années maintenant, je pense.  
Où avez-vous trouvé le forum ?: J'ai fliqué Klaus, et me voilà. :arrow:
Que pensez vous du forum ?: Il est top, comme tous les forums que fait Klaus.  

« Description Physique & Morale »
Physique : Pourquoi l'on me demande cela ? Pourquoi cette corvée ? Parler de son physique demeure un concept tellement nombriliste, que cela m'agace déjà avant même d'avoir commencé. Mais n'ayant aucune envie de vous vexer, c'est le cœur lourd et la mort dans l'âme, que je vais m'y coller. Même si une nouvelle fois, je trouve ça réellement stupide. 
Bonjour, je m'appelle Alexis Cameron, j'ai dix-huit ans, et je vois le monde du haut de mes un mètre soixante-cinq. Oui je sais, je ne suis pas très grande, mais je vous prierai de garder vos blagues pour vous. D'ailleurs, une fois j'ai eu l'audace de demander à une personne un trousseau de clé pour ouvrir une armoire, et celle-ci m'a gentiment dit « Tiens, passe-partout. » Je pense qu'il est inutile de vous dire qu'à ce moment précis, l'envie de le transformer en moucheron m'a légèrement traversée l'esprit. 
Sinon j'ai les cheveux bruns, qui tombent en cascade le long de mon dos, d'ailleurs, il faut sincèrement que je pense à me les couper un jour. Ils sont la plupart du temps en bataille, même si les rares fois où je me décide à dompter ma tignasse, j'aime me les attacher en un chignon broussailleux. 
Mes yeux sont bleus, très bleus, océan quelques fois agité, lorsque je suis apeurée, ou que l'on vient de me mettre en colère. L'on dit que le regard est le miroir de l'âme, et à ce niveau là, je pense réellement être un véritable livre ouvert. 
Je ne suis pas très grosse, mais j'ai quelques formes par-ci et par-là, mais je ne complexe pas du tout à ce sujet. D'ailleurs je ne prête pas réellement d'attention à mon physique, et contrairement à certaines filles, je ne me regarde que très rarement dans le miroir. Histoire de voir si je n'ai pas un bout de salade coincé entre les dents ; le truc pas du tout glamour en soit. 
Au niveau de mon style vestimentaire, je ne porte que des robes en règle général, m'y sentant beaucoup plus à l'aise que dans un jean, bien que j'en porte aussi quelques fois. Cependant, vous ne me verrez jamais en talons, persuadée que nous ne sommes pas obligées de souffrir, pour être belle.

Caractère :    Qui suis-je ? Où vais-je ? Des questions que tout le monde se pose, dans ce bas monde. Des questions que moi-même, je me suis déjà posée. Mais je me rends compte que je n'aurais jamais de réelles réponses, et dans le fond, n'est-ce-pas ce qui fait le charme de la vie ? Pour ma part, je suis de ces personnes qui croient, et qui gardent espoir. Qui gardent espoir, et foi aux autres. Voilà pourquoi il m'est tellement facile de pardonner à un ennemi. Voilà pourquoi il est facile de gagner ma confiance. Je manque cruellement de discernement, lorsque je ne connais pas les personnes, lorsque je me fie à ma première impression, bien que l'on ait essayé de me manipuler à de nombreuses reprises. Il m'est difficile de détester qui que ce soit, mais lorsque c'est le cas, c'en est terminé de cette personne à mes yeux. Après tout, je ne suis qu'une simple humaine, seulement capable d'aimer et de haïr. 
J'aime la vie. J'aime la vie, bien que celle-ci m'ait offert son baiser des plus mortels. J'aime la vie, et  ces pouvoirs dont elle m'a fait hériter. Mais paradoxalement, il m'arrive de croire au fait que ce cadeau soit empoisonné. 
Je souris tout le temps, et je suis une personne que l'on dit très amicale, même si parfois j'ai tendance à m'effacer, dût à mon extrême timidité. 
Amoureuse de la musique, et particulièrement des classiques, je pourrais rester pendant des heures enfermée chez moi, à écouter du Mozart, du Beethoven. D'ailleurs, mon ancien petit ami était pianiste, et je pense que c'est cela, qui m'a rendue éperdument amoureuse de lui ; ça, ainsi que son sourire craquant. En parlant d'amour, je suis une personne très réservée, et lorsque j'aime une personne, il m'est impossible de le lui avouer. Cependant, j'ai décidé que l'amour n'était pas réellement fait pour moi. Je demeure pire qu'un chat noir, et de toute évidence, je porterai malheur à la personne qui me sera donnée d'aimer un jour. 
L'on dit que je prends vite la mouche, et que je manque cruellement d'humour. Pour ma part, je trouve ça faux, mais qu'importe. Ah et oui ! On dit aussi que je suis de mauvaise foi ; balivernes.
L'on m'a souvent reprochée d'être beaucoup trop je-m’en-foutiste, et parfois, on a l'impression que tout me passe au dessus de la tête. Ce qui est d'ailleurs peut-être le cas, après tout. Disons que je n'ai pas pour habitude de m'encombrer de problèmes, qui ne le sont pas, pour finir. Paradoxalement, je suis d'un extrême altruisme, et je suis des plus fidèles, que ce soit en amour, ou en amitié.  

