« That's okay baby, only words bleed. » Hayley.
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Posté le 09/03/16, 07:44 pm


That's okay baby.


« Comment ça, vous ne pouvez pas venir ? C'est maintenant que vous me prévenez. » S'enquit Alexis derrière son téléphone, peinant à dissimuler son agacement grandissant. Pour toute réponse, l'assistante maternelle lui raccrocha au nez. Non mais quelle idiote irrespectueuse ! Indignée, la brune raccrocha à son tour le téléphone, puis jeta un coup d’œil sur Lilie, s’émerveillant, face à la lumière du mobile. Lorsqu'elle regarda le sourire de sa fille, ce fut comme si toutes les montagnes pesant sur son dos s’étaient effondrées, pour ne laisser place qu'à la légèreté de l'instant. Parfois, elle regrettait ses périodes d’insouciance, comme si la vie, les lui avait arrachées trop tôt. Mais pourtant, Alexis ne regrettait en rien la naissance de Lilie ; jamais, elle ne le pourrait. Même si, pour être tout à fait franche avec elle-même, elle ne l'avait point accueilli de très bonne grâce. Mais la première fois qu'elle eut aperçu son visage, la première fois qu'elle eut entendu son premier cri, Alexis était tout de suite tombée amoureuse d'elle. Un amour profond. Un amour indestructible. Ce fut à ce moment qu'elle sut. Qu'elle sut, qu'elle aurait pu lui donner sa vie. Qu'elle aurait pu donner sa vie, pour lui permettre de vivre, et avoir la chance de trouver le bonheur. Alexis s'allongea à coté de son enfant, et déposa un tendre bisou sur son front. « On est une nouvelle fois dans le beau drap, princesse. Mais on va s'en sortir, comme toujours. »Murmura-t-elle, au creux de son oreille, ce qui arracha un sourire à la petite.

Alexis allait devoir trouver une solution. De toute évidence, elle ne pouvait guère rater une journée de travail, sachant pertinemment que la compassion, l'indulgence, ne faisaient point partie des qualités de son patron. D'ailleurs, parfois elle se demandait s'il en possédait, des qualités. Ce fut à ce moment précis, qu'elle prit probablement la pire décision de toute sa vie, mais c'était la seule qui lui vint à l'esprit, en cet instant. En ayant conscience, mais elle dût constater que cela demeurait la seule solution. Ce fut donc décidée qu'Alexis se leva, prenant Lilie dans ses bras. Le bar n'était probablement pas l'endroit adéquat pour un bébé de six mois, mais elle n'avait pas le choix. Si elle n'occupait pas son poste aujourd'hui, son patron la renverrait, et cette perspective était tout simplement inenvisageable.
Une fois la petite préparée, elle la plaça dans la poche kangourou, et l'attacha sur elle. Elle aurait probablement l'air des plus ridicules, en débarquant au boulot affublée ainsi, mais elle s'en fichait ; Lilie adorait sa poche kangourou. Alexis ne put s'empêcher d'esquisser un sourire attendri, lorsque Lilie échappa un petit bâillement, visiblement prête à s'endormir. Un dernier petit bisou, et elles sortirent enfin de l'appartement.

Les beaux jours de printemps n'allaient probablement point tarder à arriver, et malgré le froid persistant, un soleil illuminait la ville. Soleil, qui eut pour don d'améliorer son humeur, si chaotiques quelques minutes plus tôt. Mais Alexis savait que cela n'allait être que de courte durée, et que bien assez vite, son patron lui montrerait l'envers du décor. Elle décida cependant de ne point s'en préoccuper, et salua quelques passants dans la rue, de manière aussi joviale qu'elle en avait toujours eu l'habitude.

Une fois arrivée devant la bâtisse du bar, la jeune femme poussa la porte de celle-ci. Il ne devait pas être loin des neuf heures du matin, et elle put constater qu'il n'y avait pas énormément de monde ; tant mieux. Alexis traversa la salle, sans conviction aucune, et rejoignit le comptoir, là où demeurait déjà son supérieur. Il lui lança un « Tu es retard », sans même prendre la peine de la regarder. Non mais quel connard ! Ne put-elle s'empêcher de penser. Elle resta planter devant lui quelques instants, attendant qu'il daigne lui faire l'honneur de la regarder. Lorsque ce fut le cas, la jeune femme se retint de hurler de rire, face à sa mine effarée ; visiblement, il ne s'y attendait pas. « C'est quoi ça ? » Ça, c'est ma fille, espèce de sombre fils de p*te, eut-elle profondément envie de répondre. Mais au lieu de cela, elle tenta vainement de se redonner une contenance, et fit preuve d'un véritable self-contrôle, pour ne point lui sauter au visage. « La baby-sitter m'a lâchée à la dernière minute, je n'ai vraiment pas eu le choix. Je vous promets qu'elle sera sage. » C'était vrai, elle était adorable. Mais elle doutait fortement qu'il en ait quelque chose à foutre, étant donné le regard de chien de garde qu'il était en train de lui lancer. « Tu as cinq minutes pour trouver une solution, sache que tu n'es pas irremplaçable, ma petite. » Puis il tourna les talons, rejoignant son bureau, sans qu'elle n'ait eu le temps de rétorquer quoi que ce soit.

