Tourne toi vers le soleil et l'ombre sera derrière toi

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Hayley Marshall
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Posté le 08/03/16, 04:32 am


   
   Klaus & Hayley
   Tourne toi vers le soleil et l'ombre sera derrière toi

C
ela faisait déjà quelque temps que j'avais emménager bien malgré moi dans la demeure quelque peu délabrée des Mikaelson. Je ne m'y plaisais pas vraiment, je devais bien l'avouer. Mais avais-je réellement le choix ? J'avais échappé de peu aux sorcières, enfin… échapper était un bien grand mot puisque j'étais lié à une certaine Sophie Devereaux. Toutes les douleurs physiques qu'elle recevait, j'en faisais aussi les frais et vice-versa. C'était plutôt ennuyeux, pour ne pas dire que c'était carrément catastrophique… Mais je devais tout de même avouer que c'était une bonne idée qu'elles avaient eue, malheureusement pour moi. Ainsi elles s'assuraient l'entière collaboration des Mikaelson s'ils ne voulaient pas perdre l'enfant que je portais en moi. Cependant, je ne savais pas encore si cela suffirait à Niklaus pour se décider de les aider. Même si Elijah avait donné sa parole, cela n'assurait néanmoins pas l'obéissance du cadet. C'est avec ces sombres pensées que je m'étais réveillé ce matin là. Ma journée promettait d'être passionnante avec toutes les pensées sombres que je ruminais. En plus, j'étais assigné à résidence, les loups étaient interdits dans le quartier français et comme si ce n'était pas assez, j'étais la louve la plus recherchée de la Nouvelle-Orléans. Seulement si ça s'arrêtait à la Nouvelle-Orléans… Avec tous les ennemis que Niklaus s'était faits au cours des derniers millénaires, n'importe lequel d'entre eux apprenant ma grossesse rappliquerait telle une trainée de poudre à laquelle on aurait mis le feu. Ça promettait d'être explosif et je n'avais pas vraiment envie d'y assister pour être sincère. Mais encore une fois, en avais-je seulement le choix ? Le point positif que je voyais à toute cette affaire -  parce que oui j'en voyais au moins un – c'était que j'avais peut-être la chance de trouver ma vraie famille, ma meute. Après tout, c'était Klaus lui-même qui avait dit que ma lignée venait de cette ville. Alors pourquoi pas ? Je voulais y croire, non, je devais y croire ! Ma santé mentale en dépendait ! Je me levais décidant qu'aujourd'hui, j'allais faire un tour dans le Bayou. Mais pour ça, je devais attendre que je sois seule à la maison…  Je me changeais aussitôt, mettant des vêtements confortables qui seraient parfaits pour l'activité que je voulais faire : c'est-à-dire des pantalons vert kaki avec une camisole noire ainsi qu'une veste en jean noir ramagée de blanc. Je complétais mon ensemble avec un pendentif qui tombait joliment dans mon décolleté.

J'étais fin prête ! Je sortais enfin de ma chambre pour me diriger vers la cuisine. Je croyais Elijah en chemin. Nous échangeâmes des politesses d'usage accompagné d'un petit hochement de tête. Entre les deux frères, c'était lui qui m'inspirait le plus confiance. Même si je n'étais pas encore tout à fais certaine de pouvoir croire en lui. Néanmoins, de le voir aujourd'hui ne me faisait pas vraiment plaisir. Cela signifiait que j'allais devoir attendre avant de m'éclipser... En passant devant un bureau, je remarquais qu'il y avait de nombreux livres dans une bibliothèque. J'en prenais un au hasard en me disant ça pourrait au moins m'aider à passer le temps. Je poussais un petit soupir en continuant ma progression vers la cuisine pour me faire un petit quelque chose à manger. En fouillant dans les armoires, je jetais finalement mon dévolu sur un bol de céréales accompagné de lait et d'un bon café chaud. Ce n'était pas tout à fait le genre de café que j'aimais, mais ça faisait l'affaire. Je n'étais pas très difficile culinairement parlant, mais pour le café il n'y avait rien de meilleur qu'un bon café fraichement moulu. Et non le genre café bon marché que l'on peut retrouver dans n'importe quelle épicerie du coin. Mais bon, je n'étais pas pour faire ma difficile pour le moment… après tout, n'étais-je pas un invité ? Même si personne n'avait vraiment pris le temps de me demander ce que j'aimais manger. Je comprenais que la situation avait pris tout le monde de cours, mais je me sentais vraiment prise et ce n'était pas une sensation qui me plaisait… Je sortis quelques morceaux de formage par la même occasion avant d'emporter mon petit déjeuner à la table de la salle à manger avec mon livre. Je m'assoyais sur une des chaises avant de commencer à feuilleter le livre que j'avais précédemment trouvé, tout en grignotant mon premier morceau de fromage. C'était toujours mieux que de ne rien faire… Je me rendais compte qu'en fait, c'était un recueil de poésie. Intéressant…

Partager mon âme
ma dépouille
ma beauté

C'était effectivement ce que je ressentais depuis que j'avais appris que j'étais enceinte. Je n'étais plus seule dans mon corps et juste d'y penser, je me sentais toute drôle. C'était une étrange sensation de me dire qu'un petit être poussait dans ma bedaine. Toute la responsabilité que cela me donnait… Je n'étais pas certaine d'être capable de l'assumer.

Léguer mes entrailles
mes organes
mes pensées


Ouf… cette partie était peut-être un peu trop intense à mon goût. Peut-être que le malaise que je ressentais à la lecture de cette deuxième strophe venait du fait que tout le monde en avait après moi, après ma vie et que je risquais bien plus que d'y laisser la peau… Et comme si ce n'était pas assez, je n'avais vraisemblablement aucun mot à dire sur le déroulement des choses.

Redonner le printemps
l’innocence
l’étincelle

Le printemps… cela me faisait penser à une renaissance. Ou peut-être une naissance. Que je donnerais la vie à un petit être innocent qui serait l'étincelle nécessaire pour la rédemption de cette famille tourmentée. Le livre serait-il une prédiction ? Peut-être que l'auteur était un médium et que le destin savait que je tomberais sur ce livre à ce moment précis pour une raison claire…

Rallumer la perversité du destin

Mourir à ta place
peut-être
demain

Je figeais sur les derniers mots alors qu'un frisson me parcourait l'échine. Mourir à ta place… Était-ce le destin tragique qui m'était réservé ? Je n'avais jamais été particulièrement croyante, mais je devais avouer que cette fois un doute s’était insinué dans mon esprit. Et si ? Et si c'était vrai ? Je n'aurais peut-être jamais la chance de voir mon enfant grandir…

WILDBIRD
 


Dernière édition par Hayley Marshall le 09/03/16, 02:47 am, édité 1 fois
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Klaus Mikaelson
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Posté le 08/03/16, 01:16 pm