« Biographie »
Une nuit d'inquiétude. La peur au ventre, mais le diable au corps. La foi de pouvoir réussir à construire une vie meilleure, pour lui, et pour sa famille. Il pensait que les choses seraient sans nulles conséquences, et qu'il ne répondrait jamais de ses actes. Mais ce qu'il ignorait auparavant, était que dans ce monde, rien n'était gratuit, et qu'il se devrait, tôt ou tard de payer pour ses mauvais choix. Il était jeune, il était fou. Il n'était qu'un être humain. Un être humain qui essayait. Qui passait sa vie à essayer, et à échouer. Mais il n'avait pas pensé au fait, qu'il y avait bel et bien une dernière fois à tout. Il se pensait invincible, mais ce qu'il ignorait, était qu'il venait de signer un contrat avec le diable.

« Tu as ce qu'il faut ? » Putain. Comment avait-il fait pour se mettre dans cette merde, déjà ? Le temps où il ne demeurait qu'un sérieux petit étudiant, sans histoire lui semblait maintenant tellement loin ; tellement. Tellement, qu'il en avait oublié ses principes, ne vivant qu'au rythme de cette rue, qui finirait un jour par avoir sa peau. Il n'avait que dix-huit ans. Il n'avait que dix-huit ans, et il y était déjà jusqu'au cou. L'adolescent sortit un petit paquet de sa poche, qu'il tendit à son interlocuteur. La vente avait été bonne aujourd'hui, à croire que lors des beaux jours, les jeunes voulaient se mettre encore plus minables ; plus minables qu'ils ne l'étaient déjà. Plus cons encore, que jamais ils ne l'avaient été. Il vendait la mort en sachet. Il vendait le diable, les ténèbres, mais il savait au fond de lui, qu'il n'avait pas d'autres choix. Du moins, il lui avait paru des plus louables, étant donné les circonstances. Le jeune homme s'empara du paquet, qu'il venait de lui fournir, et en sortit une liasse d'argents ; d'argents aussi sales, que l'ignominie de leurs actes. Mais ce fut à ce moment que tout bascula, signant le début de sa descente aux Enfers. Le regard de son interlocuteur s'arqua légèrement, avant qu'il ne le repointe sur le jeune homme, inquiet. « Il en manque trois-cents. » Impossible. C'était impossible, il mentait. Il mentait, et pourtant, s'il plaçait un mot plus haut que l'autre, il savait pertinemment que c'en serait terminé de lui. « J'ai fait le compte plusieurs fois, je peux t'assurer que tout est là. » Se contenta-t-il de répondre, d'une voix calme et posée, essayant tant bien que mal de se redonner une contenance. Mais de toute évidence, sa réponse ne lui conviendrait pas. Il savait, qu'il ne faisait que gagner du temps, et de retarder l'échéance. Un sourire malsain se dessina sur le visage de son bourreau, tandis qu'il sortit une arme de sa poche, et la pointa sur le front de l'adolescent. « Tu sais, je peux passer l'éponge, si tu me les rends tout de suite. Je sais que tu as une copine, et qu'elle est en cloque. Ce serait dommage de partir comme ça. » Comme si cela lui faisait quelque chose. Putain.