Elle aurait voulu le rattraper, mais pour cette fois, Alexis refusa catégoriquement de s'asseoir sur sa fierté. Elle finit par tourner son regard vers sa petite, qui était en train de pleurer, ayant visiblement été apeurée par le ton de l'homme, mais elle finit par se calmer, sous les caresses de sa maman. « Tu sais quoi, petite puce ? Qu'il aille se faire voir, on se débrouillera autrement. » Glissa-t-elle à son oreille, consciente que cette fin de mois allait décidément être très pénible. Mais Alexis savait qu'elle trouverait une solution, ayant habitude de ce genre de situation d'urgence. Lilie demeurait décidément, le plus beau combat de toute son existence.

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Dernière édition par Alexis Cameron le 11/03/16, 08:24 pm, édité 4 fois
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Hayley Marshall
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Posté le 10/03/16, 04:06 pm


   
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J
'étais tanné de vivre entre les murs de la demeure Mikaelson construite sur la plantation de leur passé. J'en savais très peu sur ces lieux en réalité, mais qui pourrait bien m'en parler de toute façon ? Je voyais bien qu'Elijah faisait des efforts afin que je me sente bien, mais ce n'était pas suffisant. Si j'étais venu à la Nouvelle-Orléans de prime abord, ce n'était certainement pas afin de rester enfermé et isolé de tous. Je comprenais pourquoi il devait en être ainsi. En l'instant d'une seule journée, j'étais devenue la louve la plus recherchée des États-Unis. Et j'exagérais à peine en disant cela. Les sorcières me menaçaient en faisant de moi l'objet de leur chantage contre les Mikaelson, menaçant à la moindre occasion de me tuer et d'emporter mon enfant avec moi dans la mort. Les vampires avaient banni les loups dans la ville sous peine de mort si un d'entre eux était aperçu dans les rues. Il devait y avoir uniquement les humains qui n'avaient rien contre moi. Mais c'était bien uniquement parce que la plupart d'entre eux ignoraient la présence d'être surnaturel à travers eux. Ils étaient victimes de la dictature qui régnait ici, tout comme moi. Cela faisait trop longtemps que je n'avais pas vu le monde et j'avais décidé d'aller me promener. Je n'étais cependant pas inconsciente, je devais être plus que prudente. J'avais donc enfilé une veste noire et j'avais mis une casquette afin de voiler mon visage le plus possible. De jour, c'était tout de même moins dangereux pour moi contrairement à la nuit. Je ne devrais pas croiser trop de vampires ainsi. Je filais donc en douce, faisant en sorte qu'aucun des Mikaelson ne me voit en train de m'éclipser. Niklaus serait capable de m'attacher afin de s'assurer que je ne m'échappe plus. Et je n'en avais pas vraiment envie à dire vrai…

C'est donc incognito que je quittais la plantation pour aller me promener. Il était tôt le matin, me disant que plus il était de bonne heure et moins j'avais de risque de croiser quelqu'un d'inopportun. C'est en marchant dans les rues de la Nouvelle-Orléans que mon attention se porta sur un bar était déjà ouvert malgré l'heure matinale de la journée. Pourquoi pas ! Je ne pouvais pas vraiment boire d'alcool, mais peut-être y trouverais-je tout de même mon compte. Je poussais donc la lourde porte pour entrer dans la bâtisse. Je ne m'étais pas trompé sur ce point, il n’y avait pratiquement personne. Seuls certains habitués étaient assis au comptoir, une bière déjà à la main. Je ne m'ennuyais pas encore de pouvoir boire de l'alcool, même si parfois il m'en prenait l'envie. J'allais m'asseoir un peu plus loin afin de rester discrète le plus possible. Je regardais l'activité, ou le manque d'activité, des personnes présentent dans le bar. Un homme à l'allure plutôt ronchonne se trouvait derrière le comptoir. Visiblement, il n'était pas content de se retrouver là. J'imagine qu'il devait attendre un employer et ce dernier devait vraisemblablement être en retard vu la mine renfrognée de l'homme. Il était tellement concentré à s'affairer derrière le bar, qu'il ne m'avait même pas remarqué. Pas que cela me dérangeait outre mesure. Je n'avais pas vraiment soif pour le moment. Juste le fait de pouvoir me retrouver dans un autre endroit que la plantation me faisait le plus grand bien. Je pris le journal local qui était posé sur la table d'à côté et commençais à le lire.