La guerre de la Nouvelle Orléans avait officiellement commencé. Tout débuta lorsque les sorcières menacèrent l'hybride originel de tuer son enfant et la mère qui est la sienne. Certes manipulé mais bien déterminé à gagner cette partie d'échecs, Klaus Mikaelson passait ses journées à comploter à la lumière du jour. Infiltrant peu à peu l'armée secrète de son ennemi Marcel, il lui arrivait également de chercher un moyen de nuire aux sorcières et de rompre le seul sort qui leur donnait l'avantage sur lui: le lien magique entre Hayley et Sophie Devereaux. Les journées de Klaus était donc pour le moins mouvementées mais il prenait un plaisir fou à manipuler, à comploter et à prévoir ses stratégies futures. Revisiter ces rues qu'il connaissait jadis, rencontrer les locaux, observer les habitudes des habitants, tel était devenu son quotidien. Et ça avançait à grands pas. Chaque minute qu'il passait dehors lui en disait beaucoup sur le terrain et lui inspirait des futures malices. En effet, l'hybride se complaisait dans ce type de quotidien. Embrouiller les gens, faire de fausses promesses, donner de l'espoir aux autres pour mieux le leur ôter par la suite, détruire la vie d'autrui ...  toutes ces mauvaises actions ne le stressaient guerre. Certes, c'était mal et il le savait. Mais après mille ans passés avec une tel attitude, il s'était habitué à cette image et cette réputation diabolique. Il était parfaitement à l'aise avec cette situation. La plupart des personnes à qui il s'adressait se méfiaient de lui, doutaient de sa parole et cherchaient à lui échapper. Il appréciait cela parce que ça lui donnait des sensations de grandeur. C'étaient ces sensations même qui occupaient le quotidien de l'homme le plus craint de la Nouvelle Orléans. Une partie de son quotidien, tout du moins. Car même si il appréciait ces échanges intenses avec la population du French Quarter, il y avait un moment de chaque journée qui le rendait beaucoup moins à l'aise. Tous les soirs quand il rentrait chez lui, il se retrouvait nez à nez avec Hayley Marshall, cette même louve qui portait son enfant et à qui il avait complètement changé l'existence. Aussi fier qu'il pouvait essayé de rester face à elle et la plupart de son entourage, cette situation l'angoissait plus qu'il n'y paraissait. Le moindre faux pas qu'il commettrait suffirait à motiver la louve de vouloir s'enfuir et il perdrait par la même occasion l'occasion de connaître son enfant. Il savait également que si un tel drame devait se produire, il devrait la poursuivre à travers le monde, la tuer et lui arracher des bras cet enfant qui est le leur. Contre toute prétention, ce n'était pas ce dont il rêvait pour sa fille.

C'était donc avec cette idée en tête que l'hybride rentrait chez lui ce matin-la, tendis qu'il venait de passer la nuit à terroriser les habitants de la Nouvelle Orléans. Combattant toutes ses mauvaises habitudes, il tentait de raser les murs afin de ne pas croiser le chemin de sa colocataire. Il l'entendait manger dans la cuisine. C'était l'occasion rêvée pour filer s'exiler dans ses propres quartiers pour y peindre l'angoisse qu'il ressentait vis à vis de cette situation familiale. Néanmoins il entendit des paroles qui l'interpellèrent. Hayley semblait bredouiller un poème. Peut être était-elle l'auteur de ces vers? Ces quelques rimes étaient inconnues de l'hybride et pourtant elles arrivaient tout de même à lui parler. S'approchant discrètement, il continuait d'écouter. Il se trouvait quelques mètres derrière la louve, adossé contre le mur et prit l'initiative de ne pas déranger la louve pour le moment. Ce ne fut que lorsqu'elle eut fini sa récitation que Klaus se décida à se manifester. Après tout, ces belles paroles méritaient une petite méditation collective:

- « Et la mère sacrifiera sa vie pour celle de son enfant. Le nouveau né souffrira de l'absence de la mère. Finalement, l'enfant finira par couper tout lien émotionnel avec sa mère. Ainsi et seulement ainsi il se prémunira contre la peine. Guéri mais jamais heureux, il vivra et s'accrochera à la vie. Puis viendra le jour où ce sera à son tour de se sacrifier. Alors et seulement alors, il pardonnera sa mère et la comprendra. Mais sa vie sera finie » improvisait-il ainsi une éventuelle suite à la poésie d'Hayley. Il s'approchait de plus en plus près d'elle tandis qu'il citait sa prose. Quand enfin il se retrouva à ses côtés, il plongea son regard sombre dans celui de sa colocataire et lui confia d'un air motivé et dépourvu de la moindre agression ou de moquerie:« C'est ce qui est intéressant avec le destin, Love. Aussi pervers soit-il, il peut se combattre. La seule question que tu dois te poser est la suivante. Est-ce que tu veux être une victime du destin? Ou son oppresseur? » demandait-il sans détour à Hayley. S'ils devaient jouer cette partie ensemble, ils se devaient avant tout d'accorder leurs violons.

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Hayley Marshall
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Posté le 08/03/16, 11:49 pm


   
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J
'étais tellement plongé dans mes pensées profondes suite à ce que je venais de lire que je n'avais même pas entendu que quelqu'un était arrivé. Je ne l'avais même pas senti non plus, ce qui était plutôt étonnant venant de moi qui étais toujours sur mes gardes depuis un certain temps. Lorsque j'entendis la voix de Niklaus retentir à mes oreilles, je relevais lentement la tête pour le regarder avec une lueur d'angoisse dans les yeux. Je le fixais sans trop comprendre pourquoi il me disait ses paroles. Avait-il lu dans mes pensées ? Si tel était le cas, je devrais faire plus attention à l'avenir… Cela me prit un certain temps avant de comprendre qu'en réalité j'avais récité le poème à voix haute au lieu d'en faire une lecture silencieuse. Voilà maintenant que l'hybride et père de mon enfant répondait aux strophes que je venais de lire de vive voix. C'était comme si les phrases qu'il me disait étaient elles aussi poétiques. Elles auraient fait une suite parfaite à insérer à la page suivante du recueil. Je secouais légèrement la tête pour me reprendre. J'avais laissé entrevoir un peu trop facilement ce que je pensais réellement. Et je ne voulais pas que Niklaus voie ça comme une faiblesse. Je baissais les yeux afin de voir le titre du poème : "Dernière volonté". Il n’en était pas question ! Je refermais le livre qui claqua sous la force que j'avais utilisée pour éloigner de ma vue ses phrases qui me tourmentaient. Alors que je relevais la tête, il n'était plus qu'à quelques pas à peine de moi. En levant le bras, j'aurais aisément pu le toucher. Je plongeais mes yeux marron avec une touche de vert dans son regard alors qu'il formulait "Mais sa vie sera finie". Cette simple parole me donnait l'impression que l'on me poignardait en plein cœur. C'était très dur à expliquer, mais le seul fait de croire que mon enfant pourrait comprendre que je me sois sacrifié pour lui seulement au moment où la mort l'emporterait me pesait sur les épaules. J'avais moi-même cherché qui j'étais réellement depuis que j'avais mes treize ans. Depuis ce jour fatidique où je m'étais transformé dans le salon familial et que j'apprenais par le fait même que mes supposés parents ne l'étaient pas vraiment en réalité. Je ne voulais pas que mon enfant vive la même situation que moi. Et même si je n'avais jamais parlé de mes craintes avec Niklaus, j'aimais bien croire qu'il était d'accord avec moi sur le sujet…

La sincérité avec laquelle il continua à me parler me troubla. Je n'avais pas l'habitude d'avoir ce genre de conversation avec lui. D'autant plus que la plupart du temps, j'avais l'impression qu'il fuyait ma présence. Je ne l'avouerais probablement jamais, mais cela me touchait d'avoir seulement une infime impression qu'il était honnête pour une fois. Sans détour ni arrière pensé. Je serais folle de croire que ma grossesse pourrait le changer, mais j'avais une once d'espoir qui survivait en moi et cela me satisfaisait. C'est cependant le surnom « love » qui resta gravé dans ma mémoire. Ça me faisait encore tout étrange de l'entendre m'appeler ainsi. Parfait, j'avais vraiment l'impression que l'on avait une relation que je décrirais comme amour/haine. Des journées ont s'aiment et le lendemain on se déteste. Identique à ses films romantiques à l'eau de rose ou l'histoire se termine toujours bien, comme dans le meilleur des mondes. Mais je savais d'avance que notre histoire à nous ne finirait pas bien. C'était pratiquement impossible. Mais ce surnom… aussi futile puisse t-il paraître provenant de la plupart des hommes, autant j'avais l'impression qu'il était puissant venait de Niklaus. Après tout, il n'était pas du genre à faire de joli commentaire à la légère. C'était quand même Niklaus Mikaelson. Cela suffit à me rappeler à quel point je me sentais seule. Ça faisait si longtemps que j'étais loin de mon ancienne meute… Leur présence rassurante me manquait cruellement. J'avais un besoin intense d'affection et plus je progressais dans ma grossesse et plus ce besoin devenait oppressant. Mais je n'avais personne avec qui combler ce besoin de chaleur. Je cohabitais avec des vampires, originel de surcroit. Ils ne comprendraient probablement pas ce manque en moi. Et je ne me voyais pas le leur expliquer… ni même essayer ! Je m'entourais de mes bras comme pour me réconforter moi-même alors que mes yeux étaient toujours fixés au sien, incapable de rompre le contact visuel.