De toute évidence, il n'arriverait pas à se sortir de ce merdier, pas pour cette fois. Il regrettait. Il regrettait amèrement. Il aurait voulu leur offrir une vie de princesses. Une vie où, l'argent ne serait pas un problème. Mais il avait lamentablement échoué. Lamentablement échoué, comme ses parents l'avaient fait avec lui. Le silence qui s'en suivit était de glace, et seule cette détonation funeste finit par la briser, ainsi que les bruits de pas rapides de son faucheur. Mais il n'avait point visé la tête. Il avait visé le thorax, et l'adolescent s'était immédiatement retrouvé sur le sol, gisant dans son propre sang.
Il put constater en cet instant que les images que le commun des mortels se faisait de la mort, était complètement erronées. On ne voyait nullement notre vie défiler sous nos yeux. On ne voyait guère de lumière blanche. L'on sentait simplement la douleur, et les regrets nous tirailler l'esprit, ce goût d’inachevé, de tristesse intense. Mais pourtant, et malgré cette perte d'espoir. Malgré qu'il ait tant de fois manqué à sa foi, il se mit à murmurer. « Notre père qui est... aux cieux....que ton nom soit sanctifié...que ton règne vienne...que ta...volo... » Il ne put finir cette phrases, qu'un flot de sang vint sortir de sa bouche, l'empêchant d'aligner ne serait-ce qu'un seul mot ; sa prière avait été rejetée. Mais au lieu d'une prière accordée, le destin lui offrit toute autre chose. Son regard à demi fermé, il ne pouvait déceler les traits de cette femme, qui était agenouillée à côté de lui. Une femme étrange, qui se mordit la poignée à s'en l'arracher, avant de lui donner de son sang. Il n'eut guère la force de protester, et tel un automate, il but, comme si cela sonnait le rythme d'un seul, d'un ultime espoir.

Il ne se réveilla que quelques heures plus tard, toujours dans cette sombre ruelle, seul cette fois. Il ne savait comment décrire ces nouvelles sensations qui s'offraient à lui. Le bruit lui semblait assourdissant, et les lumières de plus en plus aveuglantes. Mais que lui arrivait-il ? Son regard vitreux traversa la ruelle, à la recherche d'une quelconque personne susceptible de pouvoir l'aider. Ce fut là, qu'il aperçut un homme, d'une trentaine d'années environ, qui s'approcha de lui l'air inquiet. « Vous vous sentez bien, monsieur ? » Mais il ne l'entendit pas. Il ne l'entendit pas, bien trop absorbé par cette jugulaire qui battait aux rythme de son cœur, qui se faisait de plus en plus bruyante, martelante. Cette faim. Cette soif. Cette envie de tuer. Il aurait tant voulu l'épargner. Il aurait tant voulu passer son chemin. Mais c'était plus fort que lui. C'était plus fort que lui, il devait se nourrir. Son visage changea soudainement, sous le regard apeuré de cet homme bienveillant. L'adolescent murmura un simple « désolé » avant de se jeter sur sa proie.

Neuf-mois plus tard.