J'étais plongé dans la contemplation d'une photo, m'amusant à deviner de quelle race étaient les personnes qui s'y trouvaient, lorsque j'entendis une exclamation. "C'est quoi ça ?!" Je relevais la tête de ma lecture pour voir ce qui se passait. Une jeune femme avec un bébé dans les bras se retrouvait devant l'homme que j'avais précédemment catalogué comme étant le propriétaire. Je fronçais les sourcils devant la scène qui se déroulait devant mes yeux. Et visiblement, j'étais la seule qui semblait s'indigner de ce que j'entendais, car les habitués du bar n'en faisaient aucun cas. Préférant ignorer l'injustice qui était en train de se passer. Je n'avais jamais été du genre à rester les bras croisés et ce n'était certainement pas aujourd'hui que j'allais commencer. Si les hommes n'étaient pas capables de réagir, je me ferais un plaisir de le faire ! Je me levais afin d'intervenir alors que l'homme tournait déjà les talons pour changer de pièce. Je n'avais rien manqué de la scène, avec mon ouïe de louve j'avais entendu toutes les discussions comme si j'avais été à côté d'eux. Il menaçait son employé de la mettre à la porte uniquement parce qu'elle s'était présentée avec son enfant. Pourtant elle l'avait dit : elle n'avait pas eu le choix. Cela n'avait cependant eu aucun impact sur le goujat qui s'était contenté de lui rappeler qu'elle n'était pas irremplaçable. Je fermais les poings à m'en blanchir les jointures. Était-ce le sort réservé à toutes les femmes ayant un bébé ? Est-ce que c'était écrit dans le ciel que de mettre au monde un enfant devait se faire dans le sacrifice ? Peut-être était-ce à cause de ma propre grossesse que cette histoire me prenant tant à cœur, d'autant plus que je ne l'avais pas facile, mais je me refusais tout simplement que cet homme sans cœur détruise une vie et même peut-être deux uniquement parce qu'il n'avait aucun sentiment. J'enlevais ma casquette et me dirigeais vers la jeune femme d'une démarche assurée. J'étais sur le point de faire la bonne action de la journée.

-Je peux la garder avec moi pendant votre service. Offris-je d'une voix douce et sincère.

Je plongeais mes yeux dans le regard de la jeune femme et lui fit un petit sourire qui se voulait rassurant.

-Entre femmes, il faut se soutenir.

Je baissais les yeux vers la petite puce qu'elle tenait dans ses bras et eu la larme à l'œil bien malgré moi. Je clignais des paupières à quelques reprises afin de chasser les larmes rebelles et permettre d'assécher mes yeux. Sa petite était tellement jolie ! Je ne savais pas encore si j'allais avoir une petite fille ou un petit garçon ni même si j'allais avoir la chance se tenir mon bébé dans mes bras comme elle le faisait en ce moment même. Je l'enviais d'un certain sens… et si son seul problème était son patron égoïste, il me ferait un grand plaisir de lui venir en aide et de lui permettre d'avoir l'esprit tranquille.


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Posté le 13/03/16, 11:33 pm


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Elle aurait probablement fondu en larmes, si elle ne demeurait point aussi fière, et orgueilleuse. Elle aurait probablement supplié son patron de lui donner une autre chance, s'il n'avait eu de cesse d'être odieux avec elle. Alexis se doutait qu'elle ne pourrait travailler ici éternellement, et ce n'était pas tant cet endroit qui allait lui manquer, mais son salaire. Cela faisait des mois, qu'elles avaient du mal à joindre les deux bouts, et sans emploi, elle se doutait que les choses seraient d'autant plus critiques. Son regard se figea un instant sur l'assistante, qui semblait l'ignorer royalement ; tant mieux. Pour chacun, ce qui venait de se produire semblait des plus normales, et nulles semblaient se préoccuper du sort de la jeune femme. Peut-être auraient-ils réagi de la même manière, face à ce petit bout qu'elle tenait dans les bras ? Ou peut-être n'avaient-ils tout simplement point de cœur, ou qu'ils étaient simplement blasés de la vie. Après tout, ils n'arriveraient point à changer le monde, et par conséquent ils avaient cessé de se battre depuis longtemps. Ce n'était que des hommes. Des hommes passifs, brisés, se fichant de leur entourage, et enfermé dans leur éternel égoïsme, nombrilisme. Elle en avait d'ailleurs eu la preuve avec le père de son enfant. Un père, qui s'en était allé du jour en lendemain, sans lui laisser aucune nouvelle, et sans en demander de sa propre fille. Il n'était visiblement pas prêt à être père. Il n'était pas prêt, mais père, il l'était. Sauf, qu'il était un père de merde. Dans un sens, quitter cet endroit ne demeurait pas une si mauvaise chose pour elle. Elle allait certes devoir galérer lors des mois à venir, mais elle finirait par trouver un boulot où son patron la traiterait avec respect. Du moins, Alexis tentait de s'en convaincre.