- Je n'ai jamais été une victime. Annonçais-je d'une voix assurer.

S'il y avait bien une chose que j'étais convaincue, c'était celle-là ! Je devais me secouer les puces et arrêter de lire ce recueil qui grugeait mon énergie. La forêt, voilà où je devais aller. Mais ce n'était pas encore le bon moment pour parvenir à m'éclipser. Dans la même veine d'idée, je n'aimais pas cette position d'infériorité dans laquelle je me retrouvais présentement. Même si ce n'était pas voulu, le fait que je sois assise et lui debout créait cet effet qu'il me surplombait de toute sa hauteur. Lorsque je le regardais ainsi, je me rappelais pourquoi j'avais succombé à ces charmes ce soir-là, il y a maintenant un mois de cela. Je devais avouer qu'il était beau, c'était dommage que son âme soit si noire. Ou plutôt, qu'il en donne l'impression. Je savais qu'il était un être difficile à comprendre et comportant de nombreuses facettes. Mais si on devait partager une vie commune, j'avais bien l'intention de le percer à jour. Je pris ma tasse de café pour en boire une longue gorgée, en profitant par le fait même à rompre le contact visuel que nous avions établi.

- Mon enfant… commençais-je avant de secouer la tête pour me reprendre. Notre enfant mérite ce qu'il y a de mieux. Même si cela sera probablement difficile de le lui donner. Je suis prête à me battre bec et ongle pour lui offrir ce qu'il y a de mieux.

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Klaus Mikaelson
L'originel hybride
Posté le 10/03/16, 03:46 pm

Klaus ne connaissait la louve enceinte que depuis peu de temps et pourtant il avait le sentiment de la connaître comme si elle avait grandi à ses côtés. Il faut dire qu'elle lui ressemblait en certains points. Ce tempérament un peu fougueux, cette force de caractère, cette ambition, mais aussi cette solitude ... c'était ce qui les avait rapproché en premier lieu. C'était également ce qui leur permettait de se cerner l'un l'autre malgré les difficultés que leurs comportements respectifs pouvaient occasionner. Et c'était justement parce que Klaus la cernait bien qu'il sentait le moment où elle s'apprêtait à faire une monumentale erreur. L'hybride originel n'était pas dupe et constatait bien que Hayley n'était pas habillée comme une femme qui s'apprête à passer la journée chez elle. Oh non, elle semblait plutôt prête à partir dès que la moindre occasion se présenterait. Et cela, Klaus le comprenait à la façon dont elle semblait vouloir esquiver cette conversation. Bien qu'amusé par ses tentatives de fuite, l'homme futé n'était pas encore disposé à laisser celle qui porte son enfant s'exposer au grand jour. Sa paranoïa lui murmurait que si il la laissait partir il ne reverrait jamais son enfant. Que si ce n'était pas elle qui s'enfuyait quelqu'un l’enlèverait ou la tuerait. Le seul moyen qu'il lui restait de calmer ses craintes était de la forcer à rester enfermée ici, dans cette maison cachée au cœur de la forêt. Bien entendu, réaliser cela serait peu aisée. Et, même si sa question initiale visait à lui assurer que Hayley ne laisserait aucun ennemi s'emparer d'elle, elle avait également pour but de tester le degré de soumission de la louve. Après tout, si Hayley avait répond qu'elle était une victime, cela aurait facilité le plan de Klaus. Il lui aurait simplement ordonné de rester à la maison et, en bonne victime, elle se serait soumise. Malheureusement, elle ne l'était pas. La mission "il faut sauver le soldat Hayley en la forçant à rester cachée" s'annonçait donc des plus tumultueuses. A peine l'hybride eut-il le temps de songer à une stratégie de secours qu'il vit la louve lui tourner le dos et s'éloigner, sa tasse de café à la main. Il prit cela comme un signe. Hayley était entrain de s'évader, de manière tout à fait malicieuse soit dit en passant. Ce simple déplacement suffit à agacer l'hybride qui afficha aussitôt un regard bien plus sombre. Il changea alors complétement d'attitude, tandis que la jeune Marshall lui annonçait qu'elle était prête à tout donner pour offrir à leur enfant ce qu'il y a de mieux. Klaus profita de ces paroles encourageantes pour rebondir d'un air des plus impulsifs

- « Je suis ravi de l'entendre, Love. Et c'est précisément parce que cet enfant mérite ce qu'il y a de mieux, parce que tu es prête à te battre pour lui offrir ce qu'il y a de mieux que tu ... » expliquait-il avec vélocité tandis qu'il s'exerçait à s'emparer du sac ainsi que la veste de son interlocutrice. Ce ne fut qu'une fois la mission accomplie qu'il se décida à finir sa phrase d'un air des plus froids et des plus autoritaires: « ... n'iras nul part. Tu ne sortiras pas d'ici jusqu'à ce que l'enfant soit né. Tu ne parleras à personne. A l'exception de ceux à qui je t'en donnerait le droit. Tu ne prendras pas la moindre décision. Tu n'auras ni poids, ni réaction à témoigner dans nos actions futurs. Tu te contenteras de faire ce que je dis parce que je suis le seul capable d'offrir à cet enfant ce qu'il y a de mieux » expliquait-il d'une manière totalement machiste et très sombre. Il savait la louve rebelle, il se devait donc de se montrer autoritaire. Ceci étant dit, et tandis qu'il jouait son coup de théâtre, il ne pouvait s'empêcher de se demander si cela suffirait à convaincre la louve de se soumettre. Seul l'avenir lui apportera la réponse à cette question. Un avenir peut être proche, par ailleurs ...


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Hayley Marshall
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Posté le 11/03/16, 02:44 pm


   
   Klaus & Hayley
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M
a tasse de café à la main, je lui avais tourner le dos laissant le reste de mes affaires sur la table. Je buvais une autre gorgée du liquide qui aurait pu être meilleure s'il avait été de qualité lorsqu'il me répondit. Aux premiers abords, je m'étais levé, car je n'aimais pas le sentiment d'infériorité que cette position me donnait. Tout est une question de langage non verbal. Et je ne doutais pas qu'après toutes ses années d'existence, Klaus avait eu la chance de peaufiner cet art à la perfection. Je n'avais donc pas voulu lui donner l'occasion de m'être supérieur. Ensuite, je m'étais dit que si je m'éclipsais à la cuisine prétextant me faire un réchaud, il partirait. Ce n'était pas comme s'il cherchait ma compagnie ces temps-ci de toute façon, donc je croyais que le fais de couper court à notre discussion suffirait à ce qu'il aille vaquer à ses occupations. C'est-à-dire tout sauf moi et notre bébé. Mais cela malheureusement eut l'effet contraire. Il avait commencé à parler en laissant sa phrase en suspens. Étant de dos à lui, je ne savais pas pour quelle raison exactement qu'il avait arrêté ce qu'il était en train de me dire. Après tout, Niklaus n'avait jamais été du genre à couper une idée en pleine lancée. J'avais parfois même l'impression qu'il aimait s'entendre parler. Une chose était sure cependant, il était un orateur hors pair. Donc s'il avait coupé sa phrase, même pendant un court laps de temps, ce n'était pas de façon anodine. Lorsqu'il reprit parole, son ton avait changé. Il était devenu froid et autoritaire. C'est lorsque je n’entendis les mots "nulle part" sortir de sa bouche que je compris. Il avait deviné ce que je préparais, il m'avait démasqué… En même temps, je n'étais pas très surprise de sa rapidité d'esprit. Il était un homme intelligent et rusé. Il avait lui-même dupé de nombreuses personnes à travers les années. Et qui de mieux placé qu'un menteur afin de déceler un subterfuge ? Même en sachant sa capacité à comprendre rapidement une situation donnée, cela ne diminuait pas la frustration que je ressentais en moi en ce moment. Si seulement il avait pu passer son chemin… Il m'évite presque tout le temps et la journée où je décide d'aller me promener est celle qu'il choisit pour venir me faire un brin de causette ! J'étais presque à me demander s'il n'avait pas des dons de voyance à toujours avoir un coup d'avance sur tout le monde.