« C'est pour maintenant, Kaleb. » Murmura une jeune femme, à son petit-ami. Le jour était arrivé. Le jour de la naissance de leur fille. La jeune Margot avait perdu les eaux, et hélas beaucoup de sang. « Je vais t'emmener à l'hôpital ! » Affirma le brun, complètement paniqué, apeuré. Mais il était trop tard. Il était beaucoup trop tard, car le travail avait déjà commencé depuis longtemps. Il ne savait que faire, et comme plusieurs fois dans sa vie, il se sentait impuissant. Ses instincts vampiriques pouvaient entendre les battements du cœur de son enfant, et il constata que celui-ci demeurait de plus en plus irrégulier ; s'il ne faisait rien, ils allaient la perdre. « Il va falloir que tu le fasses. » Allongée dans un lit de fortune, l'adolescente le regardait, comme s'il demeurait son unique espoir. « Sauve-la » Murmura-t-elle difficilement, les larmes coulant bien malgré elle sur ses joues. Inconsciemment, elle savait. Elle savait, qu'elle était perdue. Perdue à dix-sept ans. Tout ce qu'elle pouvait désirer en cet instant, était qu'il sauve sa fille ; sa petite Alexis. « Je vais vous sauver, toutes les deux. » Lâcha-t-il, posant un drap sur les jambes de celle qui demeurait l'amour de sa vie, rassemblant le peu de détermination qu'il lui restait encore.
Les pompiers étaient arrivés vers la fin du travail, quand Margot tomba dans l'inconscience. Il ne cessait de se répéter intérieurement, qu'elle était tout simplement évanouie dût au choc, et qu'elle finirait par se réveiller. Mais lorsque l'infirmier jeta un regard vers lui, l'air désolé, il comprit le message, mais décida de se voiler la face. « La petite est toujours vivante, nous pouvons l'extraire, mais il faut faire vite. » Affirma-t-il, commençant le job, pour sauver ce qui lui restait encore de vie.

Un hurlement retentit dans toute la pièce, celui d'un bébé en parfaite santé. Mais pourtant, on ne la lui donna pas tout de suite, pour qu'elle puisse se faire examiner. Son océan se tourna vers le corps sans vie de Margot, et il ne put que comprendre son départ, lorsque l'on leva le drap sur elle. À ce moment précis, il tomba à genoux, comme s'ils se refusaient à présent de le soutenir. Et ce fut en cet instant, qu'il maudit son vampirisme, ainsi que ces émotions décuplées. Pourquoi ? Pourquoi l'avait-on emmenée ? Pourquoi ne lui avait-il pas fait boire de son sang, pour qu'ils puisse tous deux vivre éternellement ensemble, et voir leur petite fille grandir. Il avait beau retourné le problème dans tous les sens, il savait pertinemment qu'elle aurait refusé de boire son sang. C'était une sorcière, fervente croyante, et même si elle avait accepté son vampirisme, elle ne lui aurait jamais pardonné, s'il l'aurait soumis à son tour à cette malédiction. Elle lui avait offert sa confiance, pour tout, et l'avait même soutenu, lors de sa mutation, attendant cependant qu'il ne soit plus dangereux pour autrui, pour lui fabriquer sa bague de jour. Elle lui avait tout donné, et en retour que lui avait-il apportait ? Le chaos, la déchéance, la désolation. Ce fut en cet instant que son regard se posa sur son enfant, entouré de soignants. Une enfant, qui était dans ce monde sa plus belle réussite. Mais il ne pouvait être égoïste. Il ne pouvait lui faire subir sa monstruosité. Qu'adviendrait-il, s'ils se trouvaient tous les deux enfermés dans la même pièce, sans qu'il n'ait la possibilité de se nourrir ? Non. Il devait la protéger de lui-même.
Lorsque le jeune infirmier eut fini d'examiner l'enfant, il tourna son visage vers le salon, et put constater que le père du bébé n'était plus là. Un mot était cependant posé sur la table basse. « Elle s'appelle Alexis. » En dessous était posé un petit collier en argent, ayant pour pendentif un ange, celui que sa mère n'avait de cesse de porter, depuis que sa grand-mère, puissante sorcière, le lui avait offert.

Dix-sept ans plus tard.