Enfin prête à sortir de cet établissement miteux et sans nul charme, la jeune femme fut rapidement stoppée par cette averse qui avait décidé de tomber à ce moment précis ; magnifique timing. Pourquoi tant de haine ? Ne put-elle s'empêcher de penser. Alexis s'assit rageusement sur l'une des chaises du comptoir, contrainte de devoir rester ici plus longtemps que prévu. Son regard se posa un instant sur Lilie, qui à présent, dormait paisiblement. Une larme tomba in extremis le long de sa joue, sans qu'elle n'ait pu la rattraper. Ridicule pour ridicule, la brune n'avait maintenant plus grand chose à perdre, après tout. Je suis tellement désolée, Lilie. Je suis tellement désolée, d'échouer. Mais ne m'en veux pas, je t'en supplie. Tu sais, dans le fond, il n'y a pas de mauvais ni de bons parents, mais des humains. Des humains, qui font de leur mieux. Alexis essuya ses larmes d'un revers de manche, espérant que personne ne l'ait vu. Mais à peine eut-elle le temps de se redonner une contenance, que l'on venait de lui adresser la parole. Son regard se porta sur cette jolie brune, aux yeux noisettes. Elle était belle. Elle possédait un doux visage, qui saurait mettre en confiance le plus méfiant des hommes. Cependant, Alexis resta quelque peu interdite, face à sa proposition. Avait-elle vu la scène, et la façon minable dont elle s'était faite jeter ? Sans qu'elle ne puisse le contrôler, le rouge lui monta aux joues. Décidément, Alexis avait le chic pour rendre les situations plus désastreuses qu'elles ne l'étaient déjà. Essayant tant bien que mal de se redonner un semblant de crédit, la brune se leva de sa chaise, son bébé dans les bras. Sa main gauche passa derrière sa nuque, avec nervosité, ayant beaucoup de mal à contrôler cet embarras persistant.

« C'est très gentil de ta part, mais je n'ai vraiment pas envie de te déranger. »En effet, mais elle devait tout de même avouer à son amour propre, que cela l'arrangerait bien. De plus, Alexis ne se voyait pas réellement faire confiance à une inconnue. Mais ce fut à cette réflexion, qu'elle remarqua son regard. Ce regard, qu'elle lançait à sa fille. Une lueur de sincérité. Une lueur de bonté, qui fit soudainement s'écrouler tous les doutes de la jeune femme à son égard. L'on disait que le regard demeurait le miroir de l'homme, et malgré ses recherches, elle n'avait point su capter la moindre parcelle de vice dans le sien. Ces yeux, presque ampli de larmes, tout comme elle plus tôt, ne la laissèrent nullement de marbre. Mais pourtant, elle n'eut point le cœur de lancer ne serait-ce qu'un seul commentaire sur cela. Connaissait-elle cette situation d'urgence ? L'avait-elle vécu elle-même ? Alexis se doutait bien que cette soudaine empathie, devait probablement venir de quelque-part. L'on sentait, qu'elle avait réellement envie de l'aider, que cela lui tenait à cœur. D'ailleurs, face à tous ces hommes, seule elle, avait trouvé le courage de venir la voir. Ce fut donc pour cela, qu'Alexis se décida à ne point réfléchir davantage. Il n'y avait aucune raison pour qu'elle refuse son aide, d'autant plus qu'elle était sur le point de lui sauver la vie. La jeune femme détacha légèrement sa fille de sa poche kangourou, essayant tant bien que mal de ne pas la réveiller, ce qui fut de toute évidence, un échec complet. Mais elle ne pleura pas pour autant, et la gratifia d'un magnifique sourire. « Je te présente Lilie, c'est une petite crapule. » Lâcha-t-elle, ne pouvant s'empêcher de pouffer de rire à ces derniers mots. Elle finit par lui tendre la petite, qui à son plus grand étonnement, était loin d'être craintive. Alexis ne la lâcha qu'une fois sûre, que sa comparse la tenait fermement. La main de Lilie agrippa légèrement les cheveux de la jeune femme, avec amusement ; elle l'avait déjà adopté.