Mais les phrases qui suivirent furent encore plus difficiles à entendre. Il m'obligeait à rester enfermé ici pendant toute ma grossesse. À vivre reclus du reste du monde pour "le bien de la communauté des Mikaelson". Ce qu'il était en train de faire en ce moment même était exactement la même chose que les vampires de la Nouvelle-Orléans avaient faite à ma race ces dernières années : les cacher aux yeux du monde, condamné à survivre sans réellement pouvoir vivre. Il ne voulait même pas que je parle avec qui que ce soit. Hors mis les personnes qu'il aurait décidées… Non, mais il se prenait pour qui celui-là ?! Il voulait peut-être devenir le "roi" de la Nouvelle-Orléans, mais il n'allait certainement pas être le roi de ma vie ! Eh puis c'était quoi cette idée saugrenue de se proclamer "Roi" ?! Ne savait-il pas que cette époque était révolue depuis bien longtemps déjà. Eh puis j'avais été sage jusqu'à présent. J'avais écouté ce que me l'on disait sans trop rechigner parce que ma mésaventure avec les sorcières m'avait fait peur. Il pouvait se compter chanceux. Mais je n'étais pas le genre de femme à m'apitoyer bien longtemps sur mon sort et mon envie de liberté était tellement grande que de l'entendre jouer les dictateurs me faisait ciller les oreilles.  Ses paroles ainsi que le ton employé étaient sombres et lugubres. Je me doutais bien qu'il était en train de me manipuler afin de tenter de m'écraser, mais il n'était pas tombé sur la bonne femme afin de jouer les boniches qui sourient en hochant la tête à tout ce qu'on leur dit.

Il ne me connaissait pas encore très bien et il allait bientôt apprendre à ses dépens que je ne suis pas le genre de louve à subir les ordres donnés par le premier venu. J'ai toujours davantage été du type révolutionnaire, prête à me battre contre les oppresseurs. Ce n'était pas étonnant d'ailleurs que j'avais jadis aidé Tyler à se défaire de l'emprise de Niklaus. Je comprenais beaucoup mieux à présent tout ce qu'il avait dû subir et d'où était venu se besoin de se défaire des liens qui l'unissait jadis à Klaus. Je fis claquer ma tasse contre le comptoir se trouvant à mes côtés, faisant éclabousser le restant du contenu un peu partout. Je sentais le liquide un peu trop chaud couler sur mon bras ainsi que sur mon gilet, mais j'étais tellement fâché que je ne m'en souciais guère. Je me tournais alors vers l'Originel pour le dévisager. Les sourcils froncés, je sentais la chaleur me monter aux joues.

-Oh parce que mÔssieurs pense que de m'avoir baisé une seule fois te donner le droit sur ma vie entière ?!

Je marchais vers lui d'un pas décidé. Arrivé tout près, je continuais de parler en enfonçant mon index accusateur sur son torse à plusieurs reprises. Bien que je savais que ça ne devait pas lui faire mal, pour ma part, ça me faisait un bien fou.

-Laisse-moi te dire que tu n'as pas choisi la bonne femme si tu en voulais une soumise prête à exaucer le moindre de tes souhaits !!!! Je ne suis pas une louve domestique à qui tu peux mettre un joli collier scintillant afin de t'assurer de son silence et de son obéissance.

Je continuais d'avancer vers lui, un peu dans l'espoir qu'il se mette à reculer, inconsciente de la proximité que j'étais en train de créer entre nous. J'étais fâché. Non, j'étais en colère ! J'étais enfermé dans ses lieux depuis qu'ils m'avaient sorti des griffes des sorcières. N'avait-il jamais pensé que si je ne m'étais pas fait capturer à ce moment-là, je serais probablement loin maintenant et il serait toujours dans l'ignorance concernant notre bébé. Moi, en tout cas, j'y pensais sans cesse. J'avais relevé la tête afin de plonger mon regard furieux dans le sien. S'il pensait pouvoir gouverner ma grossesse comme il le voulait, il se mettait le doigt dans l'œil!

WILDBIRD
 

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Klaus Mikaelson
L'originel hybride
Posté le 12/03/16, 02:02 pm
A travers les âges, Klaus Mikaelson avait soumis bien des hommes, bien des guerriers et bien des peuples. Avec le temps son nom est devenu un fléau qui faisait trembler la moindre créature vivante qui l'entendait. Ainsi, il était devenu l'homme le plus craint du monde. Mais très vite ce titre avait créé chez lui une certaine habitude, certains réflexes de supériorité. Après tout, peu nombreux étaient ceux qui osaient lui tenir tête. Et ceux qui s'y essayaient finissaient morts aussitôt. Ainsi l'hybride originel avait pour habitude d'obtenir ce qu'il voulait lorsqu'il élevait la voix. Mais parfois il tombait sur quelques illuminés qui osaient le défier. Ceux-là étaient les plus amusants. Car, bien inattendus, ils étaient souvent très téméraires et déchantaient très vite. Klaus était en quête de la personne qui oserait le défier sans jamais flancher. Mais les siècles passants, il s'était fait à l'idée qu'il s'agissait là d'un mythe. Il ne s'attendait donc plus à croiser ce genre d'individu. Et pourtant il venait d'en rencontrer un. Hayley Marshall, louve imprévisible et réputée farouche semblait vouloir le défier sur son propre terrain. Et elle ne manquait pas de puissance. Rétorquant avec autant d'audace que de courage, cette dernière offrait à Klaus quelque chose d'inédit. Pour la première fois de sa vie, l'hybride originel allait devoir improviser face à une situation des plus pré-occupantes.

Ce jour-là, quand il avait haussé la voix contre elle, il était presque persuadé que cela suffirait à lui clouer le bec et à obtenir ce qu'il désirait. Mais lorsqu'il vit le regard de la louve changer, lorsqu'il la regarda s'énerver, écraser sa tasse contre le comptoir au péril de son corps éclaboussé, il ne put s'empêcher de penser l'espace d'une seconde qu'il avait peut être été un eu trop loin. L'hybride n'avait pas pour habitude de faire marche arrière et Hayley ne semblait pas non plus décidée à l'en lui laisser l'occasion. Il se contentait donc de fixer son interlocutrice outrée avec autant de mépris dans les yeux que ce qu'elle lui envoyait. Néanmoins il n'était pas sûr d'être le plus en colère dans l'histoire. La femme bafouée lui faisait la morale, le pointant du doigt avec indignation et hurlant des vulgarités à son égard. Pour la première fois de l'histoire, Klaus reculait devant une femme. Et ce ne fut que lorsqu'il se retrouva dos au mur, coincé entre une flopée de briques peintes et le doigt vengeur de Hayley qu'il s'autorisa un tout petit moment de répits. Il avala sa sa live avant de capter de nouveau le regard de la louve en colère. Il ne reprit qu'alors mais prenait tout de même  soin de peser un peu plus le poids de ses mots. Il ne désirait pas l'énerver plus, si cela était possible bien entendu. Il rétorqua alors d'un air calme mais plein de mépris:

- « Que tu le veuilles ou non, nos vies sont désormais liées. Parce que si je me mets les sorcières à dos, elles vous tueront. Toi et l'enfant. Et si l'envie de t'enfuir te prenait, j'irai personnellement arracher la tête de Sophie Davereau pour vous tuer. Toi et l'enfant » expliqua-t-il froidement. Il ne pouvait peut être pas retenir la louve captive dans la maison, mais il s'assurerait qu'elle reviendrait. Ce ne fut qu'une fois que ceci fut bien clair qu'il se détacha de l'emprise de la louve. Il haussa les épaules avant de lui lancer cette dernière question: « Alors, tu veux partir Hayley? Fais à ta convenance. Mais réfléchis bien aux répercussions que cela pourrait avoir sur ton entourage et ceux que tu aimes » en tant que tyran, il se devait d'être clair. Bien que calmé, il ne comptait pas basculé dans la soumission pour autant.