Cher journal,

Je ne sais pas ce qu'il me prend. Je ne sais pas ce qu'il me prend, de vouloir poser ces mots qui me détruisent tant. Ces mots, qui semblent vouloir me tuer à petit feu. Ma vie est construite de pages blanches, de non-dits, d'incompréhension. Je ne sais guère d'où je viens. Je ne sais guère où l'on m'a trouvée, et pourquoi mes parents biologiques manquent aujourd'hui à l'appel. Je ressens comme un vide, et j'ai l'impression qu'il manque une pièce, dans ce puzzle géant qu'est mon existence. La seule chose que je sais réellement sur mon passé, est que je suis une sorcière, et que ma mère l'a été aussi, et qu'elle m'a transmis ce don, cette malédiction, tout dépend du point de vu. Ma congrégation s'est rappelée à moi, et ils m'ont promis de répondre à toutes mes questions, si je me décidais à les rejoindre. Mais en ai-je l'ombre d'une envie ? Ai-je réellement envie, de savoir tout ce qu'il s'est passé ? De ressortir ces vieux squelettes du placard ? Après tout, je n'ai jamais réellement pratiqué la magie, et pour dire vrai, je n'y connais point encore grand chose. J'ai certes étudié quelques grimoires pour m’exercer, mais à vrai dire, mes essais sont loin d'avoir été concluants. Dans tous les cas, si un jour si l'envie me prend un jour d'en connaître davantage sur mon passé, je pense savoir me débrouiller seule, pareil pour la magie.

Tu me trouves bien sûre de moi, mon cher journal, n'est-ce-pas ? C'est simplement que, depuis toute petite, j'ai toujours eu l'habitude de faire cavalier seule, et que je n'accorde ma confiance qu'à quelques élus. Et puis, au delà de la désertion de mes géniteurs, j'ai eu une famille ; ma vraie famille. Celle qui m'a recueillie, lorsque je ne demeurais qu'un nourrisson. Un couple d'une trentaine d'années, qui ne pouvaient avoir d'enfants, et qui m'ont pris dans leur bras, telle une bénédiction, un cadeau du ciel. Jamais je ne pourrais assez les remercier de tout l'amour qu'ils m'ont offert. Si je suis la femme que je suis désormais, c'est en parti grâce à eux, et même si mes actes ne sont pas toujours des plus glorieux, ils ont toujours été d'une patience démesurée avec moi. Mais pourtant. Mais pourtant, je m'étonne à tenir ce collier. À tenir ce collier, que mes parents m'ont laissée lors de ma naissance. Je m'étonne à le serrer très fort contre mon cœur, quand je me sens menacée, perdue, profondément triste. J'ai l'impression que dans un certain sens, cela demeure ma façon de communiquer avec eux, comme si le lien n'était point brisé.  Même si c'est eux, qui ont déci...

Elle n'eut point le temps de terminer sa phrase, qu'un léger cri retentit dans la pièce. Un tendre sourire se dessina sur ses lèvres, tandis qu'elle jeta un coup d’œil dans le landau, là où demeurait une petite fille, âgée de trois mois. Elle avait fait tomber sa tétine, ce qui avait réussi à perturber son doux sommeil. C'était fini, elle ne dormirait plus maintenant. Alexis aurait pu la laisser essayer de se rendormir, mais instinctivement et par besoin de la sentir contre elle, la jeune femme la prit dans ses bras, pour lui chanter une chanson, qui avait bercé toute son enfance, lorsqu'elle ne demeurait qu'un petit bébé. « Tu vois, maman est là, tu ne crains rien. » Lâcha-t-elle doucement, contre l'oreille de son enfant. Son enfant. Le seul, et unique amour de sa vie. Amour qui ne connaîtrait probablement jamais son père. Mais elle tâcherait, de l'aimer pour deux, et de la protéger envers et contre tous. Envers et contre tous, pour ne point faire cette erreur. Cette faute, qu'avait commis ses véritables parents.

Un an et demi plus tôt.
Je ne peux plus. Je n'en peux plus. Les jours passent. Les jours passent et se ressemblent. C'est comme une malédiction, qui ne se termine jamais. Je vis sans cesse ce même et unique cauchemar qui me hante chaque nuit. Ce même cauchemar qui semble vouloir me tuer à petit feu. J'ai toujours aimé la vie. J'aime la vie, même si celle-ci m'a malheureusement donnée son baiser des plus mortels. 
Je suis censée être reconnaissance. Je suis censée être reconnaissante de ce cadeau que l'on m'a apportée, de m'avoir permise de donner la vie. Mais pourtant, j'arrive à maudire le ciel. J'arrive à maudire le ciel, de me faire vivre ça trop tôt. Un père. Un soutien. Une sécurité. Il n'avait jamais signé pour cela. La peur. Le dégoût. La peine. C'était tout ce qu'il avait réussi à m'inspirer, à son départ.
Cela faisait maintenant deux années. Deux années, que nous étions ensemble. Parfois, j'en viens à me demander pourquoi. Pourquoi, je me suis tant attachée. Il avait été mon équilibre. Il avait été ma joie, mais cette lettre ne m'en avait procuré aucune.