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Hayley Marshall
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Posté le 14/03/16, 04:48 am


   
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J
'avais bien remarqué une larme couler le long de la joue de la belle maman qui se trouvait devant moi avant que je ne lui adresse la parole. Elle avait essuyé sa joue d'un geste rapide, voulant probablement éviter que quelqu'un ne voie son moment de faiblesse. C'est pourquoi je n'avais émis aucun commentaire à cet effet. Je comprenais très bien ce que cela faisait de se faire voir dans un moment de désespoir et que notre orgueil mal placé nous fait espérer qu'il n'y avait aucun témoin de cette scène. Je n'étais pas là pour la juger et bien loin l'idée était pour moi de le faire. Au contraire, j'avais de la compassion pour elle et j'avais même jeté un regard circulaire afin de voir si quelqu'un d'autre que moi avait aperçu cette petite larme traitresse quitter ses yeux. Mais les hommes présents étaient tous bien trop occuper à boire leurs émotions pour remarquer ou même ressentir quoi que ce soit autres que leur propre désespoir auquel il ne trouvait pas d'autre solution que l'alcool. C'était tant mieux pour la jeune femme. Elle n'aurait pas mérité qu'un de ses crétins fasse un commentaire désobligeant d'une quelconque nature après l'humiliation qu'elle venait de subir.

Je lui avais ensuite adressé la parole, afin de lui proposer mon aide. Ce qu'elle s'empressa de refuser aux premiers abords. Pour ça aussi, je ne pouvais pas lui en vouloir. Quelle mère digne de ce nom voudrait laisser la garde de son petit trésor, la chair de sa chair entre les mains d'une parfaite inconnue. Elle n'avait pas la certitude que mes intentions étaient bonnes et sincères. C'était la première fois que nous nous rencontrions de toute notre vie et elle devait avoir le bénéfice du doute. Après tout, j'aurais très bien pu être une voleuse d'enfants profitant de l'occasion afin de me rapprocher un peu trop près du bambin. Ou un autre monstre quelconque avec des intentions très peu louables. J'aurais même probablement eu une réaction semblable à la sienne en situation inverse. Même qu'au contraire, j'aurais peut-être été pire qu'elle. Je m'étais souvent fait dire que j'avais un instinct maternel très développé. Même si je savais que cette description de moi venait du faire que j'étais une femme très protectrice qui n'hésite pas à montrer les crocs lorsqu'il est nécessaire et à défendre les gens qui me sont chers. Néanmoins, je n'avais aucune difficulté à m'imaginer dans une situation semblable. Je n'aurais probablement pas eu autant de patience que la jolie serveuse et serait partie en envoyant promener le propriétaire sans cœur. Je lui fis un sourire doux qui ce voulait rassurant avant de reprendre parole.

-Je viens d'arriver de toute façon. Dis-je sur un ton de désinvolture feint. Je vous assure que cela ne me dérangeait pas. Si cela avait été le cas, je ne vous aurais pas fait une telle proposition.

Puis mon regard s'était posé sur la petite fille qui se trouvait endormie tout contre sa mère. Je n'avais pas pu empêcher un flot d'émotion de me prendre de plein fouet. Je venais tout juste d'apprendre que j'étais enceinte et cette scène me bouleversait plus que je ne l'aurais voulu. Je n'avais tout simplement aucune idée de la façon dont se passerait ma grossesse et encore moi si j'allais survivre à mon accouchement. Allais-je avoir la chance de tenir mon bébé dans mes bras comme cette charmante maman était en train de le faire ? Où allais-je perdre cette possibilité avant même que tout cela devienne possible ? C'était troublant et désarmant. Une sensation que je détestais ressentir au fond de ma poitrine. Comme si cette simple pensée me poignardait directement à l'âme. Mais en regardant ce petit trésor, je ressentais une infinie bienveillance à son égard. Je ne savais pas encore si elle allait me confier sa progéniture, mais il était certain que je n'allais laisser personne de mal intentionné sans approcher facilement. L'expression "devoir me passer sur le corps" allait prendre tout son sens si cela venait à se produire. Je me sentais déjà suffisamment protectrice en ce moment. Il était plutôt inutile d'en rajouter.

Lorsque je relevais les yeux vers elle, je ne sus pas dire exactement ce qui l'avait fait changer d'idée, mais j'avais la certitude qu'elle me faisait soudainement confiance. Détachant sa poche kangourou avec une délicatesse incroyable, l'enfant fut néanmoins réveillé. Mais au lieu de se mettre à pleurer comme l'auraient fait la plupart des bébés qui se font réveiller alors qu'il dormait paisiblement, la petite puce nous gratifia d'un grand sourire satisfait. Je ne pus m'empêcher de sourire à mon tour en hochant la tête. Comment une si petite créature pouvait tous nous mettre de si bonne humeur ? C'était presque impossible tout le pouvoir qu'elle détenait sans même le savoir.

-Lilie, mais quel joli prénom ! m’exclamais-je avec joie.