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Hayley Marshall
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Posté le 13/03/16, 07:24 pm


   
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À
ma grande surprise, le grand Niklaus Mikaelson recula suivant le sens de mon affront. Je continuais à avancer vers lui sans laisser percevoir la surprise que j'avais ressentie, jusqu'à ce qu'il soit pris au piège entre le mur qui se trouvait derrière lui et mon corps lui faisant barrière. Nos corps se frôlaient presque, mais je ne m'en souciais guère. Je n'avais qu'un seul objectif : lui faire comprendre le fond de ma pensée. Je savais bien qu'il ne fallait pas que je me laisse avoir par la proximité que j'avais créée. Car même si je ne le laissais pas paraître, je n'étais pas insensible à la beauté sauvage de l'hybride. Son côté loup m'avait toujours attiré, même si je ne l'avouerais jamais. Quoi que je n'eusse pas vraiment besoin de le dire, ce qui était en train de pousser dans mon ventre était bien plus éloquent que toutes les paroles que je pourrais dire. Depuis que je connaissais Niklaus, ça avait toujours été une montagne russe. À commencer par le fait que j'ai aidé Tyler Lookwood à se défaire de son emprise. Il n'a pas du tout apprécié et je sais qu'il doit encore m'en vouloir pour ça. À ma défense, je ne le connaissais pas encore. Je ne savais même pas à quoi il ressemblait. Maintenant il est le père de mon enfant… À croire que les choses peuvent changer en moins de temps qu'il en faut pour le dire.

Je croisais mon regard avec celui de l'hybride, oubliant toutes pensées qui pourraient me faire dévier de mon objectif premier. Il devait connaitre le fond de ma pensée ! Même si cela ne lui plaisait pas. Je refusais tout simplement de jouer les princesses enfermées dans son donjon en l'attendre de se faire délivrer par son prince charmant. Surtout qu'en l'occurrence, le prince charmant en question ne semblait pas réellement tenir à moi. Je n'avais jamais reposé ma survie sur les épaules de quelqu'un d'autre. Je n'avais toujours compté que sur moi-même et j'avais beaucoup de difficulté à faire les choses autrement. J'avais peur qu'il ne fasse pas tout en leur possible pour s'assurer de ma survie et c'était quelque chose d'angoissant. Niklaus croyait peut-être que j'étais une petite louve obéissante qui courbe l'échine à chaque fois que l'on hausse le ton, mais ce n'était pas le cas. J'avais un caractère bien trempé et il allait l'apprendre à ses dépens. J'aurais tellement aimé que notre relation soit plus… sereine. Mais je savais très bien que ce serait toujours explosif entre nous. Comme cette nuit où nos corps se sont rencontrés. Même si nous vivions toujours dans l'intensité, cela ne serait pas forcément négatif. Non ? Mais pour le moment nous étions bien loin d'une relation saine. Ce que je lisais dans son regard me fit frissonner. Il me retournait la haine que je ressentais en ce moment même. Comme s'il était le reflet de mes sentiments. Mais ce fut lorsqu'il reprit parole que je me mis à trembler. Il était contradictoire dans ses dires. À moins que ce fût justement ce qu'il voulait… Me faire comprendre que d'un sens ou de l'autre, j'étais condamné à rester près de lui sinon je perdrais la vie. Si ce n'était pas les sorcières qui m'arrachaient à cette vie, ce serait lui qui s'en chargerait personnellement. Je me mis à hocher négativement la tête sans réellement m'en rendre compte. Il se détacha de mon emprise pour remettre un peu de distance entre nous. Voilà qui m'aidait à m'éclaircir les idées. Je fis glisser ma main sur mon ventre encore plat alors qu'une sombre pensée me venait en tête. Une lueur de dégout fit briller mes yeux alors que je pensais à l'impensable. Et si… et si je mettais fin à la vie de ce petit être qui poussait dans mon ventre ? Et si l'avortement était en fait la solution à adopter ? Les sorcières n'auraient plus de pouvoir sur Niklaus, puisque de toute façon il ne tenait pas à moi. Elles pourraient donc mettre fin au sort de liaison qu'elle m'avait jeté, car elles n'auraient plus de raison de tuer l'une des leurs si cela ne servait pas la communauté…

Je me retournais vers lui avec un air quelque peu défaitiste, mais tout de même résolu. J'étais moi aussi une totale contradiction. Je voulais faire ce qu'il y avait de mieux pour mon enfant, mais j'étais aussi prête à tout arrêter si c'était pour le mieux. Cela me fendait le cœur rien que d'y penser, mais si c'était pour lui sauver une vie de misère, ce serait égoïste de ma part de ne pas l'envisager… Je plongeais de nouveau mon regard dans ses beaux yeux bleus avec l'impression que je pourrais m'y perdre si je les regardais trop longtemps…

-Alors qu'est-ce que tu attends ? demandais-je d'un petit air désabuser. Qu'est-ce que tu attends pour mettre fin à mes jours si c'est tout ce qui t'incombe ? Tu pourras retrouver ta vie d'autrefois s'en avoir à t'en faire pour une femme enceinte que tu voudrais voir enfermé dans sa demeure tel un objet de collection.

Je savais qu'après cette discussion, je n'allais pas sortir. Je savais qu'il avait raison et que c'était la meilleure solution à adopter. Même si j'avais de la difficulté à l'accepter. Je ne demandais pas grand-chose en réalité… J'avais besoin d'être moins seule. D'être m'entourer de personnes et de sentir de nouveau la proximité des membres d'une meute. Me coller contre quelqu'un sans arrière-pensée, uniquement afin de profiter de la présence réconfortante de l'autre. Mais j'étais entouré de vampire, ils ne pouvaient pas comprendre ce besoin prenant de proximité que je ressentais…

Je faisais exprès de ne pas répondre à sa question, n'ayant pas vraiment quoi lui répondre. Si je voulais partir… J'étais complètement séparé en deux. D'un côté, j'avais besoin de liberté, de vivre et de retrouver les membres de ma famille qui me tenaient tant. De l'autre côté, je ne voulais pas priver mon enfant de son père. Je rêvais secrètement de vouloir vivre une vie de famille normale. Avec un père et une mère aimante prenant soin ensemble de leur petit trésor. De combler tous ses besoins et de vivre dans le bonheur. Loin de tous ses drames et du sang. Malheureusement pour moi, je n'étais pas tombé sur le père idéal pour ça. Je savais que mes espoirs étaient vains et que jamais nous n'aurions une jolie maison sur le bord d'un lac où notre enfant pourrait courir et jouer en toute sécurité. De toute façon… je ne savais même pas si j'allais pouvoir mettre ma grossesse à terme.

Je n'attendais pas sa réponse, j'enlevais mes souliers de marche que j'avais enfilés lorsque ce matin j'avais eu l'idée d'aller me promener dans le Bayou. J'enlevais ensuite mon gilet à manche courte que j'avais taché lorsque j'avais déposé avec un peu trop de force ma tasse sur le comptoir. Me retrouvant du coup en camisole blanche et en jeans. J'allais rincer mes mains sous le robinet pour en retirer le restant de café qui avait sali ma peau.

-Est-ce que tu regrettes? Finis-je par demandé tout en restant dos à lui.