Je me souviens de ce jour. De ce jour, où j'ai rencontré Léo, mon premier amour. Je ne devais pas avoir loin de quatorze ans, mais pourtant il m'était apparu comme une évidence. Je me souviens d'être tombée amoureuse de lui, comme l'on meurt soudainement. Ce fut comme si plus rien n'existait sur terre. Comme si mes problèmes s'étaient envolés pour laisser place à une vie nouvelle. Je me souviens, de la manière dont je l'ai abordé, dont je lui ai souri bêtement, de mon éternelle maladresse légendaire, et de son air attendri. Il était beaucoup plus vieux que moi. Beaucoup trop vieux. Peut-être n'avais-je point eu la maturité nécessaire ? Dans tous les cas, cela ne sembla pas l'avoir dérangé. 
Les choses ont été tellement vite entre nous. Tellement que le doute n'avait nullement pris place dans mon esprit. Je l'aimais. Je l'aimais à en mourir. Nous vivions un amour fusionnel, passionnel, que rien, ni personne n'aurait pu détruire. Du moins, personne, à part moi.

Un soir, il s'était rendu chez moi, son père s'étant montré particulièrement violent avec lui. Il ne m'avait jamais réellement parlé de sa situation, de cette déchéance qui émanait au fond de lui, de cette peur. Je savais pourtant que ses relations avec sa famille demeuraient compliquées, mais point que les choses se passaient aussi mal pour Léo. Et ce fut là que tout bascula. Ce fut à ce moment précis, où les choses avaient commencé à déraper ; ce jour, ancré à jamais.
Ce fut à ce moment, où je m'étais décidée à tout lui avouer ; j'étais enceinte de un mois. Je me souviendrais probablement toute ma vie de ce regard, de ce regard apeuré. Les mots eurent beaucoup de mal à sortir de bouche, et un silence glacial s'était installé. Un silence pendant lequel, je crus malheureusement mourir, jusqu'au moment où je m'étais décidée de le supplier de dire quelque chose. Il m'affirma qu'il serait là, et que quelque soit ma décision, il me soutiendrait. Mais pourtant, j'avais lu ce peu de conviction dans sa voix. Ce peu de conviction, et cette lâcheté grandissante.
Je me souviens de ce matin, où je m'étais réveillée, et où j'avais vu cette lettre posée sur ma table de chevet. Cette lettre qui signait sa désertion.

« Alexis,
Tu dois te demander c'est quoi ce bordel, n'est ce pas ? Tu dois te demander, pourquoi tu es là, et que moi je ne le suis pas ? À vrai dire, c'est ce que je me suis toujours demandé. Pourquoi n'es-tu pas arrivé dans ma vie plus tôt ? Les choses viennent toujours trop tard malheureusement, et pour moi, ça l'est réellement. Tu as essayé de réparer l'irréparable. De consoler l'inconsolable. D'aimer ce qui est détestable. Mais ce que tu ne sais pas, c'est que je suis pourri. Je suis pourri de l'intérieur. Tout ce que je touche en vient à se briser, et tu en es la preuve vivante aujourd'hui. Mais je te fais confiance. Je te fais confiance, je sais que tu t'en sortira sans moi, bien mieux même. Toi, tu as de l'avenir, alors que moi je n'en ai aucun. Et pourtant, je t'aime. Aussi absurde que cela puisse te paraître en cet instant, je t'aime. Mais l'on m'a toujours appris, que lorsque l'on aime réellement une personne, l'on doit penser à son bonheur bien avant le notre. C'est pour cela que je te laisse, seule. Que je te laisse, toi ainsi que le bébé, à qui je ne pourrais apporter que du mauvais. Toi qui a toujours été ma joie, je renonce à toi, pour que tu puisses enfin trouver ta voie. Pour que tu puisses aimer de nouveau, et tout recommencer avec un homme bien plus stable, et qui pourra t'apporter ce que tu souhaites. 
Je sais, c'est vachement nul comme cadeau de St Valentin, mais tu commences à me connaître, et tu sais pertinemment que le romantisme ce n'est pas mon fort, même si cette lettre dégouline de mièvrement. Mais je me rends compte que j'aime ça, dans le fond. Tu es celle qui a su faire ressortir le meilleur de moi, et je t'en remercierai jamais assez pour ça. Je t'aime. Je t'aime au delà de toutes mesures.
Léo. »