Je ne savais pas encore comment j'allais appeler mon enfant. Bon, faut dire que je ne savais pas non plus si j'allais avoir un petit garçon ou une petite fille. Mais je n'avais tout de même pas la moindre idée. De plus, je me voyais bien mal aborder le sujet avec Niklaus. Je pourrais toujours feuilleter des livres de prénom afin de trouver l'inspiration qui irait parfaitement au bébé inattendu que j'allais avoir. Au fond de moi, je savais que je n'osais pas encore le baptiser mentalement afin de ne pas être déçu. S'il n'avait pas de prénom, c'était un peu comme s'il n'existait pas encore. Cela me permettrait de faire mon deuil plus facilement si jamais il arrivait malheur. Avec tous les événements qui se produisaient, je ne pouvais malheureusement pas passer à côté de cette effrayante éventualité…

Elle me tendit alors son petit trésor que je prenais avec précaution dans mes bras. C'était la première fois que je tenais un être aussi minuscule tout contre moi. N'ayant pas de famille ou même d'enfant dans mon entourage proche, je n'avais jamais eu cette occasion. C'était plutôt inespéré comme situation ce matin, mais cela ne me déplaisait pas. Je la regardais t'attraper les cheveux avec un réel amusement peint sur son visage et ne put faire autrement que de rigoler à mon tour. Les sentiments d'un bébé sont si purs. Vierge de toute crainte ou désillusion apportées par la vie, leurs émotions sont sincères et véridiques. Il n'y a pas de demi-mesure avec un enfant qui ne connaît pas encore le malheur. C'était tellement beau à voir que je me retrouvais une nouvelle fois avec les yeux un peu trop humides à mon goût.

-Ne craint rien, je vais prendre grand soin d'elle. Dis-je avec conviction. Je serais assise à la banquette s'il y a quoi que ce soit. Tu pourras toujours garder un œil sur elle.

Je berçais alors la petite dans mes bras, me disant que je ne pourrais jamais me lasser de cette sensation de bien-être qu'elle emportait avec elle…

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Posté le 19/03/16, 06:19 pm


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Elle ne lisait aucune crainte, dans les yeux de Lilie ; aucune. Cette crainte qu'elle avait pourtant pour habitude d'avoir, lorsqu'elle ne connaissait nullement les personnes. L'on disait souvent, que certaines vérités sortaient de la bouche des enfants. Que la réaction d'un petit être, face à l'adulte, demeurait déterminante pour réellement cerner une personne, de comprendre ses vices. Il semblerait que la jeune femme n'en possédait aucun. Mais cependant, Alexis ne pouvait dissimuler cette gêne grandissante qui émanait en elle. La jeune femme avait toujours eu pour habitude de se débrouiller toute seule, dû à son extrême fierté mal placée. Par conséquent, accepter l'aide de quelqu'un, qui plus est une inconnue, demeurait quelque chose de nouveau pour elle. Mais comme le disait le dicton : il n'y avait que les imbéciles, qui ne changeaient jamais d'avis.
Alexis ne put s'empêcher de pouffer de rire, à la vue de sa fille, visiblement très intriguée par la casquette de sa bienfaitrice. D'ailleurs, son accoutrement actuel était loin d'être des plus conventionnels. L'on aurait dit qu'elle essayait de se cacher, ou pire, de fuir quelqu'un. Mais la jeune femme ne se risqua point à lui poser ne serait-ce qu'une seule question, jugeant que cela ne la regardait en aucun cas. Nous avions tous le droit à notre jardin secret, certains demeurants bien plus sombres que d'autres. Dans tous les cas, ses vêtements ne ternissaient en rien le charme naturel de sa comparse, et elle ne put s'empêcher de s'avouer, qu'elle demeurait d'une très grande beauté. Il ne s'agissait guère d'une beauté trompeuse, artificielle, mais d'une pureté à couper le souffle. Jetant un nouveau regard sur son enfant, afin de se rassurer, Alexis finit par enfin se décider à les laisser, souriant, face aux paroles de la brune.