J'appréhendais sa réponse, mais j'avais besoin de savoir. S'il me répondait par l'affirmatif, je prendrais les dispositions qui s'imposent…

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Klaus Mikaelson
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Posté le 17/03/16, 04:37 pm
Aussi pénible que pouvait l'être l'hybride originel par moment, Klaus n'avait qu'une seule crainte. C'était de voir Hayley mettre fin à ses jours du fait que la situation devenait trop pesante pour elle. Après tout, elle vivait une situation que peu de femmes étaient capables d'endurer. Portant l'enfant de l'homme le plus détesté au monde, elle était devenue l'ennemie publique numéro un, alors qu'elle n'avait rien fait. Psychologiquement, ce devait être difficile à endurer. Et pourtant elle était toujours là, à tenir tête à l'hybride et à endosser ses coups de gueule. Néanmoins ce dernier n'était pas dupe. Il se doutait bien que Hayley n'était ni invincible ni un dixième de la femme forte qu'elle prétendait être. Il se devait donc de veiller discrètement sur elle, redoutant le moment où elle tenterait de mettre fin à sa vie. Et son intuition ne l'avait guerre trompé puisque ce jour-là, tandis qu'ils se disputaient avec une violence que même-eux n'avait jamais utilisé l'un contre l'autre, Hayley demanda à Klaus de la tuer ou tout du moins ce qu'il attendait pour le faire. Pour lui c'était exactement la même chose. Le simple fait qu'elle y ait pensé suffisait à l'inquiéter et, par accoue, à le mettre dans une colère noir. Ayant appris de sa très récente leçon, il tentait désespérément de contenir sa colère. Il ne rêvait point de se retrouver de nouveau plaqué contre le mur et subir l'effroyable attaque du doigt vengeur de la louve enceinte. Il se contentait de la regarder lui tourner le dos et se diriger vers le lavabo. Cet air de supériorité qu'elle affichait l'énervait au plus haut point. Il s'imaginait mille moyens de la faire taire et mille autres encore de lui faire regretter ses faits et gestes. Sa colère était tel qu'il peinait à tenir en place. Et pourtant ce n'était rien à côté de ce qu'il allait ressentir à cause de sa question suivante. Elle osa lui demander si il avait des regrets. Et elle ne parlait pas de leur dispute récente ou des injures qu'il a pu lui adresser maladroitement. Elle voulait bien sûr parler de l'enfant qu'ils avaient conçu ensemble, du bébé même pas encore né et qui posait déjà des problèmes. Hayley venait juste de prouver que, comme l'ensemble de l'entourage de l'hybride originel, qu'elle ne le croyait pas heureux de son avenir de père. Comme eux, elle pensait qu'il s'en moquait. Klaus le comprenait enfin. Même Hayley, cette femme à qui il s'était pourtant confié l'espace d'un soir, doutait de ses intentions à propos de son enfant à naître. Aussitôt devenu furieux, il s'empressa d'apparaître à côté d'elle à vitesse vampirique, de la saisir brutalement par le cou et de la plaquer contre le mur. Il se mit à hurler:

- « Mon unique regret, c'est de t'avoir rencontrée Hayley Marshall ! Je ne regrette pas d'avoir engrossé une femme, je regrette de t'avoir engrossée toi » criait-il à travers la maison sans la moindre discrétion « Cela aurait pu être n'importe qui d'autres ! Bonnie Bennett ! Elena Gilbert, à l'époque où elle était encore humaine ! Même Katerina Petrova ... » il s'arrêta de hurler un instant, le temps d'avaler sa salive et de marquer un air de dégoût en ayant cette image sordide en tête. Il ne reprit qu'alors en plongeant son regard furieux et outré dans celui de la louve enceinte: « Mais toi ... la louve qui a trahi douze de ses proches en les conduisant tout droit à une mort certaine pour des raisons égoïstes ... la louve qui a trahi l'homme qu'elle aimait pour des raisons égoïstes ! » s'exclamait-il en exerçant une pression de plus en plus forte sur le cou de celle qui venait de devenir sa victime. Ce ne fut que lorsqu'il prit conscience qu'il était entrain de la tuer qu'il se décida à la lâcher. Il ne reprit qu'ensuite plus calmement mais avec autant de mépris: « C'est toi le problème, Hayley. Tu penses que je suis un monstre? Mais toi alors qu'est-ce que tu es? » lui murmura-t-il à l'oreille avant de se diriger vers la sortie. Il se doutait bien qu'ils n'en resteraient pas là mais il était persuadé d'avoir répondu à sa question à propos des regrets. Est-ce que la louve enceinte avait compris ses paroles? Cela restait confus dans l'esprit énervé de l'hybride.


ps: désolé pour le retard, j'ai eu beaucoup de boulot cette semaine

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Hayley Marshall
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Posté le 18/03/16, 05:28 am


   
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D
ire que je vivais le parfait bonheur et que pour rien au monde je n'aurais changer quoi que ce soit au funeste destin qui m'attendait aurait été un mensonge que je n'aurais jamais été capable de me convaincre. Même en me le répétant sans cesse telle une tragique ritournelle. Croire que les choses ne pourraient pas être pire qu'en ce moment était aussi un mensonge auquel j'avais pourtant eu l'audace de croire. Je n'avais jamais pensé au suicide. Malgré tout, je tenais beaucoup trop à la vie pour oser commettre un tel acte irréparable. Mais en ce moment, alors que Niklaus me plaquait durement contre le mur en me tenant par le cou, j'avais que l'idée m'était passée par la tête. Une fraction de seconde pendant laquelle je me disais que s'il m'était fin à mes jours en cet instant même, tout deviendrait tellement plus simple. Je ne savais pas ce qu'il y avait après la mort, mais cela me semblait tellement moins effrayant que ce que j'étais en train de vivre en ce moment. À tel point que j'acceptais presque la mort comme une délivrance. Malgré tout, j'étais une battante et même si l'idée de mourir ne me faisait soudainement plus aussi peur, je n'étais certainement pas prête à me laisser tuer sans rien faire. Je frappais son bras, griffais sa main qui me tenait, tentais d'écarter ses doigts… rien n'y faisait. J'avais beau tenter de toutes les façons possibles de lui faire lâcher prise, c'était peine perdue. Il serrait tellement fort que je suffoquais. L'air ne se rendait plus aussi facilement à mes poumons – voir que je n’en avais plus du tout. Je sentais le manque d'air me serrer la cage thoracique alors que je ressentais le moindre de mes battements de cœur dans tout mon corps. Même si j'étais en train de mourir, je comprenais parfaitement les mots qu'il me disait. Il regrettait d'avoir croisé mon chemin. Voilà une chose qui était claire. Si j'avais seulement pu espérer vivre une vie de famille pour le moins normale avec mon enfant et son père, je pouvais tout oublier sur-le-champ. Les mots qu'il prononçait étaient encore plus blessants que sa poigne de fer contre ma gorge. Il me traitait de traitresse alors que c'était lui qui avait enlevé la vie des douze hybrides que j'avais conduit à l'abattoir. Je n'étais pas très fière et je le regrettais amèrement. Je n'avais d'ailleurs jamais prétendu être blanche comme neige et pourtant c'est exactement sur ce point-là qu'il désirait revenir alors qu'il m'enlevait la vie. Il pouvait me reprocher mes actes, j'en prenais le blâme, par contre il ne pouvait pas nier qu'il était pire que moi. Prenant des vies comme bon lui semblait depuis encore bien plus longtemps que moi… Il n'avait aucun droit de me juger de la sorte, mais il avait toujours fait comme bon lui semblait. Ce n'était certainement pas une petite louve qui le ferait changer d'avis… Il serrait sa prise sur ma gorge encore plus fort et cette fois je me sentis tourner de l'œil. Alors que mes yeux papillotaient dans leurs orbites et que mes bras retombaient lourdement de chaque côté de mon corps annonçant que mon dernier souffle de vie me quittait finalement, il relâcha son emprise. Je tombais solidement au sol alors que mon corps reprenait tant bien que mal sa respiration. L'air circulant à nouveau dans mes poumons me fit terriblement mal à la poitrine. Je commençais à tousser comme si mon corps peinait à reprendre sur lui-même. Alors qu'il venait murmurer à mon oreille pour me demander ce que j'étais moi, si lui était un monstre, je serrais les poings aussi fort que mon état me le permettait. Je relevais la tête pour le voir se diriger vers la sortie afin de quitter la pièce. S'il pensait pouvoir m'esquiver aussi facilement, il se trompait! Je secouais la tête afin de reprendre mes esprits avant de me relever et de foncer vers lui. Je le poussais de toutes mes forces, même si cela signifiait qu'il allait encore se fâcher. Mais je n'avais pas l'intention de laisser son action passée en toute impunité…