no/photo.jpg" class="mpimg2"> « Scène RP »
Aussi longtemps qu'elle puisse se souvenir. Aussi longtemps qu'elle puisse se souvenir, elle ne se souvenait nullement avoir quitté cette ville un jour. Mais pourtant, elle savait pertinemment, qu'elle n'était pas née ici. Mais selon Alexis, l'important n'était point d'où nous venions, mais bel et bien la personne que les épreuves ont su faire de nous. L'océan de la jeune femme se posa un instant sur ce ciel, au travers de la fenêtre, comme s'il demeurait la clé de ses tourments, qu'il lui fournirait de quelconques réponses. La Nouvelle-Orléans. Cette ville avait été son salut, c'était ce qu'elle s'était toujours dit. Elle était la preuve vivante, que le monde pouvait être bien fait quelquefois, qu'il pouvait suivre le bon cycle, pour quelques personnes. Son regard s'arrêta un instant sur des passants, avançant d'un pas rapide, comme s'ils étaient maîtres du temps. Comme s'ils pensaient qu'en courant, rien ne pourrait les atteindre. Alexis faisait partie de ces personnes autrefois, mais lorsque l'on avait un enfant, on apprenait à prendre notre temps, rien que pour avoir le bonheur, la joie, de le voir grandir. La jeune femme sursauta, à l'entente d'une voix rauque derrière-elle, tapant violemment sur la porte. « Elles ne vont pas se servir toutes seules, ces boissons ! » Le moins que l'on puisse dire, était qu'elle avait hérité du patron le plus connard de la terre, comme quoi, l'on ne pouvait point avoir toujours de la chance. « C'est ma pause, Frank. » Répondit-elle, ne prenant nullement la peine d'aller ouvrir la porte, et visiblement, il se contenta de cette réponse, car elle ne l'entendit que lorsqu'il eut tourné les talons, furieux. Elle allait une nouvelle fois en prendre pour son grade, mais rien ne pourrait la mettre de mauvaise humeur aujourd'hui.

Comme à son habitude, Alexis s'était enfermée dans la réserve, en quête de calme et de tranquillité. Assise en tailleur sur ce sol dur et froid, la jeune femme ferma les yeux un instant, essayant de trouver la concentration. Devant elle, étaient posées quelques bouteilles debout, et à l'aide d'une formule magique, elle allait essayé de les faire tomber. Alexis n'avait réussi que quelques sorts par-ci et par-là, et à vrai dire, rares étaient ceux qui avaient fonctionné. Mais pourtant, elle n'avait aucune envie d'abandonner. Elle qui pensait qu'elle renierait à tout jamais ce qu'elle était. Elle qui pensait ne jamais recouvrir à la magie, la souhaitant étrangère à sa vie, avait changé d'avis. Du moins, le vampire qu'elle avait rencontré il y a peu, l'avait encouragé à reconsidérer à la question.
Une fois le sort terminé, l'adolescente rouvrit à nouveau yeux, et elle put constater que rien n'avait bougé ; elle décida de recommencer. Mais lorsque sa concentration fut à son paroxysme... « Aleeeeeeeexis ! Magne-toi le train ! » Elle sursauta, et se leva aussitôt. « Oui, oui, j'arrive. » Dit-elle, avant de rejoindre la sortie d'un pas rapide, ne prenant nullement la peine de jeter un coup d’œil aux bouteilles, à présent allongées sur le sol.  