« Si elle te fait des misères, n'hésite surtout pas à m'appeler. Bien qu'elle semble déjà t'avoir adopté. » Se contenta-t-elle de répondre, un sourire illuminant son visage, pourtant si sombre il y avait de cela quelques minutes. C'était vrai. C'était vrai, et c'était à peine si elle existait à présent ; elle pouvait partir travailler le cœur léger, grâce à elle. Un dernier bisou sur le front de sa fille, et elle rejoignit son poste, la mort dans l'âme. « Merci encore. » Lâcha-t-elle, une dernière fois.
Les deux heures passèrent à une vitesse folle, malgré que son patron lui ait encore donné du fil à retordre. C'était un connard, c'était une évidence. Une évidence, mais elle faisait avec. Pendant tout ce temps, elle n'avait eu de cesse de jeter de légers coups d’œil sur Lilie, ainsi que sur sa baby-sitter improvisée. Les choses semblaient se passer à merveille, mais comme elle n'entendait rien de là où elle demeurait, cela n'était que de simples suppositions. Tout ce qu'Alexis espérait en ce moment, était que Lilie ne l'avait point totalement dégoûté des enfants. En regardant la jeune femme, elle ne put s'empêcher de se questionner. Avait-elle déjà un bébé ? Cette aisance qu'elle percevait chez-elle ne trompait personne. Cet instinct maternel qu'elle avait tout de suite eu avec Lilie, ne demeurait sûrement pas le fruit du hasard. Mais Alexis se doutait que la questionner à ce sujet, serait sûrement des plus inconvenants. Après tout, ce n'était pas comme si elles étaient amies, et par conséquent, sa vie privée ne la concernait pas. Elle se contenterait simplement d'accueillir ce pur geste d'altruisme comme il se devait, en la remerciant comme elle le pouvait. Une fois son service bel et bien terminé, Alexis les rejoignit, espérant ne point avoir abusé de sa patience.

« Ça a été ? Elle n'a pas trop usé de son charme pour te faire plier ? » S'enquit-elle, ayant beaucoup de mal à dissimuler cette gêne, qui visiblement, semblait lui coller à la peau. Alexis s'empara doucement de sa fille, qui la gratifia d'une attendrissante grimace. « Hey oh ! Dis-le si tu en as déjà marre de moi. » Affirma-t-elle, sur le ton de l'humour, ce que la petite perçut instantanément, étant donné ce sourire qui s'était dessiné sur ses magnifiques petites lèvres. Dans tous les cas, la petite semblait des plus épanouies, et semblait avoir passé un bon moment avec cette jeune femme, dont elle ne connaissait même pas encore le prénom. L'on pourrait presque croire qu'elle demeurait un ange tombé du ciel, tombé au moment opportun. Son océan se posa cette fois sur le visage de cette inconnue. « Sincèrement, je ne sais vraiment pas comment te remercier, tu viens littéralement de me sauver la vie. » De leur sauver la vie. Sa reconnaissance était immense, et elle ignorait comment elle allait bien pouvoir faire pour lui rendre la pareille. « Cela te dirait de quitter cet endroit miteux ? » S'enquit-elle soudainement. Alexis se doutait qu'elle devait en avoir sérieusement marre d'être dans cet endroit, d'autant plus qu'elle y était restée plus de deux heures, sans rien faire. Alexis aurait pu tout simplement s'en aller, sans demander son reste, mais elle ne put s'y résoudre. D'autant plus, qu'un certain mystère drapait cette jeune femme, et puis, les visages amicaux se faisaient tellement rares, qu'il demeurait hors de question de laisser passer cette chance. Alexis ignorait si elle allait accepter, mais elle se risqua à ajouter. « Je n'habite pas très loin. Ton investigation secrète, plus très secrète, ne sera pas mise en danger, je te le promets. » Dit-elle, de sa habituel ton espiègle. Alexis avait une nouvelle fois manqué une belle occasion de fermer sa grande bouche. Occasion qu'elle manquait très souvent, ces temps-ci. Mais cette fois, ce n'était pas complètement de sa faute. Pas complètement, car il demeurait rare de rencontrer des personnes déguisées en ninja, au sein de la Nouvelle-Orléans. Et le pire dans tout cela...était qu'elle se trouvait à mourir de rire. Au nom du ciel, achevez-moi.
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Hayley Marshall
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Posté le 25/03/16, 07:41 pm


   
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J
e lui jetais un regard chaud et rassurant lorsqu'elle me dit de l'appeler s'il y avait quoi que ce soit. Je hochais positivement la tête afin de lui faire comprendre que je lui ferais signe en cas de doute, mais sa petite semblait si bonasse, que je ne m'en faisais pas un seul instant.

-Oui, je te promets que je vais te faire signe s'il y a quoi que ce soit. Dis-je d'une voix calme et apaisante. De toute façon, je ne serais pas bien loin.