- Hey bien laisse moi te dire que tu fais de bien mauvais choix monsieur je sais tout !!! commençais-je en criant à mon tour. Laisse-moi t'apprendre une petite leçon de la vie ! Tu sais, comme la deuxième partie de toi que tu ignores la plupart du temps !! Quand on baise une femme, c'est malheureusement une conséquence qui peut arriver, UN ENFANT ! Et à moins de vouloir te débarrasser de moi, ce que je ne doute pas que tu auras envie de faire vu la considération que tu me portes, tu as encore huit mois à m'endurer ! Tout aussi bien, prendre ton mal en patience !

Je craquais, c'était maintenant à mon tour d'être fâché. J'avais la mauvaise impression que cette histoire se terminerait bien mal et ce n'était certainement pas pour Niklaus que je m'inquiétais… Je sentais les larmes de colère me monter aux yeux. Je me refusais de pleurer et montrer un moment de faiblesse devant lui. Je n'en avais pas le droit… j'essuyais mes yeux d'un geste rageur avant d'aller de nouveau me planter devant lui afin de l'obliger à me regarder d'en face.

- Quel beau couple de monstres faisons-nous ! grognais-je entre mes dents. Je ne t'ai jamais traité de monstre Niklaus Mikaelson, contrairement à ce que tu sembles croire. Ou même contrairement à ce que toi tu me traites. Désolé si je t'ai offusqué alors que je voulais avoir une simple et stupide réponse.

Je secouais négativement la tête avant de passer une main dans mes cheveux afin de les replacer.

-Eh puis merde ! Je sais ce que tu penses de moi, maintenant. Je ne vois pas pourquoi je tente encore de discuter avec toi !

Je tournais les talons à mon tour, continuant le chemin qu'il avait d'abord emprunté et duquel je l'avais préalablement arrêté. Je fis doucement glisser la paume de ma main sur la peau sensible de la gorge. Je sentais encore la sensation de son étreinte contre la trachée. J'allais probablement avoir une belle ecchymose demain… ou peut-être même aujourd'hui… Finalement, ce ne serait pas lui qui couperait court à la dispute, mais moi…


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Klaus Mikaelson
L'originel hybride
Posté le 25/03/16, 01:58 pm

L'hybride originel était réputé pour être rude dans ses propos. Il pouvait lui arriver d'être blessant, grossier, injuste et même cruel de temps en temps. Parfois il s'en rendait compte. D'autres fois, il devait attendre de voir la souffrance sur le regard de ses interlocuteurs pour s'en rendre compte. Après tout, sous l'impulsion de la dispute, il n'est pas toujours évident de peser le poids de ses mots. Ce jour-là Klaus le prouva encore en se comprenant qu'à travers les cris de la louve blessée qu'il était allé trop loin. Il avait levé la main sur elle, la mère de son futur enfant, et avait mis malgré lui sa vie en danger. Il le comprit très vite et, sous le poids des hurlements adverses, n'eut le temps de ressentir la moindre culpabilité qu'il aperçut les petites larmes maladroitement masquées de son interlocutrice. Klaus était sceptique quant à bien des choses mais certainement pas sur le fait qu'un enfant était lié à la mère qui le portait. Ainsi, tandis qu'à peine quelques secondes séparaient l'instant où il étranglait Hayley, de celui où elle l'injuriait, l'hybride imprudent dans le choix de ses mots comprit qu'il venait de faire du mal à son propre enfant. Il lui fallait dépasser les limites de la raison une dernière fois pour comprendre qu'il ne pouvait plus se permettre de faire n'importe quoi. Tel était la réflexion qui occupait son esprit tourmenté, tandis que la jeune et bafouée Marshall lui rappelait les délais qui les séparaient encore de la naissance du bébé. Cette dernière semblait des plus blessées et, pour le coup, bien plus abordable que d'habitude. Pour la première fois, Klaus arrivait à se prendre de compassion pour elle, même si il était lui-même l'auteur de ses maux. Ainsi, lorsqu'il la vit s'en aller, et qu'enfin il pouvait se libérer de cette ambiance pesante, il fut frappé par quelque chose de bien plus rare pour lui que les foudres d'une femme vexée. En effet, ce soir-là, Klaus Mikaelson fut frappé par un moment de lucidité. Ce qui, ces temps-ci en tout cas, étaient plutôt rare. En effet, pris entre un conflit violent avec celui qui fut jadis son enfant et la situation ambigüe exige une femme enceinte, il lui arrivait de balayer la morale pour se focaliser sur l'unique chose qui lui paraissait important jusqu'alors: l'efficacité. Seul le résultat compte. C'était sa façon de penser. Mais si cette dispute avait dû lui apporter la moindre leçon, c'était qu'on ne pouvait trouver aucune sérénité par le biais de la haine et du mépris. Alors, ce jour-là, il se devait de revoir ses pratiques et d'essayer quelque chose d'inédit pour lui. C'est ainsi que, sans trop tarder, Klaus saisit Hayley par le bras et la tira vers lui jusqu'au point où ils se retrouvèrent l'un coller à l'autre, les yeux dans les yeux. Il ne murmura qu'alors d'un air des plus innocents, des moins violents et des plus francs:

- « Comme tu l'as dit, Hayley, huit mois cela peut être long » déclara-t-il avant de lâcher un soupire en s'exerçant à ne pas lâcher la louve des yeux. « Mais cela peut également signifier autre chose. Cela veut aussi dire qu'il nous reste le temps d'apprendre à nous apprécier. Et crois-moi Love, cette petite nuance a de l'importance. Pour avoir passé ma vie à renouer et à briser mes relations avec mes frères et sœur, je peux te dire que je n'en ai tiré qu'une seule leçon. C'est que même si les tensions sont fortes, la famille mérite qu'on se batte pour elle » expliquait-il en toute sincérité avant de reprendre sans quitter le regard de la louve enceinte. « Pour l'instant, je n'ai pas le moindre intérêt pour toi Hayley. Mais lui... » il marqua une pause brève le temps de poser sa main sur le ventre encore plat d'Hayley « Il est ma famille, mon sang, mon enfant. Et si pour lui je dois surmonter mes envies de meurtre et apprendre à t'apprécier, alors je le ferai sans la moindre hésitation. Une seule question réside ici. Es-tu prête à me faire confiance, toi, Hayley Marshall, la future mère de mon enfant? » A travers cette dernière question, l'hybride originel tentait de hisser un drapeau blanc spirituel. Une forme de paix serait-il possible entre ces deux êtres que tout sépare?