©️ Phoenix  



Dernière édition par Alexis Cameron le 08/03/16, 12:46 pm, édité 16 fois
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Klaus Mikaelson
L'originel hybride
Posté le 07/03/16, 08:07 pm
Hey bienvenue parmi nous Tu me suis à la trace mine de rien :fier:
Au plaisir de lire ta fiche, bon courage pour ta fiche

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Stefan Salvatore
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Posté le 07/03/16, 08:18 pm
Olleh ,

Bienvenue sur le forum demoiselle, bon courage pour ta fichette !

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Dernière édition par Stefan Salvatore le 08/03/16, 08:14 am, édité 1 fois
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Invité
Posté le 07/03/16, 08:18 pm
Bienvenue Jolie Jeune Femme

Inutile de dire à quel point je suis content de te voir J'ai trop hâte de faire notre lien
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Katerina Petrova
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Posté le 07/03/16, 08:29 pm
Bienvenue (officiellement) et bonne chance pour ta fiche .

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Rebekah Mikaelson
The sexiest Mikaelson
Posté le 07/03/16, 08:48 pm
Bienvenue belle Alexis bonne chance pour ta fiche ❤

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Rebekah Mikaelson
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Crédit : RubyRed
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Hayley Marshall
Hope anchors the soul
Posté le 07/03/16, 11:21 pm
Coucou! Bienvenue sur le forum!
Je vois que tu es plutôt bien avancé dans ta fiche, bonne chance pour la suite!!

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love the way it hurts
I can't tell you what it really is I can only tell you what it feels like And right now there's a steel knife in my windpipe I can't breathe but I still fight As long as the wrong feels right honey
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Posté le 08/03/16, 12:22 am
Merci beaucoup pour votre accueil, c'est très gentil de votre part. Je me plais déjà ici.
Je pense avoir terminé ma fiche de présentation, et j'espère que ça conviendra, et qu'il n'y aura pas trop de fautes.
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Posté le 08/03/16, 02:50 pm
Déjà, je commence par te souhaiter officiellement la bienvenue parmi nous

Je vais détailler point par point ta fiche et dire ce qu'il en est :

  • Partie morale et physique : Rien que la partie physique, j'ai adoré ! Je trouve ça amusant la façon dont tu as tourné les phrases, cela donne envie de continuer la lecture. Ta description morale est intéressante et facile à suivre, j'aime la ta façon de la décrire et surtout son caractère toujours joyeuse malgré tout. Et surtout, le côté où elle est de mauvaise foi peut être très drôle à voir en situation de rp.
  • Partie histoire : J'ai complètement été captivée par ton histoire ! J'étais touchée de voir l'histoire de ses parents, on peut presque dire qu'ils ont été maudits. Surtout quand le père a du abandonner Alexis par peur de lui faire du mal, pour ne pas lui faire subir sa condition. Et je trouve ça aussi touchant de voir qu'à nouveau, elle a été abandonné par le garçon qu'elle aimait cette fois-ci, le père de son bébé. C'est triste et cela rend touchant l'histoire de ton personnage.
  • Partie test rp : Ton test rp est court et concis et j'aime ça. En tout cas, j'aime le côté normal de sa vie, où elle doit continuer à vivre, à avancer et travailler pour son bébé. Et aussi, le fait que tu induis qu'elle essaye de s'entrainer à la magie, pour maitriser ses pouvoirs et les faire évoluer. Et je dois supposer que c'est Kol que tu as introduit

Tout ça pour dire que tout est bon, je te valide  Je suis impatiente de voir ce que tu vas donner en rp ! Donc je t'invite à signaler ta célébrité ici-même. Puis une fois cela fait, n'hésite pas à poster ta fiche de liens.
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Posté le 08/03/16, 02:58 pm
MERCI BEAUCOUP ! Je suis trop contente ! Je n'étais pas sûre de moi, pour le coup. XD Je pensais mon histoire décousue. :arrow: Merci encore !
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