J'avais la toute petite fille dans mes bras alors que sa mère allait prendre son poste derrière le bar. Cela me faisait tout bizarre de tenir cet enfant qui n'était pas le mien dans mes bras. Ce tout petit être si fragile, mais dont le regard était déjà tellement intelligent. Je la contemplais alors que je prenais place à une banquette. Elle serrait ses toutes petites mains autour de mes doigts. Elle était tellement mignonne ! Cependant, je ne savais pas comment agir avec elle, même si vraisemblablement je ne devais pas être si mauvaise aux vues de ses réactions alors qu'elle me regardait de ses grands yeux brillants. Dire que dans huit mois, ce sera à mon tour de tenir mon propre bébé dans mes bras. C'était tellement étrange comme sensation que je ne saurais pas expliquer exactement ce que je ressentais. C'était tellement de responsabilités de veiller sur un petit être si minuscule et si vulnérable. Dans un monde rempli de prédateurs, c'était presque étouffant rien qu'à l'idée de devoir la protéger contre tous ces dangers. Et cela m'angoissait encore plus alors que je savais pertinemment que nos ennemis étaient nombreux et qu'ils voudraient du mal à mon enfant. C'était déjà le cas et il n'était même pas encore né… je n'osais pas imaginer ce que cela serait lorsqu'il serait venu au monde… Mais ce n'était pas le moment de penser à ça. Je devais me concentrer sur la tâche que j'avais à faire et tenir occupé ce petit ange qui me faisait mille et une façons avec ses grands cils noirs qui battaient et ses sourires à croquer. Est-ce que tous les enfants étaient tous aussi mignons qu'elle ?

-Oh toi ! Dis-moi, est-ce que tes parents sont aussi sages que toi ? demandais-je à la petite en un murmure sans attendre de réponse. Car si mon enfant doit ressembler à ses parents… je crois que la maternité va être difficile…

Les deux heures passèrent à une vitesse affolante alors que le petit trésor et moi succédâmes les échanges de mimiques aussi rigolotes les unes que les autres afin de la faire sourire. Ce qui fonctionnait à merveille. Je ne portais plus vraiment attention à ce qui se passait autour de moi. Comme si elle me soulageait d'un poids qui m'écrasait les épaules. Cela me faisait du bien de me retrouver en présence d'une petite beauté sans malice et sans arrière pensée. La maman revient vers moi après son quart de travail, même si je savais qu'en réalité elle avait gardé un œil sur moi tout au long des heures passées. Je tournais la tête vers elle en lui souriant face à sa question.

-Oh, mais elle m'a vaincue à plate couture. Je n'ai absolument pas été en mesure de résister à son charme. C'est qu'elle en a à revendre la petite !

La reprit sa petite dans ces bras alors que cette dernière se mis à grimacer. Je ne pu m'empêcher de rigoler en entendant la jolie maman demander à sa petite sur le ton de l'humour si cette dernière était déjà tannée de la voir. C'était tout à fait attendrissant comme scène. Ce qui me porta à me demander si j'allais aussi avoir une aussi grande complicité avec mon enfant à naître. J'espérais bien que oui… Je lui fis un signe de main voulant dire de laisser tomber les remerciements lorsqu'elle dit qu'elle ne savait pas comment elle pouvait me remercier.

-Ne t'en fais pas, ça m'a fait plaisir de t'aider.

C'est alors qu'elle me demanda si je désirais quitter cet endroit miteux. Je comprenais très bien que pour elle ce n'était pas la plus belle place du monde était donné que son patron était un gros imbécile bourru et qu'elle devait y rester afin d'amasser un peu d'argent afin de vivre. C'était évident bien que je ne la connaissais pas. Pour ma part, c'était toute autre chose. Même si ce n'était pas mon bar favori, il avait au moins le mérite d'être tranquille et loin des regards indiscrets. Ce qui me permettait tout du moins de passer inaperçu. Enfin, presque inaperçu étant donné que la jeune femme semblait s'être rendu compte que je cachais quelque chose. Car elle me le fit savoir assez rapidement en me disant que mon "investigation secrète" passerait sans que personne ne s'en rende compte et qu'elle ne serait pas compromise. Si seulement elle savait… Je baissais la tête mal à l'aise. Je savais que je n'étais pas très subtile avec mon coton ouaté et ma casquette, mais après tout je n'étais pas la seule à porter ce genre de vêtement ! … Non ? Néanmoins, je savais que je n'avais pas à avoir peur d'elle. Après tout, elle m'avait laissé la garde de son enfant pendant deux heures alors qu'elle ne me connaissait même pas. Comment je pourrais avoir peur pour moi ? Malgré la situation. Je relevais la tête pour la regarder avant de faire un signe de tête entendu.

-Oui, pourquoi pas. Dis-je en lui souriant. Si tu habites tout près, on peut bien y aller.

Je ne voulais pas trop m'éloigner, puisque je ne connaissais pas beaucoup la Nouvelle-Orléans, je ne voulais pas me perdre et me retrouver dans l'embarras. Bien que je pourrais appeler Elijah ou même Rebekah en cas de problème. Mais je préférais éviter. Afin de ne pas me faire rabâcher les oreilles comme quoi j'étais dépendante d'eux. Je replaçais ma casquette sur ma tête en baissant la palette le plus possible afin de voiler partiellement mon visage.

-On y va?

WILDBIRD
 

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love the way it hurts
I can't tell you what it really is I can only tell you what it feels like And right now there's a steel knife in my windpipe I can't breathe but I still fight As long as the wrong feels right honey
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