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Hayley Marshall
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Posté le 25/03/16, 04:53 pm


   
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J
'étais bien décidé à partir. Du moins, pour l'instant à monter me réfugier dans "ma chambre". Je sentais encore la pression de ses mains contre mon cou, même si l'air passait de nouveau pour se rendre jusqu'à mes poumons. Je n'étais pas morte cette fois, mais si même le géniteur de mon enfant était contre moi, je n'avais strictement aucune chance si je restais ici. Une tonne d'idées se bousculaient dans ma tête alors que les larmes trouvaient de nouveau le chemin vers mes joues. Devais-je garder l'enfant ? Où était-il préférable de fuir très loin d'ici dans l'espoir que les Mikaelson ne me retrouvent jamais ? Était-il seulement possible de se cacher d'eux ? Après tout, ils auraient l'éternité pour me retrouver. À moins qu'ils n'en fassent rien... Après ce qui venait de se passer, l'enfant semblait être important pour tout le monde ici sauf pour le principal concerné… J'étais trop absorbé par mes pensées que je n'aurais jamais pu prédire ce qui allait suivre. Je sentis alors sa main se refermer sur mon bras et me tirer vers lui. Je sentis une décharge électrique métaphysique se propager dans tout mon corps alors que mon instinct me criait que je devais fuir. Il ne devait pas avoir apprécié la dureté de mes mots et voulait terminer ce qu'il avait commencé quelques minutes plus tôt… Mais ce fut un tout autre portrait que je l'avais imaginé qui se dessina devant moi alors qu'il me plaqua tout contre lui pour plonger ses yeux perçants dans les miens. Un frisson bien involontaire de ma part me parcourut l'échine alors que je prenais réellement conscience de la proximité qu'il venait de créer entre nous. Seuls nos vêtements respectifs faisaient encore une barrière entre lui et moi. J'avais l'impression que l'on venait de changer de poste dans la télévision de mon cerveau alors qu'en soutenant son regard, je me rappelais pourquoi je lui avais succombé cette nuit-là. Je sentais mon cœur s'affoler dans ma poitrine et je tentais de me faire violence pour prendre de longues et profondes inspirations dans l'espoir de faire redescendre mon rythme cardiaque. Je ne voulais pas qu'il sache que mon corps réagissait à son contact, bien qu'il était peut-être déjà trop tard pour ça…  Je remarquais que son ton avait complètement changé lorsqu'il m'adressa de nouveau la parole pour souffler dans un murmure que huit mois ça pouvait être long comme je l'avais si bien mentionné un peu plus tôt. Ce changement soudain me porta à me demander si cela était en fait une menace déguisée. Avec Niklaus, je ne savais jamais à quoi m'attendre et il me le prouvait encore une fois… Il se forçait afin de garder le contact de nos regards. Tellement que j'avais l'impression qu'il était en train de lire tout au fond de mon âme… Je me tortillais un peu tout contre lui alors que l'idée qu'il puisse réellement le faire créait un petit malaise en moi. Je l'écoutais néanmoins avec attention lorsque la suite me surprit encore plus que tout le reste. Peut-être que mon discours n'avait pas fait mouche finalement et qu'il avait été interpellé pas les mots que j'avais utilisés. Apprendre à nous apprécier… Voilà un discours que je n'aurais jamais cru entendre un jour sortir de la bouche de Niklaus. C'était complètement invraisemblable venant de lui. M'étais-je évanoui à cause du manque d'oxygène et maintenant j'étais en train de fantasmer sur la finalité que j'aurais aimé avoir ? « Love », cette appellation sonnait bizarre à mes oreilles et pourtant, j'avais envie de l'entendre de nouveau. C'était tellement mieux que toutes les autres insultes qu'il avait pu me dire jusqu'à présent…

Toute la sincérité que portaient les mots de l'hybride Originel me fit vibrer de nouveau. Je ne croyais pas qu'il était possible de jouer une émotion aussi pure que celle-là et je me surprenais à penser que j'aimerais bien que nos relations futures soient toujours bordées par autant de vérité. Était-ce une utopie de croire cela possible ? Je ne saurais pas le dire, mais j'avais l'impression de retrouver le vampire que j'avais rencontré un mois plus tôt et qui m'avait sauvé la vie… Un mélange de sentiment contraire se bousculait en moi alors que je craignais que ses douces paroles soient trop belles pour être vraies. Pourtant, il n'avait toujours pas cessé de me regarder dans les yeux, comme s'il désirait me montrer qu'il était honnête et qu'il voulait vraiment apprendre à me connaître. Je me fis violence de nouveau afin ne pas rompre le contact visuel lorsqu'il me dit qu'il n'avait pas le moindre intérêt pour moi. J'avais seulement envie de baisser la tête et regarder partout, mais ailleurs. Pourtant, je ne le fis pas. Continuant de soutenir son regard, j'avais le sentiment que ce qui était en train de se passer était des plus important entre nous et que je devais me montrer à la hauteur de ses attentes. C'est pourquoi je pris sur moi afin de me montrer fière et de lui prouver que moi aussi j'étais capable de soutenir son regard. D'une autre part, c'était une énorme preuve de confiance que je lui faisais, car j'étais pleinement consciente qu'il pouvait m'hypnotiser à tout moment…

Mais c'est lorsqu'il posa sa main sur mon ventre que je compris réellement toute l'étendue de ses mots. Cette fois, il fut tout simplement impossible pour moi de cacher le tremblement que cela provoqua alors que je frissonnais tout contre lui. Le ventre, cette partie de l'anatomie que j'ai toujours considérée comme être le deuxième cerveau. C'est le centre de nos émotions alors que tout ce que l'on ressent passe par là. Lorsque l'on est en amour, on y sent des papillons qui y volent. Lorsque l'on est stressé, c'est comme si nous avions une boule dans l'estomac… et ainsi de suite. Sans compter que j'étais enceinte. C'était donc l'endroit dans laquelle j'étais en train de créer la vie. Que notre enfant était en train de prendre forme. Pour la première fois depuis que j'étais arrivé à la plantation je voyais qu'il se souciait de l'enfant. Cette fois, malgré tous mes efforts pour le cacher, ce fut impossible de ralentir mon rythme cardiaque de s'affoler. Alors que doucement je fis glisser ma main sur la sienne qui se trouvait toujours sur mon ventre après qu'il m'est demandé si j'étais prête à lui faire confiance. Je pris un court moment de réflexion avant de hocher doucement la tête de façon positive.

-Si tu me fais aussi confiance… je suis prête à t'accorder entièrement la mienne, Niklaus. Dis-je d'une voix basse et radoucie.

Je pressais un peu ma main contre la sienne, sentant le corps de l'hybride contre le dos de ma main. C'était déstabilisant. Quelques instants plus tôt, j'étais prête à m'en aller pour ma survie, maudissant Niklaus d'avoir tenté de me tuer. Et maintenant, je me retrouvais pressé tout contre lui alors que toute animosité semblait s'être envolée. Comment pouvait-ont changer d'humeur aussi rapidement ? C'était l'effet qu'il produisait chez moi. Cette facilité qu'il avait à modifier mes émotions avec tant d'aisance était effrayante. Il suffisait qu'il me tienne contre lui pour que j'oublie l'animosité que je ressentais. Je me demandais s'il se rendait compte de l'effet qu'il me faisait ou ce genre de chose était inconnu pour lui. Néanmoins, j'espérais presque qu'il ne s'en aperçoive pas de peur qu'il en profite… Bien que j'étais prête à lui offrir ma confiance sur un plateau d'argent, je savais qu'il allait tout de même devoir la mériter et me prouver qu'il en était digne… Néanmoins, pour la vie de notre enfant et la survie de la mienne, j'étais prête à faire cet effort de lui donner le bénéfice du doute. Même si je ne savais pas où toute cette histoire allait me mener… Je ne savais plus où j'en étais tellement c'était mélangé dans ma tête, mais je devais lui donner la chance qu'il me demandait pour notre salut à tous.

Avec précaution, comme si j'avais peur d'effrayer un animal sauvage, je levais ma main libre vers son visage afin de lui caresser doucement la joue. Je poussais un petit soupir sans jamais quitter le contact de notre regard qui était plongé un dans l'autre. Comme si j'étais en train de me noyer dans la contemplation de ses yeux d'un bleu profond.

-Nous pourrions être tellement plus forts et solides face à nos ennemis si nous étions de concert… murmurais-je à mon tour, de peur de briser le silence et la "magie" qui était en train de se passer entre nous.


WILDBIRD

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I can't tell you what it really is I can only tell you what it feels like And right now there's a steel knife in my windpipe I can't breathe but I still fight As long as the wrong feels right honey
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